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Fig. 107.
La récurrence (fig. 107) est composée de cinq éléments dont deux sont répétés Tun deux fois, l'autre trois fois.
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Fig. 108.
La récurrence fig. 108 est de trois éléments, Tun d'eux étant répété trois fois.
La récurrence fig. 109 est composée de quatre éléments; elle peut être considérée comme dérivée d'une récurrence de
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Fig. 109. •
trois éléments dont Tun serait répété deux fois, et qui serait coupée dans les intervalles par la répétition d'un quatrième motif.
En combinant deux à deux et par intercalation deux espèces d'arrangements (répétition et alternance, alternance et récurrence, etc.), on obtiendrait une grande variété de rangées ; ainsi, par exemple, la combinaison d'une alternance bd bd bd bd... et d'une période cea cea cea... donne la rangée ;fig. no).
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Fig. 110.
La combinaison d'une alternance de deux motifs avec une répétition d'un groupe de trois motifs donne la figure 1 1 1 .
Fig. III.
Nous nous en tiendrons à ces seuls exemples qui sont fort multipliés dans la décoration enluminée des Orientaux.
i3i . L'inévitable idée de nombre a une importance variable et relative à l'espèce de l'arrangement. Dans la répétition sim* pie et uniforme^ le nombre est illimité, c'est-à-dire non apparent. Dans l'alternance, il faut distinguer la parité ou l'imparité, mais seulement quand la série est assez limitée pour être perçue d'ensemble ; une alternance pour être finie et correcte comporte un nombre impair d'éléments : c'est alors une disposition finie qui rentre dans la seconde classe des dispositions;
L'ORDRE ET LA DISPOSITION. aiS
mais si la série est prolongée suffisamment pour qu'il ne vienne nullement à Tesprit l'idée de compter les éléments (à moins que ce ne soit d'une manière accessoire, détournée et seulement comme renseignement mnémonique ou descriptif), l'idée de nombre y est nulle et comme non avenue. Dans l'intercalence, si le groupe d'xin seul élément et le plus important était composé d'un nombre un peu grand, le motif intercalaire deviendrait insuffisant ; on le répéterait alors et la disposition serait ramenée à une alternance de groupes. Donc encore ici l'idée de nombre est secondaire, et l'idée essentielle qui intervient dans ce cas est celle de mesure ou de quantité ; le nombre , bien loin d'être un principe actif et direct d'harmonie , est au contraire entièrement subordonné aux condilions esthétiques de cette harmonie. Dans la répétition périodique, il y a nécessité de maintenir la période entière, à moins d'un nombre considérable de périodes, la suite ou rangée devenant alors indéfinie. Dans la récurrence, qui est une disposition relativement compliquée^ la nécessité de maintenir la symétrie, c'est-à-dire un nombre limité de motifs, est encore plus rigoureuse ; c'est dans cette disposition qu'interviennent expressément les idées de nombre, de symétrie, d'échelle, de grandeur, de quantité, et esthétiquement les idées de relief et de couleur, dont les'particularités diverses accusent, au gré de l'artiste, les différents accents de la disposition totale.