min
tions patrimoniales pendant l'enfance, pendant les années passées aux tribus de bambins, chérubins et séraphins. Elles peuvent employer ce pécule d'agios , à des frais de luxe collectif et non individuel. On le permet, parce que c'est semer pour recueillir. Il sera reconnu que ce goût des parures , si nuisible en civilisation , devient germe d'émulation industrielle dans les Séries , quand il est exercé collectivement , pour parer l'escadron entier , féminin et masculin. En conséquence, les plus riches sectaires des Petites Bandes, ceux qui ont des capitaux actionnaires , pourront faire verser au trésor de la chevalerie, les agios accumulés pendant l'enfance, où on gagne toujours plus qu'on ne dépense.
Les noms corporatifs ayant été, pour lesPetites Hordes, empruntés du genre poissard, seront pour les Petites Bandes empruntés du romantique, où nous puiserons, en contrastes génériques ,
P. H. l'Argot, les magnanimes Argoliers et Argotières:
P. B. la Chevalerie, les nobles Chevalières et Chevaliers.
En contrastes spéciaux , nous avons de même opposé les Corybantes et Corybants, comme Flamines de la Chevalerie , aux Coeres et Coëresses qui sont Druides ou Bonzes de l'Argot.
En alliés voyageurs, on opposera aux Grandes Hordes d'Aventuriers les Grandes Bandes de Chevalerie Errante ou autre nom, comme serait troubadoures et troubadours que je réserve pour un emploi exposé en 4e. Notice.
Il reste à indiquer trois noms romantiques en opposition aux noms de sacripans , chenapans et garnements. J'en laisse le choix aux amateurs du romantique. Ils pourront
adapter exactement ces noms quand ils connaîtront les fonctions. Il a fallu donner ce premier chapitre au matériel , qui sans doute n'aura pas l'avantage de plaire à nos doctes instituteurs. Us ne manqueront pas de s'écrier :
« Que de parades et de parures ! qu'est-il besoin de
• ces cohortes si pimpantes, si pomponnées? ce n'est » pas cela qui fait croître le blé. Ne vaudrait-il pas mieux
• donner aux enfants une éducation philosophique , les
• former selon les saines doctrines et les torrents de lu- » mière perfectibilisante? »
Ainsi raisonnera un ami des raves et des saines doctrines , qui , avec leur étalage de balance , contre-poids, garantie, équilibre, n'aboutissent qu'à former l'enfance des deux sexes à toutes les sortes de fausseté ; qu'à rendre l'homme civilisé , faux en affaires d'intérêt ; la femme , fausse en fidélité conjugale; et l'enfant, faux en toutes relations avec ses supérieurs.
Bref, les saines doctrines et leurs auteurs n'arrivent qu'à l'opposé de leur but : les savants ne nous donnent , au lieu des biens qu'ils ont rêvés , que les neuf fléaux lymbiques (III, 506). C'est donc à eux d'aller à l'école en affaires à' équilibre social, et d'attendre (jusqu'à la 8e. section ) le résultat des moyens exposés. Tout à l'heure ils ne voulaient pas admettre les penchants immondes comme ressort d'équilibre social parmi l'enfance ; maintenant ils ne voudront pas du goût de la parure : quels ressorts veulent-ils donc employer? Leurs constitutions, leurs billevesées de droits de l'homme et de mépris des richesses !
L'enfance harmonienne va arriver , par le goût de fa parure, aux vertus philosophiques de fraternité et
i 74 ASSOCIATION COMPOSÉE.
d'égalité. Si les Petites Bandes sont bien chamarrées , c'est à leurs frais , et non aux frais d'autrui. Chez nous , la Bile d'un homme opulent se pomponne aux dépens de mille cultivateurs que son père a dépouillés ou pressurés; mais en Harmonie , elle se pare du produit de ses bénéfices industriels ; et quant a ses économies, ses agios accumulés par bonne gestion , si elle en distrait une moitié , c'est pour parer toutes ses compagnes, Teur faire partager son bien être. N'est-ce pas se montrer ennemi des vertus sociales, que do critiquer dès Coutumes si honorables, avant de savoir à quel but elles pourront conduire?