‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 126 sur 163 · LITRE IT. SECTION VIU · texte numérisé non relu

LITRE IT. SECTION VIU

une fiUe de 125 à 130 ans, qui sont déjà enrichis ; il donne de fortes parts aux septièmes et sixièmes descendante, selon leur mérite et selon ses préférences. En léguant tout à sa première génération» il exciterait les six infe* rieores à désirer la mort de la première. Son testassent contient donc pour la lignée directe une série d'environ iâO legs auxquels il affecte moitié de sa fortune. Les deux autres quarts sont de même subdivisés entre une centaine d'adoptifs continuateurs , et une centaine d'amis et collatéraux, y compris ses épouses.

Sur une planète comme la nôtre, oû^la vie est trèscourte (elle l'est dans tous les modes en 1^^^. phases de subversion), le testateur peut d'autant moins léguer aux 2». et 3®. générations , que d'ordinaire il ne voit pas la Z^.j et qu'elle est d'ailleurs trop jeune pour qu'on puisse lui rien confier. Mais en Harmonie, où la jeunesse ne peut être victime d'aucune fourberie, on lui fait des legs comnoe aux générations supérieures. On va voir que sans cette coutume d'hoiries disséminées , le ralliement ascendant , d'inférieur à supérieur, ne serait pas possible ; on n'amènerait pas les enfants de tous degrés â souhaiter la longévité des aïeux.

L'héritage d'Ithuriel distribué, comme on l'a vu, se répartira indirectement sur la Phalange entière, car il a légué à plus de 300 personnes [y compris les parcelles que recueilleront les amis et les adoptifs], dont chacune peut bien avoir dans la Phalange môme , soit en consanguins, soit en adoptifs, « cinq à six » héritiers autres que les 300 mentionnés au susdit testament. Au moyen de ce ricochet, la succession d'Ithuriel se répartit avec le temps sur la Phalange entière, estimée de 15 à 1800 personnes, dont 300 ont hérité directement, et 1500

454 ASSOCIATION CGKPOSfe.

hériteront indirectemert au décès des 300 hoirs tita-

Et lors même qae le 1/8, au nombre de 202, serait excepté de cette participation , l'hoirie serait toujours distribuée unitairement, puis qu'elle s'étendrait aux7/8®*. , qui en mouyement sont comptés pour le tout. D'ailleurs , ce 1/8®. exclu participera aux héritages de quelques autres nuignats.

Dans un tel ordre social , si la Phalange contient 40 riches , tout pauvre les considère en masse comme ses donateurs ; car il peut espérer de 35 d'entre eux une portion d'hoirie, soit directement, soit indirectement ; et il devient partisan zélé des gens riches , quand il peut se croire participant à l'hoirie de 35 riches sur 40.

C'est le point où il faut atteindre pour établir l'équilibre dans la passion de famiilisme, en faire une voie de ralliement affectueux entre inégaux. Il y a équilibre partout où une passion est développée de manière à contenter la masse de population , collectivement et individuellement.

La morale civilisée nous invite à nous considérer comme une famille de frères [tous unis par l'amour du commerce et de la charte]. Plaisant verbiage ! Lazare, jeune homme très-pauvre , peut-il considérer comme frère le riche patriarche Ithuriel, sll n'obtient pas de sa grande fortune la moindre parcelle, ni en héritage, ni en prestations quelconques pendant sa vie? Lazare peut, en Harmonie* espérer ces avantages : il est peut-être des descendants directs, ou des adoplifs continuateurs, ou des collatéraux, ou tout au moins des héritiers indirects^ ceux de ricochet : en attendant, Lazare se rencontre avec Ithuriel dans divers groupes de cnlture , de fabrique , et dans les repas

Page 1