LIVRE IT. SECTION YIII
T est donc au premier raog en essor d'amitié, et^* au neuvième en essor de gourmandise; L est au premier rang en essor de gourmandise , ei au neuvième en essor d'amitié.
Pour expliquer l'équilibre de compensation entre ces neuf personnages, il suSira d'examiner le mécanisme* sur trois des convives, les deux extrêmes et le moyen : L Aficivs y P MÈckiHE^ T ViRCits.
Le oonvive P, Mécène» est le seul qui ait goûté en égale dose les deux plaisirs , amitié et gastronomie : il les a ressentis en 5^« degré, moyen essor de chaque passion.
Le convive L, Apicius, préoccupé de la chère, n'a joui du plaisir amical qu'au degré 9®.> qui est le dernier; mais il s'est élevé aui". degré en plaisir gastronomique; c'est lui qui a le mieux- fait honneur aux mets et aux vins. On trouve son contraste dans le convive T, Virgile, qui a donné peu d'attention au matériel du repas; aussi est-il au 9^. et dernier rang en plaisir gastronomique ; mais il a fait une dépense de bel esprit ; il a brillé ; son amourpropre est flatté; il a fait le charme des convives, et goûté le plaisir amical au plus haut degré, aul^i*.
Ses deux jouissances, amicale en 1^'.^ degré,
gastrommùque en 9^. degré, font compensation ou équilibre av«c celles d' Apicius, dont l'essor passionnel donne plaisir amical en 9®. degré,^
plaisirgastronomiqueenl®'. d^rè.
Le convive P, Mécène, qui a développé de niveau les deux ressorts passionnels,^ amitié en 5®. degré,
gourmandise en 5®. d^ré, n^anipittS ni moins joui que les deux. précédents; car' chez tous trois les doses réunies des deux plaisirs donnenlt parité d'essor : 5 et 5 équivalent & 9 et i, à 1 et 9.
i/90 iCSBOCUTIOH COMPOSÉE.
Il en est de même des six conYÎyes,
M, N, 0, en dominance de goarmandisev Qy R, S, en dominance d'amiliè.
On voit à l'inspection du tableau que les doses contrastées et graduées de leurs deux plaisirs, ont dû procurer à chacun compensation de jouissances , mais sans égalité d'essor chez aucun des 9 ; tous ayant développé leurs deux passions en degrés inégaux, sauf le conyiye P, dont les deux essors, quoiqu' égaux entre eux, ne sont pareils en degré à aucun essor des 8 autres eonyiyes.
'Cette formule d'équilibre compensatif est un germe auquel on donnera Textension nécessaire an traité des sympathies et antipathies. Nous n'en sommes ici qu'aux leçons' élémentaires ; sur q&oi il faut obseryer que [comme celle ^111,569) plus complète que celle-ci] l'Harmome pass. n'exige pas des groupes aussi régulièrement équilibrés et gradués ; mais dans les formules on spécule toujours sur un équilibre de pleine exactitude en tous échelons, sauf & en approcher le plus qu'il se peut dans la pratique.
On voit, par ladite formule, que Féquilibre pass. des groupes n'admet ni égalité ni simplicité, car il exige 3 ressorts développés en gradation et en contraste , ayee yariante ou inégalité d^un indîyîdu è Tautre , jeu combiné des deux ressorts dans chacun et dans la masse entière. Un tel ordre composé en tout sens est fort loin de la simplicité.
Toute simplicité ou monalité de ressorts ne produirait qu'aune absence d'équilibre compensatif: en effet, si nous supposons une réunion bornée à l'un des deux plaisirs, à l'amitié seule (mode simple spirituel), aux charmes du bel esprit, le personnage T, Virgile, pourra trouyer grand