‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 133 sur 163 · UYRB IV. SECTION VIU · texte numérisé non relu

UYRB IV. SECTION VIU

plaisir dads cette séance ; le personnage I, ApiciuSt y tombera dans Fennui; P, Mécène, y sera moyennement satisfait ; et en résultat il n'y aura dans cette séance, au lieu d'équilibre passionnel, qu'une disparate choquante , selon la table suivante.

T ^, S ', R ', flattés , contents de leurs frais de bel esprit, le premier surtout.

Q\ P\ O^, moyennement contents en ce genre, O médiocrement au-dessous du moyen terme.

N^ M^, L^ le premier affadi de la conversation, le 2û. ennuyé , le 5^. fatigué de n'y jouir d'aucun plaisir matériel.

Ces 5 derniers, dans un repas (plaisir composé), auraient goûté du plus au moins les saillies des beaux parleurs, grâce à la diversion faite par la bonne chère ; mais ici, réduits au plaisir simple de la conversation, ils n'y attacheront plus le même intérêt ; ils seront en un quart d'iieure saturés de bel esprit, surtout le troisième L, Apicius, qui au bout de & minutes donnera au diable les faiseurs de phrases.

Même disparate aura lieu en sens contraire, si on spécule en mode simple matériel, sur le seul plaisir de la gourmandise, et qu'on place les 9 individus chacun à une table isolée, comme les Chinois et les Parisiens, avec bonne diére, mais priTation de compagnie et de babil.

Apicius, L, sera ici au premier degré de jouissance, qinriique moin» satisfait qu^il ne l'eât été au banquet des 9cbnTives. Mécène, P, ne sera que moyennement content, malgré rexceilence des mets : quant ft Virgile , T , privé d'étaler sa faconde et les trésors de son esprit, il s'ennuiera malgré Tart du cuisinier. Ce plaisir de goinfrerie solitaire lui paraîtra ignoble; il se hâtem et fera un triste repas.

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492 ASSocuTion composée.

An résomé» [dans un groupe régulier J trois conditions distribuiives et deux fondamentales sont nécessaires à l'équilibre de compensation collective et individuelle ; « ce groupe > doit être [d'abord conforme au vœu des trois passions : ]

Selon la Comp. 1. Composé, e.-à.-d. formé de deux ressorts développés simultanément, et non d'un^seul.

Selon la Cah. 2. Echeloriié [et Nuaucé], applicable en doses graduées à tous les membres de la société qu'on veut équilibrer.

Selon la Pap, 3. Contrasté [et Engrené] par divergence conjuguée des deux ressorts dans la série d'individus.

Y. INTERNE plein, c.-à.-d. senti et reconnu par tous les membres de cette société collectivement et individuellement, [en dose graduée] avec bienveillance réciproque pour la coopération de chacun au plaisir de tous.

X. EXTERNE plein, lié aux autres fonctions antécédentes et subséquentes des personnages à équilibrer dans cette séance.

Lesdites conditions, sauf la j^^, sont remplies dans le repas des 9 convives qu' on vient-^e citer : il reste à étendre* cet équilibre aux autres séances de leur journée; problème de bien haute importance : car si l'on peut parvenir à composer le bien-être et équilibrer les passions de 9 inégaux pendant le court espace d'une journée, on connaîtra par suite l'art de compenser le sort et équilibrer les passions de 900 millions d'inégaux pendant leur vie entière. L'opération sera la même du petit, au grand.

Quant à la méthode à suivre dans cette sorte d'accords, c^est celle déjà suivie dans tous les autres qui ont été décrits ; c'est toujours l'emploi combiné des trois passions distributives : elles sont les agents exécutifs de toutes

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les Harmonies , notamment de la fondamentale , celle des Séries pass*, qui doivent être, ainsi qu'on l'a tu : m Exaltées» par la Composite 12; c Nuancées » par la Cabaliste iO; c Engrenées » par la Papillonne i 1 .

Ce n'est que par le concours de ces trois ressorts qu'on arrive à l'unité ; aussi n'en ai-je pas employé d'autres dans l'équilibre de compensation. On voit plus haut les trois passions distributives accolées aux trois conditions essentielles, 1 , 2, 3, d'où naissent les deux effets unitaires Y interne et j^^ externe.

Dans chacun des i6 ralliements, l'on trouvera de même par analyse, le jeu des trois distributives d*oû l'Harmonie sériaire ne s'écarte jamais. Boussole aussi eommode en opérations qu'en études ! Il suffit de se rappeler des 3 passions proscrites par la philosophie :

10^. , Esprit cabalistique, obstination de parti ;

1 1^. , Manie de papillonnage, et raffinements en plaisirs ;

iS^. , Aveugle enthousiasme, ennemi de la réflexion. Qui aurait pu penser que ce trio de prétendus vices fôt la voie de la véritable sagesse ou unité sociale ? Cependant si Dieu nous donne ces trois passions,, il Tant qu'il les ait jugées utiles : on peut en pressentir l'excellence en ai^uant du contact des extrêmes ; d'où il suit que les voies de l'extrême folie dans l'état insociétaire doivent être voies d'extrême sagesse dans l'état sociétaire.

Il est entendu qu'en fait de compensations, comme en lait de ralliements, tout est subordonné à la condition pri* mordiale , au régime sociétaire des Séries pass. ,. et aux quatre bases essentielles indiquées (386).

Par exemple , sans la 2®. de ces bases ( 586 ) , celle du minimum proportionnel, quelle compensation assigner

494 ASSOCIATION conposée.

aux malheurs du pauvre enlouré d'enfants affamés? Nos philosophes lui offriront en dédommagement les beautés du commerce et de la charte : inutiles yerbiages ; il n'y a point de compensation là où il n'y a pas de minimum garanti. Aussi , plus la civilisation fait de progrès , plus elle est dépourvue de compensations , ne fût-ce que par le défaut de minimum.

Même obstacle aux compensations dans les petites choses, dans le défaut d^ éducation unitaire,V une des bases de ralliement ( 387 ). Il est difficile de concilier nos réunions sur la nature des conversations; les femmes surtout qui sont très-peu initiées aux sciences, aux arts, et qui s'ennuient dés que la conversation sort du cercle des (utilités. Beaucoup d'hommes sont dans le même cas : cet obstacle aux liens accidentels se trouve levé par l'éducatioD harmonienne qui, du plos au moins» initie chacun à toutes les branches de sciences, arts, cultures , febriques, etc.; de sorte qu'homme ou femme, chacan peut participer à une conversation quelconque, y figurer en 9®. degré, et y former partie intégrante d'un équilibre compensatif tel que je viens de le décrire.

Ajoutons que les compensations doivent s'étendb'e à toutes sortes de passions. Telle femme à 60 ans est encore amoureuse, mais dédaignée des jeunes gens. Quelle compensation lui fournir? Un sophiste répondra qu'à 60 ans une femme doit devenir philosophe, renoncer à l'amour et ne s'attacher qu'aux beautés de la morale douce et pure : mais ce raisonnement ne satisfait point la passion ; il faut, ou la contenter par la jouissance de l'objet désiré, ou faire diversion compensative par un autre amour, ou faire eontre^poids par substitution absorbante (111,355),

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L'ordre sociétaire opère dans tons les cas par ud de ces trois moyens, et souvent par deux et trois à la fois, mais au moins par un seul. C'est sur quoi échoue la civilisation qui, tout en reconnaissant la nécessité des compensations et des contre-poids, n'en fournit en aucun cas, ou n'en donne que d'illusoires et dérisoires (236), et organise le jeu des passions, notamment en ambition et en amour, de manière k donner tout aux uns et rien aux autres.

J'avais préparé un chapitre sur les fausses compensations, mais il exigeait des formules, des parallèles, etc. : il ne faudrait pas moins d'une ample section pour traiter méthodiquement des compensations réelles et illusoires. H en eût fallu deux autres encore pour traiter des contrepoids de substitution, et des sympathies en essentiel et en occasionnel, qui exigent aussi un long formulaire.

Il suffit d'avoir démontré que tous ces bienfaits rêvés par la philosophie, équilibres, compensations j contrepoids, sympathies^ doivent être l'objet de calculs réguliers dont on ne peut trouver la voie que dans la théorie de l'attraction ou art de développer les passions ; art tout opposé à la philosophie, qui ne nous enseigne qu'à les contraindre.

J'ai donné sur une seule branche de leurs équilibres, sur le ralliement d'extrêmes divergents, une section assez complète pour dénoter que la théorie sera régulière et satisfaisante sur les autres branches dont j.e suis obligé de différer le traité ; nous pouvons après cela passer à f équilibre unitaire, qui est le résultat de tous les autres.

Il se divise en interne ou répartition, et externe ou commerce véridique. Ce deuxième seul exigerait un volume de contre-preuve ou analyse du commerce libre et

496 AS60CUTI0II CMPOSÉE.

mensonger (III, 219^ lY, i9). Par début d'espaee, nous nous fixerons à l'objet primordial en théorie, à l'accord unitaire interne on domestique, fondé sur la répartition équilibrée en raison des trois facultés.

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