LITRE IT. SECTION VIII
et autres quelconques à évaluer combinément. On subdivise les séries de classe en séries d'ordre, comme seraient dans la classe de nécessité,
16 de i^e. nécessité, à . . . . 5,000 fr. 18 de 2«. > à . . . . 4,500
20 de 3e. > à . . . . 4,000
22 de 4^ > à . . . . 3,500
24 de 5^ » à . . . . 5,000
Même échelle en classe d'utilité et en classe dagré^ ment.
La balance des divers titres [ qui sont : Degré^ Proportion]. Nombre, c IVm/?«», Force, etc., est une aflàire purement arithmétique , dont l'exactitude dépendra des écritures et de l'observation des faits bien faciles à constater. On verra aisément combien une Série d'enfants de tel âge effectue de travail , proportionnément à une Série d'hommes faits. En moins de trois ans on aura des données f régulières > sur toutes ces estimations, où il n'est pas même besoin d'une exactitude bien rigoureuse, II suffira provisoirement d'une bonne approximation en^re sociétaires soutenus c par les > accords intentionnels.
Cette branche d'accords est d'oRDRB direct, puisque chaque Série doit recevoir en raison directe de ses titres industriels ou mérites. Quelque régularité qu'on mit à les classer et bien constater les droits respectifs, on risquerait de mécontenter les prétendants et échouer en accords généraux, si l'on ne trouvait l'art d'apprivoiser la passion qui désorganise tout dans l'état actuel : c'est la cupidité. H faut, pour l'équilibre c concilier » l'accord [collectif] direct de mérites ou titres industriels, avec la cupidité [individuelle]; amener chaque individu à être d'autant plus ami de la justice, qu'il sera plus avide de gain.
5S8 AssocuTioii compostE.
€ Y peoseZ'TOus» répond le sièele? C'est la soif da
> gain qui poosse les bounnes à c riniquîté > et qui leur » ferme l'oreille à tout ce qui est ji»te et hoDoète : quand
> l'amour du gain les possède, ee sont des tigres altérés
> du sang du pauvre , sourds à tout conseil de modéra- I tion. >
Je sais là-dessus ce que chacun sait, et je répète que c*est en irritant la cupidité individuelle , qu'on ya amener les harmoniens à l'extrême équité, et métamorphoser en soif de justice h frénésie [cupide] que nous nommons soif de For.
J'ai dit ( 501 ) qu'on ne s'attendait pas à tous les moyens d'accord que fournit l'état sociétaire , et je réservais celui«cî pour le dernier, comme le plus surprenant.Les harmonies hyper*unitaires, décrites ancbap.o, ne seraient point encore suffisantes ; il faut aux luttes de générosité ajouter les garanties de justice. Nous allons en trouver c le moyen > dans la cupidité, sans antre stratagème que d'élever du simple au composé cette passion si odieuse en essor simple.
Bien loin de supprimer le vil intérêt, selon le yœu des philosophes, nous allons lui donner le plus sublime essor, et faire naître de l'avidité même , la plus éclatante vertu, la justice collective et individuelle. C'est le plus « curieux i des problèmes de substitution absorbante (II, 555); le plus propre à nous convaincre que le docte créateur des passions a bien fait tosU ce qu'U a fait.
Il n'est pas, je crois, de sermons plus inutiles que ceux où l'on dit aux civilisés : c Soyez modérés dans votre am- 9 bition ; ne cherchez point à tout envahir; aimez que vos » concitoyens obtiennent leur part des bénéfices, et sa-
> crifiez, s'il le faut, une partie du vMre pour établir la