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enrani civilisé n'entre au jardin que pour y manger les fraises et les groseilles qu'il n'a point cultivées, y friper les fleurs et les légumes : aussi , ce qu'il y a de plus à désirer dans un jardin, c'est que les enfants n'y mettent pas les pieds.
Les botanistes nous peignent leur science comme la plus intéressante , la plus rapprochée de la nature : d'où vient donc qu'elle ne peut passionner l'enfant qui est Tèire le plus voisin de la nature , et que , loin de se prendre de belle passion pour la botanique, il ne fait que ravager les jardins et vergers, refuser tout travail agricole?
On nous dit que les paysans tirent parti de leurs enfants dés l'âge de 7 ans : sans doute , à force de coups de bâton; mais quel service en obtiennent-ils? Ils emploieront trente enfants à transporter en fardeau ce que conduiraient trois enfants harmoniens sur trois chars attelés de trois ânons.
Une preuve incontestable que les civilisés ne savent tirer en agriculture aucun parti ni des femmes, ni des enfants, c'est que l'homme est obligé d'abandonner les travaux qui lui sont spécialement attribués par la nature , et qui sont principalement les forêts et l'irrigation ; deux choses dont le cultivateur civilisé ne peut pas s'occuper, parce qu'il est absorbé par les travaux féminins et enfantins , tels que les petites étables et volailleries , le potager et autres fonctions , dont les femmes et enfants devraient le dégager.
Singulier résultat de la tyrannie masculine ! L'homme croit avoir asservi les femmes; qu'en résulte-t-il? que c'est lui-même qui est esclave; qu'au lieu d'avoir subordonné les femmes , il a dégoûté de l'industrie femmes et enfants, il se trouve réduit à exercer les travaux dont ces
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deux sexes devraient se charger; il esl de pins obligé de prélever, sar le produit de son travail » les frais d'entretien et dotation des fenunes et enfants : c'est l'effet de tonte tyrannie; elle se prend dans ses propres filets.
Analysons mieux le trèbuchet où est tombé le sexe mascaEn : sa véritable destination est de vaquer aux grands travaux qui exigent la force des bras : tels sont les trois emplois de
Culture des forêts , Ouvrages ^irrigation , Soin des graminées.
La troisième fonction absorbe tout; Tagriculteur ne peat vaquer, ni à la culture des forêts, ni à l'irrigation et aux ouvrages qu'elle exige : au contraire , le cultivateur ne s'attache qu'à détruire les forêts, il détruit par contrecoup les sources et moyens d'irrigation.
Yoilà donc deux des trois branches de grande culture gérées à contre-sens de la raison. Quant à la troisième , celle des graminées, comment est-elle traitée? j'y distingue trois vices des plus choquants.
i^.Le défaut d'engrais et de qualité. On en a si peu , qu'il faut ensemencer des champs en quantité énorme, et à peu près double de ce qu'emploiera l'Harmonie pour obtenir égale quantité de grain. Quant aux qualités d'engrais, c'est une distinction que ne fait ni ne peut faire le paysan civilisé.
So. Les jachères. Des terres qui se reposent une année ! le soleil se repose- t-il? manque-t-il à venir tous les ans mûrir les moissons? aurait-on besoin de jachères si on n'employait aux céréales que les terres convenables et soutenues des masses et qualités d'engrais nécessaires?