‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 26 sur 163 · Les vices de détail : on voit dans divers champs · texte numérisé non relu

Les vices de détail : on voit dans divers champs

aalaDt de pavots que d'ëpis. On y Toil cent autres négligences qui ne seraient pas même connues dans l'état sociétaire t où des groupes d'enfants parcourent les cbamps pour les émonder.

D'oA viennent tous ces désordres? De ce que le sexe masculin est surchargé de la tâche des deux autres, qui ne font qu'un simulacre de trayail.

Mais quelle carrière va s'ouvrir pour l'industrie mas* cnline^ du moment où les deux autres sexes rentreront en disponibilité par le régime sociétaire! on verra tout à coup les 7/8®. des femmes en vacance industrielle, par la suppression des travaux compliqués et parasites qui naissent du morcellement des ménages, du. soin pénible des enfants , de la mauvaise qualité des étoffes et des confections; enfin, des sots caprices, de la mode, qui ab^ . sorbent tant de femmes en ouvrages de couture interminables et en minuties superflues.

Après la cessation de ces désordres, on s'apercevra que les 5/6*' . des femmes sont disponibles : à quoi les occuper? A l'agriculture; elles envahiront donc majeure partie des menus travaux qui occupent aujourd'hui les hommes.

D'autres seront envahis par les enfants, qui seront , amorcés à la culture parle régime des Séries contrastées, rivalisées, engrenées.

Dès lors il ne restera aux hommes dans la force de l'âge que les fonctions de vigueur, comme les trois citées plus haut; puis celles de manufacture pénible , charpente, maçonnerie, forge, etc. Ils interviendront accessoîremenl .dans toutes les menues cultures, parterre et potager, mais sans en supporter le soin permanent : ce sera le loi des femmes et enfants.

UVRBU. SECTION Ul. 101

Cette rèparlitioQ naturelle est aoéantîe par la défoction dea enfants et la complication qui absorbe les femmes. Toute la masse du travail retombe sar l'homme senl , qui, surchargé de la sorte , doit négliger les branches les plus importantes» comme le soin des forêts et l'irrigation. II effleure la tâche de son sexe, pour vaquer ft celle de tous trois.

Jugeons-en par un seul végétal» par les raves » sentier des vertas républicaines. Si la république ne doit vivre que de raves» au moins faut-il» pour le bon ordre, qu'onrépartisse aux trois sexes le travail de culture , savoir : Aux entants les petites raves ; Aux fenunes les raves moyennes ou navets ; Aux pères les gros ravognons de Cnrius Dentatus , et grosses ravasses de la citoyenne Phocion.

Telle serait la série naturelle de distribution ; elle est impraticable dans Tordre civilisé : vous y verrez le fier républicain obligé de cultiver lui-même les raves de toutes les dimensions» et de faire en plein l'ouvrage des deux autres sexes. Désordre inévitable hors des Séries» qui appliqueraient chaque sexe aux fonctions que la nature lui destine. C'est une des conditions nécessaires à faire naître l'attraction mdustrielle» qui» même en^ Séries» ne pourrait psis se développer si on maintenait dans les travaux la confusion d'emplois qui y règne aujourd'hui; si on voulait, comme dans la civilisation perfectibilisée» atteler une femme et un âne à la même charrue (coutume des provinees-nord de l'Espagne. Les femmes ne sont guère moins maltraitées dans la belle France).

On a vu dans ces deux chapitres» combien les enfantssont éloignés de leur destination en travaux de régne animal et végétal » et c(»nbien il est évident que le régime

f 02 AffSOaATlON G0VP08ÉE.

civilÎBé se les pousse qu'à Toisiveté et h tous les yices anti-industriels. Les moralistes ont bonne grâce , après cela, de nous vanter les tendres enfants, si dignes de leurs vertueux pères, petits vandales, bien dignes de grands vandales! Voilà la vraie devise des enfants et des pères civilisés.

Page 1