‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 29 sur 163 · Il renverse les mets, souille tous ses vêtements · texte numérisé non relu

Il renverse les mets, souille tous ses vêtements

3. Il se brûle ; il ne sait pas manier le feu ; on est forcé à lui en interdire même les approches.

4. On n'a, dans une cuisine civilisée, ni gardiens, ni instructeurs, ni moyens pour le façonner au travail [petite vaisselle , etc.].

5. L'enfance serait dans nos cuisines en trop petit nombre pour y opérer par Séries de groupes, distribution hors de laquelle tout enfant est transformé en vandale.

6. Les menus travaux, comme plumage, épluchage, pelage , etc. , ne fournissent pas chez nous des masses d'ouvrage auxquelles on puisse affecter des groupes régulièrement équilibrés.

7. Nos cuisines manquent de la branche de confection enfantine; elles ne préparent pas les trois sortes de chère;

Majeure pour hommes, mineure pour femmes, neutre pour enfants , et pivotale ou commande. . >^ Enfin , la cuisine serait pour l'enfant une école do

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dè]iraTatioo, par les soties complaisances des dômes* tiques, elles accidenls fâcheux qui sooTent en seraient la suite.

Ainsi la première école de l'enfant » la cuistne » lai est interdite en ciTiltsation. Je la place au premier rang, parce qœ le slimidaot y est plas fort qoe partout ailleurs. La cuisine exerce en lui Tesprit et les sens; car, au charme du mobilier en miniature qu'il troure 14 conmie dans d'autres ateliers, se joint rinfluence de la gourmandise, passion très^-gènéralement dominante chez les enfants des premières phases, 0 à 9 ans.

Sans doute ils ne sont pas friands de yiandes ni de ragoûts, [mais de crèmes sucrées]; d'ailleurs sous le nom de cuisniES sÉRiAiR£S, je comprends tous les ateliers de comestibles, entre autres ceux de confiserie, fruiterie, laiterie , qui sont les lieux les plus attrayants pour l'enfiint ; la boutique du confiseur est pour lui le paradis terrestre ; et c'est au Séristére de confiserie (annexe des cuisines), qu'est la première école des poupons et bambins. Le jardin , éminemment utile ô l'éducation de l'enfant, est en chômage une partie de l'année ; la cuisine est constamment en activité.

Parvenu à l'âge de raisonnement , aux choBurs des séraphins, 6 l/2à9 ans, il apprendra aux cuisines mieux que partout ailleurs , la progression nuancée ou échelle des fantaisies dont se composent les trois corps d'une Série ; il y prendra parti après option raisonnée, et il en épousera quelques rivalités.

Vingt groupes sont en débat sur la supériorité de leurs choux : comment un enfant prendra-t-il parti pour l'un des vingt groupes , s'il ne sait pas faire la différence des saveurs de ces divers chou^ , et des modifications qu'y

112 ÀSSOGUTKMI COMPOSEE.

apporte l'arl culinaire combîoè ayec les Tariëlès de méthodes agricdes ? il fimdra de bomie beore initier l'entant à tous ces raffinements de culture et de cuisine , lui en faire distinguer les graduations; système tout opposé à la sagesse actuelle, qui persuaderait à un enfant, « que

> tous les choux naissent égaux en droits, et qu'un vrai

> républicain doit manger sans blâme ni louange , toutes » les sortes de choux , pour le triomphe des saines

> doctrines. »

Les yariétés de mets étant très-nombreuses dans les cuisines d'une Phalange, tout enfant peut, sans recourir aux choux et denrées patriotiques , trouver mille sources d'intrigues industrielles dans les mets de cuisine enfantine, dans les crèmes sucrées, compotes, pâtisseries, confiseries, herbages et fruits. C'en est bien assez pour l'engager dans les rivalités agricoles, et l'habituer â connaître les échelles de goûts régnants sur un même objet , les classer par centre et deux ailes, s'enrôler dans un des groupes de centre ou d'ailes , et en soutenir les procédés et les cabales. Dés qu'il est parvenu à ce point , il a mordu à l'hameçon nidustriel; son éducation s'achève d'eller même , par la seule impulsion des intrigues de Série.

Et comme les intrigues de bonne chère sont les plus puissantes sur l'enfant tout dévoué au sens du goût , on s'efforcera de rendre la cuisine attrayante pour le jeune âge, l'enrichir d'un mobilier bien adapté au travaux de l'enfance , et toujours distribué en triple échelle , grande , moyenne et petite , avec nuances dans les trois divisions pour satisfaire tous les goûts.

Ce n'est pas un appât pour un enfant actuel , que de voir un rôti à la broche ; mais c'est une amorce pour les enfants d'harmonie, que de voir les broches nombreuses.

UTABII. nCTlOHlU* US

disposées aatoar de trois feux sailbuits quialimealeDi sepi 00 neuf genres de broches.

Au grand fea » les grandes broches et fortes pièces ;

An moyen fea» les fûèces moyennes;

Au petit feu, le menu rôt, brochettes, oisillons.

Cet assortiment fournit des fonctioBS pour tous les Ages. Les dièrobins soignent fes broches sous-minknes , d'àloaettes , becfigues , placées en étage sur Tun des côtés du petit fen oà les séraphins soignent les broches surmintmes , contenant cailles, grives et pigeons.

Les lycéens et gymnasiens surycillelit , au moyen feu , les deax ou trots espèces de broches à Tolailles et pièces de moyenne force.

Enfin , les fonctionnaires adolescents surreillent , au grand fen , les broches de grandes pièces.

Cette distribution échelonnée (i) amorce l'enfent ; elle

(i)Par exemple, un grand fonr de pâtissier, bien noir, bien malpropre , et garni de grillons sifflants , ne saurait plaire ni aux enfants , ni aux hommes. Si nous supposons, «v lieu de ce sale atelier, trois fours in^aux , omës alentour de marbre noir, pour éviter le noircissement causé par la fumée ; si chacun des trois fours est adapté aux pâtisseries de diverses grandeurs , les groupes dVn&nts seront charmes de faire euire au trbisième feur les petits pâtes, petits gâteaux, mirlitons et menus objets qu'ils auront préparés. Leur intervention offrira triple avantage.

Exempter les hommes Êiits d*un ouvrage auquel suffisent les plus iàibles enfants ;

Former ces en£ints au travail , à Técole d*hommes exercés ;

Ménager k ces mêmes hommes une rivalité piquante, en ce qu^elle sera exercée parles en&nts^ leurs inférieurs.

Ainsi le régime sérîaire ou industrie progressive crée ponr les enfants [ et les pères 3 une foule d*appâts dont le travail morcrfé n'offre aucun germe. Nos travaux ne sont jamais assez étendus ni

1 i 4 ASSOCIATION GOKPOSÉE .

ne lai platt qu'autant qu'elle est graduée par nuances , et qu'il peut y jouer en petit le rôle de singe ou imitateur de ses atnés.

Je n'étends pas la comparaison aux ateliers de confiserie et fruiterie : leur affinité avec les goûts de l'enfance est si connue , qu'il convient de s'attacher, dans la théorie , aux branches les moins attrayantes » comme le four et la broche, que j'ai dû préférer par cette raison.

Rallions à un principe général tous ces aperçus.

Dans l'Harmonie, où il conviendra d'attirer l' enfant aux cuisines , on devra lui ménager sur ce point une attraction [double et triple], bi-composée et non pas simple. Il y aurait appât simple, s'il ne se fondait que sur le luxe des ateliers. L'appât sera composé, si on y ajoute les. rivalités d'émulatioa enfantine. 11 sera sur-composé^ les intrigues indirectes qui se lient à la culture ou à la fabrication* Enfin, il sera c hyper » composé ou quadruple, par le lustre des.chefis et des fonctions.

Un cuisinier civilisé est un fonctionnaire de peu de relief hors de la coterie des gastrolâtres : il n'en est pas ainsi d'un cuisinier d'Harmonie , qui souvent peut être un

amn gradua pour comporter réchelle d^ateliers en degré' septénaire ou novennaire. Tout Sëristère offre cette variété nuancée, au moyen de trois laboratoires de genre , subdivisés en deux ou trois laboratoires d^espèce.

Une telle échelle ne peut se former réguUèrement que dans une association tr^ -nombreuse, comme une Phalange de grande Harmonie \ 15 ou 1600 sociétaires. On ne pourrait pas établir cette graduation dans une Phalange d*ordre simple , de 4 a 500 personnes ;.encore moins dans une petite réunion de 20 ou 50 ménages, qui ne sauraient fournir les assortiments de passions nécessaires.

LIVRB n. SBCTION lU. ilo

monarqae , toute industrie étant compatible , en Associatiooy avec le rang snprème. D'ailleurs [un seol détail» comme cette fonclion], se trouve lié avec les sectes de colturey de conserve, de Ghimie, de médecine hygiénique, d'économie sanitaire; et le cuisinier harmonien devient, par suite , an savant de premier ordre.

Aucune des quatre amorces précitées ne peut se rencontrer dans les cuisines civilisées, pas même dans la confiserie ni la firuiterie , qui pourtant exercent encore de l'attraction sur l'enfant. [Elles se rencontrent tontes quatre dans l'ordre sociétaire, où elles s'appuyent des trob amorces attachées au mécanisme des Séries rivalisées, exaltées, engrenées.] Quelle sera donc leur influence dans cet ordre, hors duquel aucun atelier ne saurait fixer l*enfance à l'industrie !

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