LIVRE U. SECTION IT
fonctions immondes et avilies, le saceès sera d'autant mieux garanti sur les fonctions supportables.
Il s'agit donc de créer une corporation de Dèeias enfantins, qcn sache donner du relief aux travaux immondes et rebutés : elle répandra par contre-coup du lustre sur tous les services de c tiède » attraction.
Quel sera le ton de cette confrérie d'enfants voués par enthousiasme civique, par esprit religieux et unitaire, aux emplois les plus répugnants , à l'enlèvement des boues et matières stercoraires ? Faudra-t-il leur donner les manières des Sybarites , des incroyables à pa-ole da-ée ? Non, sans doute. Il faut ici un ton assorti à Touvrage , le ton poissard^ dans le langage et même dans les noms distinctifs. Aussi cette confrérie enfantine aurat-elle son argot ou langage poissard. On sait en Harmonie tirer parti de tous les vices de la civilisation, même de ses ridicules.
H est dans l'éducation harmonienne une tâche bien plus importante à remplir que celle de faire des enfants une troupe de savantins ; l'ordre sociétaire veut en faire des héros de vertus sociales , des êtres dévoués au soutien de l'unité universelle. Que servirait d'éduquer l'esprit avant l'âme, d'initier les enfants à la science, avant de les avoir façonnés aux mcBurs convenables pour ce bel ordre de choses qui assurera le bonheur de l'humanité entière ?
L'appui principal de l'unité, son palladium en méca* nique passionnelle , reposera sur une corporation de Décias industriels , tirés de l'âge de 9 à 15 ans , c'est-ftdire des deux tribus de lycéens et gymnasiens.
Il convient de traiter de cette corporation et de toutes les autres dont se compose l'enfance , avant de parler du
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corps sibylUo chargé de reDseignemeDt* Le détail de se» méthodes aéra mieux placé à la fin de cetto section, où Ton aura va les résultats du teaiFail des institoteura barmoniens : ils seront appréciés d'ayance , quand on aura pa comparer leur» précieux services aux vaines formalités de l'éducation civilisée.