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aussi esl-OD dans l'usage de les rassembler en cohortes Ticinales de 4 ou 5 Phalanges conligués : ces cohortes yiennent assister au délité ou repas matinal de 4 heures 3/4; puis , après Thymne religieux et la parade des groupes qui à S heures vont au travail , on sonne la charge des Petites Hordes par un tintamarre de tocsin , carillons , tambours , trompettes , hurlements de dogues et mugisse-^ ments de bœufs. Alors les Hordes conduites par leurs Kans et leurs f Druides» s'élancent à grands cris, passant au devant des patriarches qui les aspergent : elles courent frénétiquement au travail , qui est exécuté comme ceuvre pie , acte de charité envers la Phalange , service de Dieu et de l'unité.
L'ouvrage terminé, elles passent aux ablutions et à la toilette ; puis se dispersant jusqu'à 8 heures dans les jardins et ateliers, avec leurs ««collègues », elles reviennent assister triomphalement au déjeuné. Là, chacune des Hordes reçoit une couronne de chêne ou d'épines, qu'on attache au drapeau; et après le déjeuné elles remontent à cheval et se rendent dans leurs Phalanges respectives.
Les Petites Hordes ont, parmi leurs attributs, la réparation accidentelle des grandes roules, c'est-à-dire Tentretien journalier de la superficie. Les grands chemins, en Harmonie , sont considérés comme salon de l'unité ; et par suite , les Petites Hordes, à titre de charité unitaire , veillent à la propreté et à l'ornement des routes.
t]l'est à l'amour-propre des Petites Hordes que THarmonie sera redevable d'avoir par toute la terre des grands chemins plus somptueux que les allées de nos parterres, ils seront entretenus d'arbres et arbustes, même de fleurs , et arrosés au trottoir.
Si une route de poste essuie le moindre dommage ^
ISO ASSOOATJOir COMPOSÉE.
Talarme est à TiDstaot sonnée , et on tocBÎo de la lour d'ordre arertil TAi^ot, qui Ya, s'il le faut, à la lueur des torches 9 faire une réparation proTisoire, et arborer sur les lieux le pavillon d'accident , de peur que le dommage n'étant aperçu par quelques voj^eurs, ne donne lieu d'accuger le canton d'avoir de mauvais sacripans. On l'accuserait de même d'avoir de mauvais chenapans » si on trouvait un reptile malfaisant , serpent ou vipère , et si on entendait un croassement de crapauds h la proximité des grands chemins.
Quoique leur travail soit le plus difficile p^ défaut d'attraction directe, les P. H. sont la moins réiribnée de toutes les Séries. Elles n'accepteraient rien s'il était c décent >» en Association de n'accepter aucun lot : elles ne prennent que le moindre ; ce qui n'empêche pas que chacun de leurs membres ne puisse gagner les premiers lots dans d'autres emplois : mais à titre de congrégation de philanthropie unitaire » elles ont pour statut le mépris indirect des richesses, et le dévouement aux fonctions répugnantes qu'elles exercent par point d'honneur.
Ce dévouement qui nous paraîtra indifférent, est un palladium d'unité , ainsi qu'on le verra à l'équilibre d'amitié , sect. 7f qui ne pourrait pas s'établir sans le secours de cette corporation.
La pkis belle prérogative des Petites Hordes [et qui noue les premières années] consiste dans la faculté de sacrifier un 8®. de leur fortune au service ne Dieu et de l'unité; mots synonymes, puisque la cause de l'unité est celle de Dieu.
Certes, il n'est rien de plus inconvenant que d'accorder à un enfant pupille et âgé de 9 ans, le droit de disposer d'une portion quelconque de sa fortune, Cette licence ,
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daos Tordre actuel , aérait la soorce des abus les plus réroltants.
Û n'en est pas de tnéew en flarmonie ; renfaot qui entre aux Petites Hordes ne peut pas être dupe en leur cédant on 8^. de sa forinne : on en Yerra la preine. Bornons-noas ici à consacrer 16 principe » le Tersement du 8*.
S*il est autorisé par les coutumes bamonîeunes, c'est que les Petites Hordes étant cooseryatrices de L'HorafEtR iHiNiSTRiBL, on doit leur fournir les moyens de soutenir ce rôle.
Eo conséquence, l'Aréopage fait en leur faveur une eicepiioo d'nn huitième sur l'euiploi de la fortune patrimoniale. De sorte que reoCsot qui possède 800,000 fr. dont il ne peut disposer qu'à l'âge de majorité, a le droit d'en distraire cent mille francs dès i'ègede 9 ans, s'il est admis anx Petites Horde», qui consacreront cette somme au soutien de Funité.
Encore ne sera^t-il pas aisé aux enfants riches d'oble* nir cette laveur; on en verra pkis d'un y échouer, malgré l'offre de cent mille francs, qui en civilisation serait un gage de cent mille accueils.
Le ^us précieux emploi des trésors de l'Argot a lieu dans la séance de répartition ; elle se lient chaque année à la suite de l'inventaire. Lorsqu'il est clos on procède à répartir les bénéfices aux Séries.
Nous n'en sommes pas encore à cette opération ; observons, par avance, qu'il peut arriver que diverses Séries se trouvant lésées. Telles prétendront qu'on leur doit en dividende proportionnel un degré de plus, le 4®. au lieu du 5®., différence 200,300 louis. C'est un démêlé assez délicat, qui est aisément terminé par les Petites Hordes.
A la séance de répartition elles prennent, à titre de
Série de charité unitaire , ie dernier degré et le moindre lot pécuniaire : malgré Tévidence de leurs fatigues et de leur dévouement , elles réclament comme prix honorifique lu plus faible part. Elles préviennent, par cet acte de désintéressement, les réclamations que pourrait élever la Série qu'on classerait à ce dernier degré.
Leur trésor est apporté en séance. Leuris chefs sont placés au-dessous de l'Aréopage, avec un bassin rempli de rouleaux d'or. Si quelque Série se plaint d'une lésion proportionnelle de 300, 400 louis , et que les votes soient indécis, à peu prés partagés, le Petit Ran [chef de la horde] porte une corbeille de 400 louis devant les cbefe de celle Série, qui sont tenus de l'accepter. C'est pour eux un affront, un avis à mieux s'entendre une autre année avec les Séries rivales, afin qu'il ne s'élève, à la séance de répartition , aucun débat capable de compromettre Tunilé.
Une Phalange qui passerait pour être sujette aux mesintelligences dans l'instant décisif, au jour de la répartition, serait décrédilée dans l'opinion; ses actions tomberaient; on s'en déferait promptement, parce qu'on sait, en Harmonie, que le matériel ou industrie périclite si le passionnel est en discorde ; l'Attraction, dans ce cas, diminue d'intensité; le travail et le produit ne peuvent manquer de s'en ressentir.
Dés que ce désordre interne serait connu , la Phalange serait accusée d'ignorance en mécanique passionnelle , en assortiment régulier du clavier général des caractères et de l'échelle des Séries. Toute Phalange qui exécute bien ces deux opérations, atteint nécessairement à la pleine Harmonie.
Pour éviter à leur canton ce reproche d'ignorance et
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les dommages qui naîtraient d'une discorde en répartition, les Petites Hordes sont à la brèche ; c'est à elles à se porter partout où faiblirait l'unité. Leurs trésors, leurs fatigues 9 sont prodigués pour cette cause sacrée.
Conseryatrices de l'honneur social , elles doivent écra* ser la tête du serpent au physique et au moral ; et tout eopui^eant les campagnes de reptiles, elles purgent la société d'un venin pire que celui àt la vipère; elles étouffent par leurs trésors tout gerdoe de cupidité qui pourrait troubler la concorde , «et par leurs travaux immondes, l'orgueil qui, en déconsidérant une classe d'industrieux, tendrait à ramener l'esprit de caste et détruire l'amitié générale. Elles savent employer au bonheur de la société, l'abnégation de soi-même recommandée par le christianisme, et le mépris des richesses recommandé par la philosophie. Elles sont, enGo, le foyer de toutes les vertus sociales, en sens religieux et civique.
Elles en sont payées par des honneurs sans bornes ; TArgot est première cavalerie du globe ; il prend le pas sur toutes les troupes harmoniennes , et les autorités suprêmes hâi doivent le premier salut. L'Argot reçoit partout les honneurs de haute souveraineté : à l'approche de ses hordes , la tour des signaux doit un carillon de suprématie, et les dômes un brandissement de pavillon. En adressant la parole à un sacripan ou chenapan en costume, on lui doit le titre de Magnanime; et on doit aux hordes de l'Argot , le titre de Glorieuses Nuées. Au temple elles prennent place au sanctuaire.
Le petit Ean ou chef de la horde d'une Phalange peut souvent commander dix mille hommes d'une armée de passage ; car, dans tout canton où elle séjourne, elle ne part qu'après avoir assisté à la parade matinale, qui suit le
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délité oa premier repas et rbymM de salre à Dieo. Celte parade est commandée par le Petit Kan » qui est an en* iant de 15 à 14 ans.
L'Argot a l'initiative sur tous les travaux d'armée. Lorsqu'une armée industrielle est rassemblée , elle ne peut pas mettre la première main à l'ouTrage ; c'est une prérogative réservée aux Petites Hordes. Elles doivent comme les grenadiers monter les premières à la brèche : elles se rendent à l'armée, au jour fixé pour l'ouverture de la campagne : les ingénieurs ont fait le tracé du travail initial affecté aux nuées de l'Argot ; elles défilent en orage (0 sur le front de bandière, et fournissent la première chaiige [industrielle] aux acclamations de l'armée.
Elles sont toujours sur pied à 3 heures du matin , nettoyant les étables, pansant les animaux, travaillant aux boucheries, où elles veillent à ce qu'on ne fasse jamais
(i) Défiler en orage ^ en niWes qui s'entrechoquent! c'csi ehose inconnue en civilisation, ob l'on n'a jamais perfectionné les ëvcrfutions en ligne courbe. Elles ne sont pas même connues des Tartares : ils n'en ont quele^erme, et ne connaissent pas les manoeuvres courbes, comme Torage, la foormoxière , le ser-
PENTAGE , les VAGUES BRISÉES, CtC.
Les enfants barmonîens excelleront dans toutes ces manœuvres, inconnues même des fameux cavaliers tartares, mameluks, arabes et mafarattes. L*Argot tout entier sera compose de cavaliers en voltige , comme les ëcuvers de Franeoni r les chevaux nains, par la douceur et les raffinements de Tédncation , deviendront aptes k toutes ces manœuvres aussi brillantes que les noires sont monotones. Rien de plus insipide que les parades civilisées ii pied et b cheval : qui en a vu une , en a ?u mille : toujours la même chose ! Quant \ celle d'Harmonie , elles ont en mode rectiligne et curviligne, soit en ordre serré, soit en espacé ou lâche , des manœuvres variées \ Titifiiii , comme celles des ballets d*opéra.
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souffrir aocoie bête et qa'oo lui doDoe la mort la plus douce.
Elles ont la haute police du règne animal : celai qui Diallraiterail quadrupède, oiseau» poisson^ insecte, soit en le rudoyant, soit en le faisant souffrir aux boucheries, serait justiciable du diran des Petites Hordes ; et quel que fat son âge , il se Terrait traduit detant un tribunal d'enfants, comme inférieur en raison aux enfants mêmes; car on a pour régie , en Harmonie , que les animaux n'étant prodoctifs qa'aatani qu'ils soat bien traites, celui qur maltraite ces êtres hors d'état de se yenger» est lui-«oême plus animal que les bêtes qu'il perséctte.
( La police da règne ? égétal appartient au sénat des Petites Bandes Y et celui qui gâterait fleur ou fruit, arbre ou légume, serait justiciable de ce sénat enfantin.)
Aocoae classe ne saurait être jalouse du relief des petites Hordes ; il est mérité par des fonctions austères dont s'affinnchissent les petites Bandes , formant moitié de la haute enfance. L'Argot ne réunit que les caractères de forte trempe, capables de subir de rudes épreuYes* Au jour de la réception, il faut que le récipiendaire présente avec fermeté son bras à la brûlure , pour être marqué' d'm lion, s'il entre aux sacripans; d'un aigle , s'il entre aux chenapans. On exige de Im, comme du gladiateur blessé, qu'il souffre avec grâce* Moitié des enfants ne peuvent pas se prêter â ces épreures; aussi prennent-Ils parti dans les Petites Bandes, qui ont bien leur utilité.
Mais les respects et les honneurs sont dua à l'Argot , parce qu'il est en Harmonie , palladium emnpoêé^ garant contre les attaques de Torgueil et de la cupidité. Double victoire que la nature a réservée aux enfants et non aux pères! Combien nos équtltbristres sociaux étaient éloigné»
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de soupçonner que Tenfance recelât ce foyer de palriotisme, et que les enfants dussent être un jour les colonnes de vertu sociale I.