‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 48 sur 163 · LITRE IK SECTION IV · texte numérisé non relu

LITRE IK SECTION IV

voie d'iDSlrucUon et de raffioement agricole chez renfaDce féuuoioe.

C'est pour en venir à ce but, qu'on excitera les Petites Bandes à considérer la perfection des fleurs comme point d'honneur pour la corporation^ affecter des prix à celte culture , et établir dans chaque Phalange une académie de jeux floraux composés. Ils ne sont que simples à Toulouse 9 où on récompense la culture des fleurs de fesprit.

L'Harmonie, dans son système d'éducation, encoura* géra la fleur des parterres comme celle des écoles» persuadée que tout est lié dans le plan de la nature ; que si CD ne sait pas utiliser le goût des fleurs visuelles , transformer cette passion en amorce agricole , on ne saura pas utiliser les fleurs du bel esprit, faire nattre le goût des bonnes choses du goût des belles choses.

Nous obtiendrons ce résultat d'une compagnie enfantine affectée à la parure collective et non pas indivis duelle. Son penchant au luxe collectif, encouragé d'abord sur les choses qui nous semblent frivoles , comme les vêtements et les fleurs , s'étend bientôt aux beaux-arts , et par suite , aux sciences et aux fabriques ( instruction êon^osée, le bon et le beau )-.

L'effet du régime sériaire étant de lier tous les travaux, engrener leurs relations de t-elle manière que l'un conduise à l'autre, peu importe qu'une portion de l'enfance affectionne ceux qu'on appelle frivoles ; ils achemineront aux utiles.

Pour développer en plein le génie « industriel, • il est nécessaire qu'une portion de l'enfance , opère sur la branche des arts, du luxe de décor et d'apparat. C'est exciter le charme et accrottre les véhicules industriels.

ITS AssoaATfoir coêposSê.-

Les Petites Bandes se passioment doue poor Tornement du caotoo entier; et comme conseryalFiees èo charme social , du bon goM» dn ton mnlsire, eUes^ exercent les fonctions des académies Françmte et délia Cnaea : elles ont la censure du maimiis langage ei do^ la prononciation ticiense.

On considère en Harmonie comme hue nniCaire, ta pureté de langage ; et sur ce point , chaque etie¥afière des Petites Bandes a le droit d'agir comme la reyenderesse d'Athènes qoi badina Théopbraste sur une locution défectueuse. Le sénat de la cbevaterie a noiHsevdeiiieni la police du langage parmi les enfants » mais lé dr<Ht d^ censure épistdaire sur les pères mêmes : il dresse b liste des fautes de grammaire et de prononcialioni cornmiises babihieUefflent par un sociétaire , ei M en en? oi# copie signée de la sènatrice présidente et de la chance- Hère» a?ee invitation à s'en corriger»

Auront-Belles fait des études suffisantes pour exercer une critique si difficile? Sans doute ; on ne leur accorder a ce droit que pour excite? h KétBde. Il faut im stimulant dans tout trafvati : or ^ le droH de eritique et iBBpriimtiont corpwraiiv^ sont dèjâdoiâ)le sliimjlant.

Le relief de ces diverses fonotiovfs sera nécessaire pour attirer k la chevalerie les petit» gansons de (mractèffe studieux, et eontre^betancer TinAuence du corps de rArgot. Ce lustre f&téraîre et cettie police du bou' Ion aeeeràb^ à la dievirierie offrent^ encore favaalage de foire aaHre t amour-propre corporatifs et par suite Tahitié^ ce»rosÉe, ceH^qui s^étend â la masse. Elte esc Srès4nceiinue en civilisation » où les femmes dlSd&ignent^Gom«vunémettl leur sexe, ne connaissent que Tamitié simple ùm indtviduelie, sont pétries d'égolsme dans leur oslentaAioa, ne

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faisàil cas d'oo colifitbei ^*Mtani que des Toiiioes ponrm eo soni piirées.

Les Petites Bandes sont ennemies de cette Tanilè anlîsociaie : stimulées par les grands exemples de f erta et de otnritè qne doanent les petites Hordes » elles ont à ecrar de les égaler en te qni est de compèience de la cbevri^ie. Elles ne s'oecnpeni; de parure qu'en sete colleetiC , et sous le rapport du lustre général de la Phalange. Um aspirante fortunée fera» lors de son admissioa, présent d'un ornement quelconque à son escouade » et à l'escadron entier si ses moyens le lui permettent. EHe serait méprisée , si on pourait la suspecter d'égobme et d'esprit eiyilisé^

La chevalerie, à l'instar de l'Aïf ot, a aussi des séances d'initiative honorifique (154). Chaque fois qu'on prépare des Iravaui d'agrément » d'élégance , un ornement de Chœur ou de Série » pow le temple ou le saoerdoee » pour les Séristéres ou l'opéra « ce sont |es Petites Bandes qui vienaent y mettre la première main , fournir la séance initialet [ soi^ ^ projets et plans » ] soii en couture » soit eo mtervention quelconque..

Elles paraissent peu à l'armée; eUes ne s'y montrent qu^en^ acolytes des' Petites Hordes, qui ont le privilège d'ouv^rtoie et de elôtdre des travaux de force » posant h def d'un» voàle comme elle^ ont posé la première pierre des foodemeùts.

Toutefois l'aimée étant fort attrayante pour les enfaflAs ^ €D y aAnet des détachements des Petites Bsndet en partisans à la suite de l'Argot , qui en cette oeeaaien leur* eoÉoèdo le^ titre de totmèhê uUiép dt fê^uêaHhê.

Si rihinwie»pir certaines concessions bonoriiqaes, soit^ncouroger les ^tilesfioffde^aui travaux répugnsatfl,

il faut que par d'aulres prérogalives elle attire les Petites Bandes aux travaux ingénieux, surtout dans les brancbesde la littérature, des arts et des fabrications minutieuses : ladite corporation étant féminine en majorité, doit, selon Tordre de la nature, se passionner pour toutes les fonctions d'esprit ou de corps qui n'exigent pas de force physique.

D'ailleurs,* les études seront beaucoup plus faciles en Harmonie que dans l'état actuel : on en verra les preuves au chapitre du eorps sybillin et de ses méthodes uni-' taires, auxquelles il faut ajouter deux autres avantages , ceux des rivalités de Série et de l'analogie universelle.

Quoique cette dernière théorie ne puisse pas être enseignée aux enfants, on peut leur en communiquer certains fragments qui s'adapteront aux ouvrages élémentaires destinés à l'enfance.

Par exemple , en donnant à un enfant leçon de grammaire générale, on lui fait remarquer l'analogie

des 32 lettres d'Alphabet unitaire et des pivots;

avec les 3â chœurs de la Phalange et leurs pivots;

avec les 32 dents. . . . et l'os hyoïde leur pivot,

avec les 32 planètes de gamme, et le soleil leur pivot.

Ces rapports, sans engager dans les analogies d'amour et de familisme, élèvent déjà l'enfant aux idées d'unité de l'univers , facilitent sa mémoire et accélèrent puissamment l'instruction. Ils ont le précieux avantage délier et engrener les études, entraîner l'enfant de l'une à l'autre ; ce qui n'a pas lieu dans le mode actuel d'enseignement, où. régne une incohérence fâcheuse entre les diverses branches.

On peut déjà entrevoir l'erreur annoncée sur le génie féminin , très-faussement jugé par nos analystes , qui n'ont su apprécier ni la femme ni l'enfant.

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Ils ont commis qaadraple erreur quant à la convenance des femmes arec Tèude. Ils ont d'abord négligé le principe de parure composée, interne et externe.

1<>. Pour le composé interne on parure du corps étrangère à celle des rétements , je renvoie au chapitre 6^. qui traite de la gymnastique intégrale.

â^. La parure composée externe suppose fomement du corps et de Fesprit, leur culture simultanée, c'est-àdire qu'on doit non-seulement encourager cKez les femmes ce goût à la parure ; mais il faut trouver moyen de le faire coopérer à l'ornement de l'esprit, en l'alliant à la culture des sciences et des arts; et sous le titre de luxe unitaire etmpogéf mener de front les deux parures du corps et de l'esprit.

A ces deux omissions ajoutons-en deux autres :

3<>. Ils ont ignoré que ce luxe unitaire doit être collectif et non individuel ; qu'il ne peut produire d'heureux effets que par application à des masses formées de diverses classes de fortune corporativement liguées.

4<>. Enfin , cet essor féminin, avec les trois conditions précitées , serait encore dépourvu d'activité , s'il n'était aiguisé par la rivalité masculine.

Ces quatre clauses une fois observées, les femmes brilleront dans tous les arts , dans toutes les études que la philosophie veut leur interdire. Le véritable germe de et perfectionnement féminin se trouve dans le goût de la parure , qui est le stimulant à toutes les opérations de luxe collectif, où elles excelleront dans les Séries.

L'erreur commise à l'égard du génie féminin est donc iicomposée^ ou formée de quadruple ignorance en analyse et synthèse de la nature des femmes et de leur destinatioa sociale.

18S AS80CUTION COVPOtiB.

Ainsi sera donfenihie cetie oiilrageaDie et yandaliqus philosophie qui , atee ses verbiages sur la propagalioa des lamiéres , yent condamner à rignoranee one nakié du genre bunain , en rèdoisaiit les fenines à s'hèbéler dans les traranx du ménage où leurs facultés naturelles ne peuvent prendre que peu ou point d'essor.

On peut renaar^er ici double bizarrerie: Tune , que ce sont les soi-disaai propagateurs de» lumières , les philosophes y qui se montrent les plus aelÂfe à étouffer le génie dTune moitié du monde social ; et l'autre que la nation qai se dit la plus courtoise, la plus galante , est celle qui manifeste le plus de jalousie do mérite des feBâtmes, celle qui est le plus unanime à les ék>igner de» fonctions publiques, notamment du trône, et à les dégrader jusque sur les théâtres, oé Ton voue au ridicule tout penchant des femmes à s'illastrer (voyez la note G, pag^ 186).

Spéculant en sens contraire , l'Harmonie veut faire du sexe féminin le conTEE-poms et non pas le vài^et du masculin: cette balance est établie chez l'enfaaee nnême, par entremise des Petites Bandes.

Pour juger du prix de leur rivalité , il faut se rappeler que le mécanisme d'une Série industrielle ne se raffine ei se soutient que par la distinction mioutieuse des goftts en espéceê, variéiéê^ ténuiMs^ minimitës (lU, 393).

Pour habituer de bonne heure le jeune ftge à ces distinctions et classements de nuances passioAseUes , il ia»t entremettre ceux des ^aots qui Ottt du goût pour ka travaux minutieux ,. com»e celui des coKfictets , et appKqaer é chaque branche dTiodtistrie cette échelle gtadaée do nuances qui est u» gage de perfectiomienMt industriel.

On trouve peu chez les enfants mâles celte mante mi-

Li?nB. tccnoRiT. 18S

notiense. En général» les peliU garçons îneikieni aa genra tarbaieni, foogneiK ; Hs sont niieuri à lenr plaee dans las Pethes Hordes, el les filles en bas-ftge sont plus eosTenables aux riyafités de Série» oA il faut être épiloguear sur les noances et les bagatelles , cooune le sont les femmes adonnées & la pamre. Elles toîent [ comme les littérateurs et les peintres ] des miperfeeiions , des etett cfaoqaants là oA nn homme [ordinaire] n apereerra aocwi défaut ; et puisque la nature a placé ce goût chez les jeunes filles en bas-âge, il faut l'y dërelopper, Fy utiliser.

Tel est l'emploi des Petites Bandes : eMes sont la ehe* Tille oovriére de chaque Série pass. , par leur aptKuée aux scissions sur les nuances de goût , qualité où ne peuvent briller que les enfants qui ont la mame de la parure , èl par suite le discernement des finesses de Fart en diTerses branches d'industrie.

(Test aux PelHes Bandes é répandre chez Tenfance entière ce goût des raffinements gradués el contrastés, sans lequel on en resterait aux degrés inférieurs dans les trayaux comme dans les trts et le charme industriel. Or, s'il (kut que h Phalange soit enthousiaste d'elle-même , de ses propres travaux, elle doit ménager comme ressort puissant, les objets de charme, tels que fleurs et parures, considérer leiir soin comme acheminement des belkes choses aux bonnes, des arts aux sciences : j'ai ét^Mice principe au chapitre de l'opéra (75).

Pour eronclure sur les deux corporations de l'Argot et de la Chevalerie, sur h balance de leurs services et l'éqmlibre qu'ils établiront en industrie générale » disons que les Petites Hordes opèrent en négatif autant que les Pattes Bandes en positif. Car le» premières font dtapn-^ rattre l'obsteiele qui s'opposerait à l'Harmonie; elles dé-

184 ASSOGIATIOM COMPOSÉE.

truisent les germes d'une discorde, [d*un esprit de casle,] qui naîtrait des travaux répugnants. Les secondes créent le charme par leur aptitude à organiser les scissions nuancées et Fémulalion industrielle. Toutes deux sont éminemment utiles : point d'équilibre sans forces opposées.

Aussi l'éducation harmonienne , en phase ultérieure , puise-t-elle ses moyens d'équilibre dans les deux goût3 opposés, celui de la saleté et celui de l'élégance, tous deux condamnés par nos sophistes en éducation. Les bonnes gensî ont-ils une ombre de connaissances en équilibre passionnel? S'ils en avaient quelque teinture, auraient*ils tardé à reconnaître que chacune des passions dans l'ordre civilisé est en fausse position, opérant sciemment contre ses propres intérêts , comme l'oiseau qui se précipite dans la gueule du serpent , ou comme la diplomatie européenne qui se jette aux genoux des Turcs ( avril 1822), et la marine chrétienne qui construit pour les Barbaresques ! !! 0 temporal 0 perfectibilité civilisée !

Dieu n'a créé aucune passion sans lui ménager des contre-poids et moyens d'équilibre. J'ai défini succinctement leur effet sur l'éducation ultérieure, en disant

(176) que

Les Petites Hordes marchent au beau par la route du biyfi;

Les Petites Bandes marchent au bon par la route du beau.

Cette action contrastée est loi universelle de la nature. On ne trouve dans tout son système que c contrepoids » de forces par mouvement direct et inverse , par vibration ascendante et descendante, mode réfracté et rèflecté, majeur et mineur, force centripète et centrifuge, etc., etc. C'est partout le jeu direct et inverse ,

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