La Cupide; 4. L Evasive ; X La Mondaine ou Absorbante
lo. La Dogmatique, donnée ostensiblement par les précepteurs et professeurs^ qui recommandent le mépris des richesses perfides et autres sornettes, les yertns des deux Brutus, l'un immolant ses fils, l'autre immolant son père ; ou bien les vertus des jeunes républicains de Sparte , qui , en tuant des ilotes à la chasse , volant leur subsistance , exerçant la pédérastie collective , préludaient aux vertus patriotiques de l'âge mûr.
L'institution , à la vérité , mêle à ces balivernes libérales , quelques préceptes excellents , mais qui no font qu'effleurer et glisser. Il arrive de cette bigarrure , que Tenfant goûte et admet ce qu'il y a de plus dangereux , et repousse le peu qu'il y a de bon. La cause en est dans le conflit des c autres > impulsions < que nous allons décrire. »
2^. La CupmE ou insociale , donnée secrètement par les pères , qui enseignent à l'enfant que l'argent est le nerf de la guerre, et qu'il faut avant tout songer à gagner du quibus, per fas et nefas. Les pères n'o'^ent pas donner en toutes lettres cet odieux précepte ; mais ils le prennent pour canevas de leur doctrine , et disposent Tenfant à être fort accommodant sur toute chance de
uYtBU. SficnoHnr. 20S
bënèfioe , à wroir façooner la morale aux conTenances de rintèrét , [ aceommoder avec le oiel. ]-
N'est-ce pas lA le thème des leçons paternelles, sanl l'exception qai confinne la règle ? D'aîllears , sur ce yice radical de rèdocation familiale, si qœlqaes hommes probes font exeeption , leur nombre s'èlève-t-il aa 8*. ? Pas même an 16*. Rari nanie$ ingurgite ««tta.
S^. L'iHecRGENTB , donnéo cabalistiquement par les camarades qui , dans leur ligne turbulente contre les pédants et les^ pères , ont pour règle de faire tout le contraire de ce qu'on leur ordonne ; railler la morale et les moralistes ; briser,^ quereller, piller dès qu'ils ont un instant de liberté; se venger de la soumission forcée par la rébelUon secrète et la dissimulation concertée; ériger l'esprit de révolte en point d'honneur, par dédain et sèTÎces envers ceux qui favorisent l'autorité régentale.
4^. L'ÉvASiv£ , donnée furtivement par les valets qui aident l'enfant à édiapper au joug, le flagornent, le régalent en secret de friandises volées , pour se faire prôner auprès des pères. Ils le soutiennent et le conseillent dans toutes les menées tendant à l'affranchir des entraves morales ^ aussi reniant riche regarde-t-il les valets comme autant d'afBdés secrets, et ceux-ci n-'ont pas tort dans ce r6le ;. car les pères et mères sont déraisonnables au point de renvoyer, sans autre motif, un valet qui déplairait à leursenfants on seulement aufavori, [A l'enfant gfttè.]
Tels sont les c systèmes <d'édiicàtion > qui se disputent l'arène , jusqu'à l'ftge de 15 ans, où an cinquième athlète plus vigoureux vient prendre la part d» lion , tout envahir. Inter qualuùr litigantes, guintuê gaudeU Ce vainqueur est,