LITRE III. SECTION V
Le foyer ou grand pivot est quadruple, composé de
La Haguature, l'Aréopage» TÉlat- major, la Régence.
On dispose ainsi les lettres de l'alphabet naturel :
Les 4 foyëres : A long» A bref; 0 long, 0 bref;
4 voyelles [redoublées] en bas pivots, 4 en sous-transition :
12 consonnes en majeur, 12 en mineur, correspondant comme les 6 couples ,
Majeur Be. De. Se. Je. Gue. Ye.
Mineur Pe. Te. Ze. Che. Que. Fe.
Couples qu il faut porter à 12; je les indiquerai.
Cette distribution, dite mesurée , est la plus commode pour établir des affinités ou sympathies en matériel et en passionnel.
De tout temps la classe qui aime le merveilleux a rêvé des calculs sur les sympathies. Le défaut de notions fixes a donné sur ce sujet beaucoup de crédit aux charlatans et magiciens. Quelques savants ont pensé confusément qu'il pouvait exister une théorie fixe en ce genre ; ils ont essayé quelques systèmes simples, et n'en ont obtenu aucune lumière sur cette énigme.
Les sympathies et antipathies ont été pour Dieu l'objet d'un calcul très-mathématique ; il a réglé celles de nos passions aussi exactement que les affinités chimiques et accords musicaux.
Je comptais préluder sur cette matière dans le 3^. livre, qu'il est forcé de renvoyer. Ce délai s'accorde bien avec l'annonce faite (111,425), d'élever d'abord lesdisciples en ROUTINIERS, Â la manière des maçons gâcheurs, qui deviennent architectes par pratique.
Bornons-nous donc à l'argument de la science différée.
Les sympathies ne peuvent s'établir méthodiquement
m 6 ASSOCIATION COMPOSÉE •
qu'en graduanl les caraclèrès par douzaine» avec pivot et transitions, selon le tableau ci-dessus.
Ces douzaines ou octayes doivent être distribuées de manière & produire 3 sortes d'accords :
io. Le eantraêié progressif majeur et mineur , qui est en rapport avec les tierces , quartes , quintes :et sixtes musicales.
29. Le conjugué progressif ou identique. On peut en voir les degrés dans le tableau suivant, oA la série se conjugue sur elle-même en divergence.
A. — a. 5. — 4. ». 6* — r. 8. 16. — 1». 14. — 15. la. 11. — 10. d.
8/8. — 7/8. 6/8. — «/8. 4/8. ft/8. — a/8. 1/8.
Z^.V alternat progressif, selon lequel les sympathies doivent alterner du contrasté aq conjugué , cft du mode majeur au mode mineur.
Cette division' correspond aux trois passions distribulives, qui doivent régir les sympathies, comme toute autre harmonie.
La cabaliste régit les accords contrastés ; La composite régit les accords identiques; La papillonne régit l'alternat des accords.
Appuyons-nous de quelques détails.
Rien de plus connu que les accords de contraste i j'ai déjà prouvé que les espèces vicinales sont discordantes en passions comme en notes musicales; que la femme blonde préfère l'homme brun ou opposé en couleur; que le groupe cultivant le heure gris sera antipathique avec celui du heure vert, espèce trop rapprochée.
Le tort des philosophes, toujours simplistes, a été de penser que cet accord de contraste était l'unique boussole des sympathies. Elles ont besoin de se former aussi
LltREtlI. SECTION y. 31 T
th ideniiqae ou homogénéité de penchants» qui se trouve dans les caractères parfaitement semblables» Une âme veut ces 2 sortes de sympathie , pour être bien équilibrée en accords composés.
L'accord identique ou conjugué existe par degrés entre les 16 âges correspondants, selon la série ci-dessus. L'accord est plein, 8,8, entre les deux tribus, 1. bam-* bins, 16. patriarches ; leurs goûts se concilient à merveille. L'accord est 7/8 entre les tribus, 3. chérubins et 15. vénérables. Enfin, il est très-bible, réduit à la dose de 1/8, entre les deux tribus