SECONDE PARTIE. POST-AMBULE. S
connue sellerie, mobilier , etc., qui tiennent an UtNuieao indiridnel , très-copieni en Hannonie, où chacun a des Tétementi de tontes saisons, en pamre , en mixte , en négligé et en travail. Quelle serait la déperdition, si ces étoffes étaient conune en civilisation, de mauvais teint, de mauvaise qualité, et mal défendues contre les dommages de bardes, d'humidité, de lessive, etc.?
Réfutons, à propos de ces épargnes, un étrange sophisme des économistes qui prétendent que l'accroissement illimité du travail manufacturier est un accroissement de richesse s d'où il résulterait que si ou amenait tous les individus à user annuellement quatre fois plus d'habits, le monde social atteindrait à une quadruple richesse en travail manufacturier.
Il n'en est rien : leur calcul est faux sur ce point, comme sur le vœu d'accroissement illimité de population on viande à canon* La richesse réeDe, en Harmonie, se fonde
Y Sur la plus grande consommatkm possible en variétés de comestibles;
X Sur la plus petite consommation possible en variétés de vêtement et de mobilier.
La variété appliquée à Tune et l'autre eonsommation exige le maximum d'un côté, et le minimum de l'antre, tonte harmonie devant s'établir par jeu direct et inverse des ressorts.
Ce principe a échappé aux économistes civilisés, qui, assimilant les roannfiictures aux cultures, ont cm que l'excès de fabrication et oon- «ommatlon d'étoffes était mesure de l'accroissement de richesse. L'Harmonie spécnle, sur ce point, en sens contraire; elle veut en vêtement et mobilier la variété infinie, mais la moindre consommation.
Lorsque j 'étais peu exercé en calcul d'attraction, et que je commençais à balancer les doses et les résultats en chaque branche d'industrie, je fus fort étonné de reconnaître qu'en stricte analyse, il existait peu d'attraction pour le travail manufacturier, et que l'ordre sociétaire, tout en créant des anMnrces agricoles en dose illimitée, ne développerait qu'ai faible quantité les amorces manufacturières. Cet effet me parait inconséquent , contradictoire avec les besoins. Peu à peu j'entrevis que , selon le principe (II, 304) des attractions proportionnelles aux destinées. Dieu avait du restreindre l'appét de fabrication, en raison de l'excellence des produits de l'industrie Sociétaire , qui élève tout objet manufacturé à l'extrême perfection, de sorte que le mobilier et le vêtement atteignent à une prodigieuse durée, deviennent étemels.
Une chaussure confectionnée par un bottier p^ectibitisé de Paris sera trouée sans faute au boiit d'un mois; et cela doit être ainsi; car ce bottier compromettrait son art, s'ii chaiissait des geiu communs qui
âlO CIS-LÉGOMÀNES.
vont à pied» La même cbaossnre sortant des ateliers d'Ode Phalange sera en bon état an bont de dix ans, parce qu'on aura rempli deux conditions inconnues dans l'état actuel ; savoir :
l'excellence de matières et de confection; l'opportunité d'emploi et d'entretien.
Ces détails , sordides en apparence , deyiennent sublimes quand on considère qu'ils peuvent assurer une économie annuelle de 400 milliards fur les vêtements, et de 2000 milliards sur l'ensemble des déperditions où tomberaient les Harmoniens s'ils manquaient à spéculer sur les économies combinées.
Gbez eux l'économie devient bon ton , par influence du jeu combiné des quatre tons. Les Harmoniens, quoique généreux et somptueux, sont passionnés par bon ton , pour les épargnes que nous traitons de lésine, ladrerie, conune de ramasser une épingle ou retourner une allumette. Ils vous prodigueront les mets précieux^ et ils vous traiteront de vandale si vous perdez un noyau de cerise, une pelure de pomme.
Chez nous, par bienséance, on écrit au ministre sur un papier d'ample dimension, dont les 5}4 sont inutiles, et le ministre, par spéculation flscale, répond deux lignes sur une feuille d'une aune de long. 11 régnera cbez les Harmoniens un esprit opposé, et en écrivant au ministrre, l'honnêteté exigera qu'on emploie le moins de papier possible. T manquer ce serait offenser le ministre, le supposer indifférent aux petites économies , qui sont en Harmonie gages de bonheur social, non-seulement par le profit annuel de deux mille milliards, mais par l'équilibre des fonctions avec les attractions. Cet équilibre serait rompu, si une consommation excessive d'objets manufacturés distrayait le peuple des séances agréables d'agriculture, et l'obligeait i prendre sur ce travail des heures qu'il faudrait donner à celui de fabrication, dont l'appât est limité en dose, tandis que l'Attraction agricole est illimitée.
Dans ce cas la prodigalité des riches causerait au peuple double perte; l'une de plaisir par la diminution d'exercice en travail attrayant; l'autre de bénéfice , par le ralentissement qu'éprouverait la masse des travaux attrayants, si des fonctions nécessaires, mais sans attrait, venaient par leur accroissement diminuer le nombre et l'activité des séances bien intriguées , et réduire en même rapport le charme et le produit qui vont de pair en mécanisme sériaire.
Dans un ordre où les liens affectueux existeront entre toutes les classes, on verra les potentats mêmes donner le ton de cette économie de vêtements que nous nommons esprit sordide, et qui est le véritable esprit de Dieu, dont la 1>«. propriété (II, 265) est l'économie de ressorts. Dieu ne perd pas un atome dans le mécanisme de l'Univers , et partout où