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Le sujet, quoique scientifique, est le plus romantique et le plus intëressant pour quiconque admet Tanalogie universelle, recommandée par nos sciences comme voie de lumière , et pourtant reniée de Eût par les corps savants. Il est plaisant que des hommes, qui pre'tendent que tout est lié dans le systètne de Vunivers et qu'il y a unité d'action entre toutes ses parties, veuillent isoler de coopération les planètes qui sont les créatures les plus notables et le8'a|;ents les plus actifs du système de l'univers, ou elles interviennent en V, ordre après Dieu , puisqu'on leur doit les créations qu'elles exécutent selon les distributions d'arômes que Dieu leur a &ites.
J'ai lu dans une description des charmes du Paradis (Poëme des Martyrs) que les clus y étudient les mystères de l'Harmonie des sphères célestes. C'est donc un suprême bonheur que de èonnaiirc les lois de cette harmonie , dont l'étude est la récompense des élus. Nous allons partici^r 'k ce bien-être , sauf a nous défaire d'une prévention très-ii\|ui:ieuse ^ Dieu, celle qui le dépeint comme ami de l'oisiveté et créant des légions d'astres fainéants , dont les fonctions se borneraient ï d'inutiles promenades 2i travers l'empirée.
Pour intéresser le lecteur à ces astres dont on a si mal jugé le rôle, il fiuit lui Élire entrevoir leurs travaux de création, lui montrer dans chaque planète un ouvrier qui nous donne l'agréable