III. ENTHAYBS COSVOGONIQUIS DB NOTIB UKITIIS
C'est sans doute Tannonce la plus surprenante que celle des 4iouvelles créations qui pourront commencer prochainement k
SECONDE MRTIB. NVOT IHYERSE. âS7
époque fixe, dès qu'il plaira ï rhomme d'en dooner le signal. N^cst-ce pas attribuer k Tlioiiiiiie plus de pouvoir que lei pr^ugés n'en attribuent k Dieu même? car ils supposent que rêtreqnî a itil les créations actuelles nVn saura pas hlre d'autres et de moins dësastretises.
On a^est étrangement trompé sur le rang assigné k Hioomier qoand on Ta traité de chéli?e ci*éature, yer de terre , etc. : c*cil au contraire un être de grand poids dans b balance des destinéee uniyeraelles; et Ton va reconnattre qu'une erreur sci^fique de notre globe , un retard d'intervention , peut compromettre Vmtvers entier, la masse des planètes et soleib de la voûte céleste , qd depuis plusieurs mille ans essuient ce dommage de la part denotre planète.
Pour expliquer ce problème , observons que le tourfaiilon de nos planètes est central dans Tonivers ; il est donc tourbillon foyer ou pivotai pour tous ceux de voûté : il est en mécanique aromaie ce qu'est le général dans une armée ; de sorte que si notre tourbillon est en retard , tonte la voûte céleste se trouve en retard d'opéra* tions. ( L'on verra plus loin que cet univers n^est parvenu qq'kla distribution de 5*. degré , et ne peut pas, depuis 5000 ans , s'élevet an 4*., bien que tout soit prit pour cette transition. )
Le soleil , quoique tort actif en fonctions lumineuses» est entiavé en fonctions aromales par défiiut de- versements de notre globe, qui ne peut fournir que des arôme»de foux titre , tant quMl n*est pa# organisé en Harmonie. Le soleil réduit aux versements de Sa • turne , Jupiter et Herschel , et obligé de refoser ceux de la terre qui sont méphitiques , se trouve dans l'état d'un cbar privé d'une de ses quatre roues ; il manque de son quadrille d'arômes cardi-* naux , levier sans lequel un soleil ne peut pas fonctionner en baute mécanique sidérale : il en résulte pour Tunivers une foule de lésions en interne et externe.
LésiON iNTEKiB BOBHÉB AU TOORBiLLOir. La première est Timpossibilité de fixer des comètes ; retaitl bien préjudiciable aux planètes , car bon nombre de nos comètes sont très- mûres et aptes k entrer en plan. Le tourbillon en a besoin ; s'il est vrai qu'Her- Bchel n'ait que six satellites , il est bien urgent de lui en procurer deux autres , pour élever son clavier au complet. Elles sont assez
2^ CIS-^LiGOMÈNES.
abondantes ; il n'est pas d^annëe où on n*en voie passer t mais le soleil se trouve dans Tembarras dVn chasseur sans poudre , qui verrait passer force lièvres et perdrix sans pouvoir abattre la moindre pièce. Tant que le quadrille d'arômes cardinaux est Êiussë, le soleil est hors d^e'tat d*opërer sur les comètes. . Cependant j'ai dit qu'il en a fixé une depuis le déluge ; la petite lune Vesta ou Phœbina , récemment implanëc pour occuper la place de Pbœbé qui sera déplanée dès qne notre globe aura passé a THarmonie. Il peut en avoir fixé d'autres encore ^ et peut-être les deux premiers satellites de Saturne, récemment découverts , n'étaient-ils pas en plan il y a 3000 ans. Mais , ce qu'il y a de certain , c'est que notre soleil a usé le peu d'arôme tetra- cardinal qui lui restait.
. D'oii vient qne notre planète n'en fournit plus ? Ce n'est pas « effet d'impuùsance ni de vieillesse , car elle est fort jeune et infrapubère* C'est une suspension d'exercice aromal^ causée par la , chute de l'astre en subversion ascendante , ou il tomba environ 80 ans avant le déluge. Cette crise est inévitable sur tous les globes , excepté le soleil ; ils en souffrent tous du plus au moins, comme les enfants souffrent de la dentition.
La terre en a si prodigieusement souffert qu'une fièvre putride , résultant de cet incident, s'est communiquée au satellite Phcebé qui en est mort. Notre planète n'est pas moins un petit astre des plus vigoaireux. On ne confierait pas à un astre faible et douteux .le poste important de cardinale miniature d'un foyer d'univers.
Tel est le rôle de la terre pourvue des acuités nécessaires. Pendant trois siècles antérieurs au déluge ( Eden , II , 55), elle versa en bon titre , et le soleil pot s'approvisionner d'une petite masse d'arôme tetra-cardinal dont il a fait ujtage pour fixer, et implaner Vesta. Mais la provision était déjli épuisée au temps.de César, ou le soleil fut affecté d'une forte maladie dont il a ressenti, en i7&5 une nouvelle atteinte. Il est faux qu'il ait été malade en iSi6, comme on l'en soupçonna : c'était la terre seule qui était affectée, et qui l'est de plus en plus , ainsi qu'il appert par la dégradation cli<matérique et les dérangements des saisons. Le soleil périclite de même; car tout astre pivotai est en souffrance dès qu'il est Êiussé en arôme teti*a- cardinal.
Seconde i^AirfiÊ. ^irot inverse. 359
Urte autre lésion interne est celle qoi frappe sur notre globe exclus de commerce aromal', hors dVtât de se conjuguer ses cinq lunes TÎTantes , et réduit Van astre mort , h la lune Phônbéy pour son serrice d'absorption et résorption aromale.
Une planète , quoique morte et inhabitable , fait encore un ser-* yice matériel de momie , d'aimant aromal ; mais en tenant le posfe trop longtemps , elle se putréfie ef nuit a celle sur qui elle est conjuguée. Tel est l'effet que Pbœbé produit snr notre globle frappé de double disgrâce , vicié par la corruption de son arôme t^^ÎQuo^ et de celui de Pbœbé dont il est obligé pourtant de 6ire usage '( une cardinale ne pouvant pas exister sans ayoir au moins un satellite absorbant et résorbant pour élaborer les effusions de pôles nord et sud.
Les cardinales n'ont jamais qu'un satellite avant d'être parvenues à l'Harmonie composé ; jusque-lli , leurs autres lunes se tiennent en orbite simple , comme Junon ^ Gérés, Pallas, Phœbina et Mercure : ils ne Tiendront pas se conjuguer tant que notre globe ne sera pas pourvu d'arôme de bon titre qui peut seul les attirer. Mais dès que nous serons parvenus à l'Harmonie, notre globe régénéré d'arôme reproduira son auréole lumineux ou couronne boréale, qu'il portait avant le déloge , et qui est attribut de cardinale bypo-nutjeure ( 1-byper-majeure porte la couronne en équaieur ) ; aussitôt nos cinq satellites dçsorbiteront de leurs entreciels, se mettront en marche et viendront se conjuguer sur nous, a peu près aux distances qui suivent :
Pbœbina , . environ 20000 lieues.
Junon 40000 »
Gérés 60000 »
Pallas 80000 »
Mercure 200000 »
Alors s'effectuera la fusion des glaces polaires arctiques et antiirctiques simultanément (*) .
(*) Simultanémefit ! ! ! A cela on répond : en supposant que le pôlenord d<rive receyoir cette couronne qui fondrait les glaces , ooinment pourrait-elle influer sur celles du pôle-sud? L'objection parait plausible; mais je demanderai aux opposants, comment il se fait que les
960 CiS-LÉGOMtaBS.
Gest lurtout ea tébscope qae h nooTelle cnfaûon nous servira merveiUeuieBient y car elle doit commencer en dominance de règne minerai , qui noos donnera les pâtes de verres Wmoniques, aussi supérieurs aux nôtres que les nôtres le sont à la vue simple; c*est-}i*dire qiie si le télescope de Tastronome Herschel grossît 40,000 fius, nous obtiendrons des nouveaux verres un grossisse* ment 40,000 fois supérieur }i celui que donne le télescope d*Hers* chel , selon la proportion , 1 : 40,000 :: 40,000 : 1,600,000,000, et peut-être bien davantage; car en thèse d*unité sidérale, il faut (|tte la qualité des pâtes et des verres soit de nature \ établir la eonrespondance sidérale tél^aphique entre planètes.
J'ai dit ailleurs que ces verres seront composés de deux nou-
extrémités soient partout en correspondance, et que tel exercice, coaune le patin, qui devrait n'échauffer que les pieds, seuls agissants, échauffe en même temps les mains, à tel point qu'au boai de dix minutes on ressent une démangeaison brûlante au bout des doigts tant de maihs que de pieds , quoique les mains soient restées très-oisiyes et que les pieds seuls aient forcé de travafl.
Le contact des extrêmes est une des kris les plus oonmies : ici elle dtYioit palpable par la conespondanoe de la colonne magnétique, rentrant au pdle^nord pour ressortir au pôle-sud; c'est cette colonne, ce sang du globe, qui communiquera au pôle -sud la température qu'aura obtenue le pôle-nord, où l'on yerra, comme ayant le déluge, les Orangers en plein champ aux rivages maritimes de Sibérie , et les éléphants habiter la nouvelle Zemble et les terres polaires.
Leurs ossements amoncelés dans ces régions témoignent qu'ils y habitaient avant le cataclysme causé par la mort de Pboebé, à l'époque où ce pôle était revêtu de son anneau. Le facile rétablissement noos en est garanti par la fréquence des aurores boréales , ou pollutions du fluide séminal qui devra former Ui matière de l'anneau, comme il forme la barbe dans le corps de l'homme.
Alors commenceront les nouvelles créations, et le soleil recevant de notre globe un versement de bon titre pourra reformer son quadrille d'arômes cardinaux et opérer sur les comètes, dont 102 doivent entier en Hgne, non compris le nécessaire de notre complet actael, entre antres les deux touches qui manquent, dît-on, an clavier d'HersdieL (Lacune douteuse; car s'il existe à ce clavier denx lunes aussi petUes que PbflBbina, nos télescopes ne les découvriront pas. )
SECORBE PARTBE. PITOT INTERSE. 961
veaux niinëraaXi êiamamt fuêihU et mercure fUtê k la cheltor de ftS*., par oppenlion an mercure actuel qui n^eit fixe qu^au froid de W.
Dis que nous serons pourvus de ces ^ëcieux minëraux, ou entrera en correspondance tél^raphique ; et Mercure, notre plus précieux satellite , nous apprendra A LIRE. U nous ttansmeltra Talphabet » les déclinaisons, enfin toute b grammaire de la imngue harmùnigue iMittatre» parlée dans le soleil et les planètes harmonisées, et dans tous les soleib et tourl>iilons de la roAle céleste.
Nous ne pourrions pas espérer pareille notion des quatre petits satellites, qui sont étoiles simples , non pivotantes etdebasd^gré comme les quatre de Jupiter. U est probable que Yesta est encore en lymbe sociale , et n*en saura pas plus que nous en langage unitaire. Ses habitants , ÏÀtlipuiienê de taille, le sont peut-ttre aussi de génie social , comme nous qui sommes Lilliputiens de génie , sinon de taille.
Quant \ Junon , Gérb et Pallas , on peut présumer que ces trois astres sont d^à parvenus \ FHarmonie; je Taugure de ce que leurs orbites sont engrenées. Au reste, ils ne se seront élevés qu*k riiarmonie divergente (période 8*. table, p. 86); aucun satellite simple ne s*élevant k la composée convergente , période 9*.
U n*en est pas ainsi de Mercure qui est , quoique satellite , une étoile pivotante et d*ordre composé, assimilée aux cardinales et ambiguës, k titre de Tune favorite et rectrice aromaledu tourbillon ( Flore n'étant pas rectrice active et ne pouvant le devenir qu^en vibration descendante ddtouibillon , vu qu*elle est d'octave mineure).
Mercure par sa pivotation nous sera infiniment précieux en correspondance, et nous donnera k chaque instant, sauf réciprocité, des nouvelles de nos antipodes ii intervalle de 90 ou 80 heures au plus. J'ai déjli fiiit mention de cet avantage vraiment inappréciable. Tel vaisseau parti de Londres arrive aigourd*hui en Bengdb, en Chine, en Japon; demain, Mercure avisé des arrivages et mouvements par les astronomes d'Asie, en transmettra la liste aux astronomes de Londres , qui alors seront dégagés de leur brumeuse atmosphkv; ils auront, avec le ciel de Pro-
362 tlIS-LéGOMÈNES.
vence , roUvicr sur les riyes de la Tamise , et sçuveAl des nuks bien plus belles que nos plus beaux jours, quand par un temps serein elles seront ëclairëes de 5 ou 4, et quelquefois des 5 flam* beaux lunaires , \ cristallin vif et lustré, comme le sont ceux des astres vivants.
La momie Phœbë qui , a raison de sa mort, est privée d^atmospbère ne peut avoir que le cristallin terne et mat. Il faut tout le mauvais goût deis civilisés pour admirer ce cadavre blafard, bien plus odieux eucore par ses résorptions délétères et parie fléaiu de lune rousse ou 2". hiver qui vient chaque année déshonorer le printemps, nou^ enlever non la dîme ni le quint, mais souvent moitié de nos récoltes; enfin nous entraver dans le cours de Tannée par des températures toujours outrées en durée , et pernicieuses k Thomme, a Tanimal, au végétal, dont les besoins exigent la fréquente variété , telle que nous l'obtiendrons de Tinfluènce alternative de nos cinq satellites , combinée avec celle de Panneau boréal.
2*. Lésion externe étendue a notre univers. Si^et effrayant pour les pygmées! Il faut considérer notre univers comme une pomme sidérale, jouant son rôle parmi des millions d'autres univers , et sujet aux phases d'accroissement et décroissèment.
Un homme est plus petit dans l'enfance que dans Vadolesdence : une planète est d'égale grosseur dansTun et l'autre âge ; un univers est plus gros dans l'enfance que dans la maturité. Ce n'est point une bizarrerie ni un contre-sens -, Teffet tient \ ce que les planètes et les univers ne croissent qu'en titre d'arômes et non en dimention matérielle.
Dès qu^un univers est raffiné « parvenu au degré pubère, il se concentre; ses tourbillons se resserrent et sont d'autant plus illuminés, plus riches et plus heureux. ,Les univers impubères sont aux pubères , ce qu'est la courge au melon : l'un des fruits est uae masse informe , fade et sans sucs; l'autre plus petit est régulier, orné y succulent et plein , sans désert intérieur, comme en ont les jeunes univers, et la courge leur emblème.
Ainsi dès que notre univers entrera en puberté, les autres de vQute se rapprocheront, formeront des chaînes de tourbillons entre
notre soleil el la masse des étoiles fixes. Nos planètes se conceatreront; Herschel dans ses oppositions ne sera pas plus éloigné de nous que ne Test aujourd'hui Jupiter, qui dans ce cas serait parfois assez voisin de la terre pour lui former une 6*. lune , Vénus et Mars nne 7*., une 8*.
Lorsque les 103* comètes seront implanées, trempées et aptes h la manœuvre, le tourbillon s'élèvera de 5*. en 4*. puissance , formant quatre tourbillons secondaires , dont chacun sera groupé sur une prosolaire k cristallin nuancé et anneau igné , en titres majeurs. Alors le soleil, en place de la souillure fumeuse nommée lumière zodiacale, aura une auréole nuancée moirée. Saturne,' Jupiter et Herschel seront promus en grade et élevés au prosolariat.
Notre globe y aurait les mêmes droits, car sur quatre prosolaires il en faudra une miniature pour pivot du 1*'. tourbillon (titre d'amitié) ; mais notre planète est si affaiblie par la catastrophe dilu vielle et la longue durée des lymbes sociales , que je doute fort qu'dle soit jugée apte aux fonctions de prosolaire miniature.
Après cette réorganisation , notre tourbillon sera le S", en rang , tenant le titre d*ambition. Nos ambiguës Mars , Vénus , Protée et Sapho, seront élevées an poste de sur-ambiguës , liant le soleil aux quatre prosolaires , en gravitation sur double foyer. '
Depuis plus de 5000 ans notre univers se dispose à passer en À", puissance : les préparatifs sont fort activés depuis quelque temps ; on en voit Tindice dans les dissolutions considérables de voie lactée qu'a observée M. Herschel. C'est une preuve qu'il se fait dans le ciel de fortes levées de recrues sidérales , et qu'on prépare les opérations dont les principales seront : '
1**. D*élever les nébuieuses de 2*. en 5*. puissance. Elles sont soleils simples a douze louches en octave simple sans cardinales ni ambiguës. On leur donnera un cortège en binoctave a trentedeux touches , comme le nôtre , et ^ deux claviers , le majeur et le mineur.
2*. D'élever le tourbillon foyer en 4*. puissance, à i5<4 touches et le pivot : je n'en donne pas le détail.
5». D'élever de même en 4*. puissance les soleils de forte espèce ; je ne dis pas les plus gros comme Ârcturus , Aldebaran , et
964 CIS-LÉGOlltoES.
ceux de U Grande Ourse , mais les plus forts en titre aroôial ; ib ne peoyent pas êtee ëlevës en 4*. degré, avant que k soleil foyer nVsoitpanrenu.
4*. De menUer le désert eëleste oo ântervalle vide qui sVtend de notre tourbillon aux étoiles fixes, dont le rapprochement for* mera les chaînes de correspondance aromale entre la Toute et le tourbillon de foyer qu'habite notre globe.
Toutes ces opérations sont entravées par rinfloence d'un pygmée sidéral ( pygmée en dimension seulement), nommé la Terre, et qui pis est , par rinfluenee d'un être bien moindre , c'est rHoMME , dernier cluânon d'harmonie , et inférieur d'un degré a la planète. Quelle énorme puissance accordée )k Vinfimmeni pêHif N'est-ce point une monstruosité en régime d'uniyersP
Cette discussion nous engagerait dans un débat fort ^distros sur les attributs de l'infiniment petit en harmonie universelle. C'est un sujet sur lequel je prélude « tom. suiv., sect. 6*. 3*avais préparé ua article justificatif de cette concession , monstrueuse en appa* rencc , que Dieu a foite à la sottise humaine ; je le supprime pour éviter les longueurs, et je me borne au 8*. moyen apologétique , /es firieauiioHs êuppUmentaires contre le délai outré.
Dieu préfoyant que cette complication de retards pourrait se rencontrer dans quelque univers; qu'un globale encroûté de philosophie et rebelle aux impubi<ms de la nature pourrait h lui seul paralyser le mouvement , le progrès social d'un million de tourbillons a du pourvoir an remède, qui est une opération exigeant âO k 21 siècles de préparati6. On n'y'a recours que dans le cas oii un univers périclite par quelque fâcheux incident, comme le désordre du tourbillon foyer : ce vice ayant été constaté à Tépoqqe de la mort de César, soit en matériel par la maladie que subit alors le soleil , soit en politique par le crétinisme avâré de b civilisation.
Elb avait déjk dévié en Grèce, et échouait une seconde fois à Rome dans l'étude de la nature, par influence des mêmes sopUsmes qui avaient égaré la Grèce. Il devint évident qu'on ne pouvait foire aucun fonds sur notre globe , que son organisation harmonique était retardée indéfiniment , et que le soleil allait être privé indéfiniment de son quadrille d'arômes cardinaux , hors
SECONDE PARTIE* PITOT INTERSE. S65
d'état d*implancr ses comètes , et de commencer Topëration du passage en 4*. puissance dont il doit prendre l'initiative. Alors on dut sans délai pourvoir \ soutenir le tourbillon foyer par une colonne de secours dont la formation a pu employer un siècle , et qm, étant en marche depuis 1700 ans, doit avoir franchi plus des trms quarts do désert céleste, et n'est guère qu*à 500 ans des confins de la grande aire planétaire.
Entretemps : U hiérarchie sidérale de voûte n'a pas moins Êiit ses dispositions, qu'elle continue visiblement par les dissolutions de voie lactée : mais grâce ^ l'invention .qui va tout réparer, il n'y aura eu que iSOO ans de perdus ; et dans tous les cas il n'y aurait pas en plus de SiOO ans de délai ; car en supposant le prolongement du désordre , la restauration n'aurait pas moins eu lieu sous trois siècles à peu près , par suite des mesures arrêtées depuis 18 siècles en conseil sidéral, et dont il est inutile de rendre un compte détaillé.
tara-— OHiBM^-MaaBia^
APPENDICE. — J'avais résolu de ne point parier de ces harmonies transcendantes; les lecteurs civilisés étant, il £iut le redire , dans l'état d'un homme qu'on opère de la cataracte , et qui ne doit être exposé que par degrés ^ l'éclat du soleil.
Cependant j'ai entrevu un avantage dans «ces communications prématurées ; elles renforceront le soupçon d'erreur générale dans les sciences qui traitent de la destinée sociale et matérielle, sciences déj^ suspectes ^ leurs coryphées mêmes ( II, 110, 111). Plus ce doute acquerra de force , plus on apportera d'attention à l'étude du mécanisme sociétaire, seule théorie qui noos ait initiés à la connaissance des CAUSES de création et des destinées générales ; étude dont les écrivains ou personnages en crédit semblaient d'accord à nous détourner, comme on en peut jciger par quelques citations , quatre seulement en deux parallèles :
Buffon et Chateaubriand , le Roi Mphonse et B.'ée Sl.'Pierre.
Buffon , dans un article sur l'Unau , nous habitue \ penser que la natnre se trompe ; qu'elle a commis une erreur m ne donnant ^ rUnao que 46 côtes ; d'où il suivrait qu'elle a commis des milliers d'autres erreurs. Vraiment 48 eût été un nombre plus rond , formant quatre douzaines : mais quand l'étoile Mars a moulé l'Aï III. 1 2
266 CIS-LfoOMÈIfES.
et l'Unau , biëroglyphei de la paurretë en simple et ea composa , Mars afuiviles iiutructimis mathéaatiqaes da Gréiteiir. Il reste donc k laroir si c^ett le Crëateor qui s*est trompé , on si e^est Buffim. Nos;CÎyiliiëft 0e hâteront de donner tort a Dien, parce <|ne, disent-ib, Buifon écrit bien. Let tharmui du êitfle, pûi^eaMuniê^ il n'y a Que ça. Que Fesprit humain est loin des rontos de la rérite, quand il ne s'attache qu'a la rhétorique.
Elle est persuasive : un sophisme bien écrit a pins d'empire qu'un Tolume de raisonnements. L^auteor des Martyrs nous dit que les élus étudient l'harmonie des spbères célestes ; c'est insinuer que cette étude est hors de notre portée ; préreotion qni suffit li .empêcher ies recherches. Sans doute l'écnvain n'a pas en cette intention , et je me borne à analyser la fatalité qui , sor ce point, dirige tous les esprits ^ contre-sens. Buffon , qui condamne Dieu sans l'entendre et sur de faibles indices , abuse de la raison : Ghlteaubrjand en abuse par la yoie opposée, en assignant k la raison des limites qu'elle ne doit pas connaître en pareille étude « ou Newton a pris avec succès l'initiative.
Le roi Alphonse de Gastille aurait , dit-il , donné de bons conseils 2i Dieu sur la création. C'est fort bien juger de la création scissionnaire et contre-moulée presqu'en entier, .ouvrage odieux a la Divinité même, quiadti opérer ainsi selon l'unité analogique; mais c'est exciter k des critiques passives , au lien de provoqoer des recherches actives sur le destin ultérieur du monde, sor les autres créations que poniTa iaire l'auteur de la première, et sur les moyens d'en obtenir une meilleure.
B. de St.-Pierre, par un système opposé k celui du roi Alphonse, veut nous habituer servilement li admirer les horreurs de la création , en multipler les disgrâces , et entourer nos Uts d'araignées dans l'espoir d'en chasser les punaises. Il veut élever le mal du simple au composé ; car assurément les punaises ne céderont pas )k un tel ennemi ; elles abondent chez le panvM 011 abondent les araignées.
Si l'on parcourt les écrits de cent beaux esprits, ou y thmvera k chaque page cette aberration, cette fatalité qui entrabe tontes les opinions civilisées à contre-sens du système de la nature, dont l>ourtant 16 branches d'étude pouvaient nous ouvrir la voie
SECONDE FAlfflft. I^VM INTBRSE. 967
(Il , 910)^ UW 99spbik»0i)l«l|i» «n ^]»a(taiil ks flano$ pour, dëcpayrir ouriqw «airtfQ d'ipiûaùpA »u «yMomt île rmâffucs , om 4H»Wm^ d^ diêçiiter «irgufik points «o pouirM iraiMfr accès. Us «Dt 4^4aqs leur iovesugatioa, «oipnie un a?emg)^ (pii» vioulisnt péaélrer dans im ya^te ^temple à 46 piwtes , itMt se heurter sans mâiMe oomre les pilastres e| les pans 4e impr, et en jQotH^lMrait qoe le temple est impénétrables au Ueu* de recourir 2i Texplor^tion générale ( II , iS9 ) , ou yisite de circonférence^ qui lui ferait découyrir successiyement toutes les portes.
Tel a été le tort de la philosophie. En lui reprochant ses erreurs , n^oublions pas de séparer le hon or du faux ; répétons que ses doctrines offrent d^excellents principes qu'elle refuse obstinément de suivre. J'en ai cité (II, 129) douze auxquels je rends hommag^e , entre autres celui de se ioutnetire aux oracle* de V expérience. Puisse la corporation des philosophes accepter le défi , et après une expérience de 5000 ans , qui a suffisamment décelé tous les yicesde la civilisation, opinera la facile expérience de l'état sociétaire dont les bienfaits ( II , 552 ) se répandraient par torrents sur cette classe de savants qui , avant de le connaître, s*en déclarent antagonistes. N'est-ce pas le cas de leur répliquer par ces paroles de Jésus-Christ : Mon Dieu , pardonnex'leur^ car ils ne savent ce qu'ils font.
Là finissent leurs jérémiades sur les rigueurs et les mystères de la nature. Il devient évident que ses prétendus voiles d*airain notaient qu'une excuse de Tindolence, et que le système des Causes en mouyement et en créations va nous être dévoilé en plein, du moment ou nous voudrons substituer Tétude de Tattraction et de Tanalogie aux prestiges d'impénétrabilité déj à démentis par la découverte de Newton, dont la mienne est la continuation.
Ea rendant à ce grand géomètre l'hommage d'initiative en théorie de TAttraction , n'oublions pas de remarquer que , dans la partie matérielle , seul objet de ses études , il n'a rempli que moitié de la tâche , négligeant toute recherche sur l'équilibre AROMâL, ressort des conjugaisons et distributions sidék*ales. Privés de théorie sur cette branche de la gravitation, nous ne saurions dire pourquoi la très-minime Yesta , assez petite pour
268 CliS-LlGOMÈNBÉ;.
servir de lune ^ Mars, n'est pas même aitiréepar Ténorme Jupiter ( I*affinit(^ de Vesta étant bornée aux arômes bypo-majenrs). Ces notions élémentaires en astronomie nous sont encore étrangères : quelle honteuse lacune 9 quel sceau d*im'perfection pour nos metliodes , et quel sujet de bénir la découverte qui nous dévoile en plein le système de la nature , et qui , du parvis de son temple ou nous étions relégués , nous transporte au sanctuaire !
FIN D:B Lk NOTE E.
EXTRODUCTION.
LE DEMI-LIWËRMLISME OU DEMI-ASSOCUTION.
THIOIIB DE 0*. PÎRIODB R DIS 12 GABANTIB8 SOaiLES.
Dédié aux 400 Académie» d'arroDdiuemrul.
Initial. -*- Retour sur h Faux Libéralisme.
C'est ici le plus rude assaul pour l'orgueil scientifique. Il s'agit de. lui prouver qu'il n'a su, en politique sociale , tirer aucun parti des moyens connus , et que, sans s'élever aux découvertes extra-civilisées » comme celle des Séries pdss, , il pouvait , dans les méthodes existantes , puiser d'amples ressources pour extirper les neuf fléaux l}mt>iques(II»120):
Indigence , fourberie , oppression , carnage , . Intempéries outrées , maladies provoquées, cercle vicieux :
Y Egolsme général ,
K Duplicité d'action sociale.
Je vais indiquer le remède qu'on pouvait inventer sans s'élever A la découverte du mécanisme harmonien. Ce remède se trouve dans la demi-association , demi-libëratisme, ébauche des douze garanties sociales ; il faut en retracer les conditions déjà définies (Il , 266, 385).
270 EXTRODUGTION.
C CONDITIONS DU LIBÉRALISHE. »
K Tendre au minmum proportiomiel (II, 172, 178,
175), et aux sept droits naturels (164). 1 • Servi' toutes les classes utiles ^ sans lésion d'aucune.