‹ Théorie de l'unité universelle (volume 4)Chapitre 5 sur 90 · OU ÉTUDE SPÉCULATIVE DE L'ASSOCIATION · texte numérisé non relu

OU ÉTUDE SPÉCULATIVE DE L'ASSOCIATION

PRE-AHBVLE.

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G'bst asseï de débats avec les ailles du monde Bavant : descendons maintenant dans la moyenne région, habitée par les hommes qd n'ont pas de prétention à TAcadémie, et qui se bornent à juger selon les lu* mières du sens commun : c'est à eux que s'adresse la 2»«. partie. Je l'ai dégagée, à dessein, de raisonnements scientifiques; je l'ai restreinte à des calculs familiers et séduisant», qui seront à portée des femmes comme des hommes.

J'ai annoncé, à l'aTflRit-propos, que dès la â»*. partie je joindrais le mervdUeox au raisonnement. Cette dliaoce Ta rendre les tableau plus intéressants , et je dois préluder par apostropher les romanciers , qui, dispensés de preuves et libres de bâtir sur l'idée d'Association, des châteaux en Espagne, n'en ont pas eu la pensée. C'eût été un coup

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2 ClS-LéGOMÈllES.

de partie que d'attirer Tatteation sur ce point Pea importait qu'oa eût commencé par des disions, mille incidents auraient conduit par dagrés à det calculs. Tant de gens te plaisent à rérer le bonheur: cooiment se fait-il que , dans le nombre des illusions et féeries dont on repait leurs esprits, personne n'ait jamais mis enjeu l'idée d'une grande association domestique, ni spéculé sur les bénéfices et les agréments qui en pourraient naître?

Ce sujet, même à le considérer comme utopie (rêve d'bannonie sociale en pays fabuleux ), n'en Talait-il pas tant d'autres dont on meuble nos romans politiques? On Ta Toir qu'il eût été bien autrement fécond , et que les romanciers en auraient pu fidre, àka le premier instant, une ctiimère en vogue; chimère qui aurait bien Tite acheminé à des tentatires d'épreuTe. Pour cette fois, l'on serait arrivé à la sagesse par les chemins de la folie. Toua moyens sont bons quand ils conduisent au bien général, sans préjudicier à personne.

Spéculons sur ces perspectives, dont le tableau sera intelligible aux enfants mêmes, et passionnera d'avance pour la théorie positive d'Association contenue au 2^. tome.

On a vu (avant-propos) qu'il serait imprudent de produire cette théorie avant d'en avoir exdté vivement le désir; que l'opération reposant sur des calculs de gastronomie et d'amusements combinés, pourrit sembler au premier abord indigne de confiance. Le lecteur s'épargnera ces doutes, en s'exerçant, dans cette 2">«. partie, sur l'analyse des prodiges que doit enlànter le régime sociétaire. H en conclura qu'une théorie de plaisirs industriels peut bien conduire au but où n'ont pas abouti nos subtiles théories de balance, contre-poids, garantie, équilibre.

En réplique à ces illusions dominantes, il a bien fallu, dans la I >•. partie, débuter par de graves et profonds raisonnements; prouver qu'on n'est pas en peine de battre les sophistes avec leurs propres armes. Beauconp de personnes ennemies du jargon scientifique auront glissé sur ces arguments dont foormiOe la 1*^ partie; j'ai même dispensé (avant-propos) de cette étude les lecteurs de S»*, dasse. Quant à ceux de classe mixte ou d»*. qui en anront pris une légère notion, elle adû leur laisser des impressions qui les guidevont dans Tétnde de la >». partie où nous allons entier.

D'abord, ils auront fort bien compris que tout vaan fias mal en ce monde , malgré qu'oa vante sans oessele perfectioBaemenide la nâson. Mieux vaudrait aroir déraisonoé , el avoir troevé les voies ée ricbesse et de bonheur d(»l la mÉttitnde dvaisée est si éioignéB.

Us auront compris de mêaM qu'il enste beaucoup de brandies d'étude jiégligées et encore vierges, dont j'ai donné de nombreux tsr

SECONDE PARTIE. PRi->A]IBCLE. 5

bleaoz, entre autres celui des caractères et i^iases de ciTittMtkm ( II, 207), détail cmDidèteiiient ignoré/ et sans lequel notre piditlqiie ne se connaît pas elle-même, ne sait pas si l'ontre social est en âge de progrès on de déclin.

Ces onûssionfi anront pu être aperçues des êtres les moins initiés aui sciences, et les amener à conclure que tant de branches d*étades négtigées (Toyei les tableaux II, lao, 442, 164, 218, 219, 246), poivraient bien contenir le secret du bonheur social , si Tainement désiré.

Les lecteurs, même superficiels, auront oompris encore que, dans le monde matériel comme dans le monde social, tout se détériore à tw d'ceU; que les climatures sont dénaturées et méconnaissables; qw les biTcrs usurpent la place des printemps ( I8SI } et souTent des autoomes (i 820) , qu'au lieu de prendre des mesures pour extirper l'ancienne peste, lacif ilisation laisse introduire de nouTClles pestes, flè? reianne et typhus ; que ce surcroît de calamités i^ysiqnes, ajouté au redoublement d'impôts et de calamités politiques, est un signe incontestable de dégradation en mouTement matériel comme en social.

Ce sont là des points de fait, des vérités palpables et suffisantes à éclairer tout homme qm TOndra pr^nger sur le débat établi entre l'indostrie morcelée et l'Association qui va métamorphoser de mal m hken le monde matériel et social. Chacun, en récapitulant ces effets croissants du mal, suspectera les sciences d'où nait ce désordre qu'on a le front de nonnner perfectionnement eoeUU : chacun sera tenté de prêter l'oreille à la nouvelle science, qui dott rédiser tons les biens que l'ancienne promet en vain.

Sur ce, l'on réplique par un argument qui parait concluant, et qui semble infirmer toutes ces belles espérances. On objecte : « Chacun se * serait donc trompé , et vous en emuriez donc plus à vous seul qtie tes » savants de tous les siècles? »

« Chacun se serait donc trompé I » Pourquoi non? Serait-ce la première fois? M'en disaitron pas autant à. Colomb, quand il annonçait l'Amérique, et à tous les inventeurs qm ont prouvé que chacun s'était trompé avant eux? C'est le propre de chacun et du monde entier, que de se tromper pendant plusieurs mille ans sur les dispositions les plus urgentes et les plus faciles , comme la soupente et l'étrier. Assurément, chacun s'était trompé jusqu'au 12*. siècle par oubli de ces deux inventions si précieuses , et pourtant si à poiiée de tout le monde.

Il suffirait de cette étourderie entre mille autres pour prouver que le monde entier peut être un monde sot, étourdi et aveugle sur les minuties comme sur les grandes choses. Eh ! combien ne l'a-t-il pas été sur l'Association? Si on en eût manqué la découverte après de pénibles recherches, U y aurait déjà maladresse, puisqu'il existait (II, 142) seize

4 cis-l£gomènes.

Toies d'exploration et de rénssite. Or, qaeOe est rétonrderie d'an globe qui n'a pas même songé à chercher la senle invention d'où dépendait son bonheur, pas flairé one seule des iê Toies?

N'a-t-on pas yu le monde entier commettre des erreurs bien plus choquantes? Gitons-€n une de celles qui régnent encore, et qui attrait du depuis plusieurs mille ans être rectiflée par tout homme, fenmie on enfant ; c'est la coutume de considérer la droite comme côté d'honneur. 11 faut que Dieu en ait jugé tout autrement, car il a placé à gauche le cœur, foyer de mouTement et le plus noble des Tiscères. Si les dTîlisés ont raison de préférer la droite, il faudra donner raison à ce médecin de comédie, qui yeut placer le coeur à droite. On yoit, au contraire, que dans tout le système de l'uniyers comme dans le corps bumoiD, la gauche est le côté d^onneur. Aussi toutes les planètes présententelles la gauche an soleil -levant. ( Le seul Hersohel fait «xception, po*ir causes qui seront expliquées en cosmogonie. ]

Qu'on cesse donc de «'étonner si4e monde entier se trompe sur la destinéesociale, problème dont la solution n'était pas à portée devons, quand on le yoit se tromper sur des yérités palpables, conune la préénûnence delagaudieswladroite. Combien oomptenât-on de ces erreurs, soit générales, comme la préférence donnée à la droite; soit spéciaUs et liomées à un art, comme la stupide coutume de noter la musique sor onze lignes; ce qui oMige à faire usage de huit clefs, tandis qu'en notant ftur douse lignes, dont deux intermédiaires, 6, 7, en blanc, tout serait ramené à une senle def (correction qm sera expliquée).

C'est surtout dans l'étude de l'Association qu'il importe de se défler ife ces préjugés flatteurs pour l'ignorance générale; de ces arguments dictés par l'orgueil, conmie celui-ci : « Tovt le monde se seraU donc "* trotnpè ! Eh ! qui étes-wms , pour prétendre donner des leç4ms au

.* monde entier ? •

Je réponds : Qu'étaient ceux qui inventèrent la soupente etl'étrier? Peut-être un sdiier et un maquigaon, qui sur ces deux points, sur Téquitation et la yoitnre, en savaient plus que le monde entier, et lui prouvèrent qu'il s'était trompé; car ils élevèrent le transport à cheval et en voiture, du mode simple au mode composé.

Il n'est donc pas nécessaire d'être un génie transcendant, pourremontrer le monde entier, et en savoir plus que lui sur quelques points, notamment dans les branches d^étode dont il ne s'est jamais occupé, comme l'Association, brandie où le premier qui enfin s'avise de tenter des recherches doit avoir tout l'avantage des premiers qui arrivèrent au Pérou : ils avaient beau jeu de trouver les mines d'or.

jQ est asseï doox à l'orgueil d'établir dans la «iasse savante comme dansleoorps politique, une noblesse et one rotare,.etde vouloir écon-

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