‹ Théorie de l'unité universelle (volume 4)Chapitre 53 sur 90 · Affinité d'amiftié entre oompatrbtes · texte numérisé non relu

Affinité d'amiftié entre oompatrbtes

2. Affinité d'ambition, oiguail de victoire. 4. Affinité de faBÛHisme , familles sanrées.

Accord des Français de Mahon^ Analyse, â. Affinité d'arabîlion, ressort de gloire. 1 • Affinité d'anniîé , ressort d'industrie*

Le premier vice de ces trois acconds est qu'on n'y voit peint de progression , point de aubdivistan par séries , genres et espèces. Tout y est oonfus ; ce ne aa«t pas moins de trés-beaiUL genues d'unité sociale, de vertu, de magnanimité ; ils n'ont d'autre vice qœ oèloi de courte durée.

Dans ces trois accords , les mpolsioiis , ^uoiqu'irrèguliéres, suffisent déjà à élever l'entbousiasrae au plus tout degré , créer des bommes qui se jouent des obstacles , et à qm les prodiges de vertu deviennent familicNrs ; des bommes qui atteignent de lait à cette fraternité rêvée par les moralistes*

Malheureusement un tel accevd dune peu en civilisa* tion, et n'y fait que de rares apparitions; mais il suffit qu'on l'y ait vu par moments , pour qu'il soit accord possible à l'espèce humaine, accord sur l'extension duquel

378 GEOtPfiS ET SÉRIES.

on doit spéenleTt puisque ses impulsions élèvent T homme au rang des Dieux, en l'excitant à tous les prodiges de Yertaat d'mdustrie.

Le but de la morale doit donc être de multiplier ces accords omnimodes , et de leur donner la prédominance en mécanique sociale. C'est un effet réservé à l'état sociétaire, qui arrive en tout sens aux liens d'octave : ils n'y régnent pas constamment ; leur impulsion trop violente userait l'Ame et les sens; mais ils y dominent assez fréquemment pour exercer la suprématie , et régir les autres accords de gamme, les subordonner aux liens omnimodes qui sont germes de prodiges en industrie , en vertu et en fraternité » comme on le voit par ces trois accords de Liège, Troye et Mahon.

Ce beau lien d'octave ou 8®. degré ne peut nattre et se soutenir que par entremise des sept accords inférieurs qui forment son échelle ou gamme. S'il ne dure qu'un instant parmi nous, c'est qu'on ne peut pas mettre enjeu combinéroent les sept liens de gamme (voyez 356 » 337) , d'où naît le 8®., comme le blanc natt de l'assemblage des sept rayons lumineux.

De là vient que tel qui, comme Richelieu à Mahon, s'extasie devant un effet d'accord omnimode, ne peut pas le faire renaître le lendemain, même en diminuant les obstacles. On n'a point de méthode fixe, en civilisation, pour produire les accords , pas même en bas degrés ni en moyens. Tel est le sujet du désespoir de la morale , sans cesse occupé à rêver des liens civiques, familials et autres, en place desquels ses théories ne font germer que de nouvelles discordes.

En principe, si l'on veut maîtriser le bel accord omoimode, le faire nattre à volonté, il faut créer préalable-

tnent les sept ressorts dont îl se compose. Lorsqu'au régime social produira en tous degrés les sept accords de la gamme d'amitié (voyez 356 ), il pourra à volonté faire naître les accords omniphiles S'**» et de même en titres d'ambiiion , d'amour , de famillisme.

J'ai* décrit , dans le cours de l'Intermède, un très-bel effet d'ambition en accord omniuipde, effet permanent en Association ; c'est l'unité passionnée de tous les savants et artistes du globe , qui » dégradés aujourd'hui par leurs discordes , seront en unité intentionnelle permanente » lorsque l'immensité des récompenses et des auteurs couronnés aura absorbé toutes les jalousies. Leur concert sera aussi éclatant, aussi ardent, que leurs haines sont scandaleuses en civilisation. Il importait de faire connaître aux auteurs par quels moyens, par quels ressorts d'ambition , Tordre sociétaire peut les élever & cette fraternité dont' leur maligne république est si éloignée.

Publier la science qui enseigne à produire et perpétuer ces merveilles morales , ces liens sublimes de 8®. degré , n'est-ce pas conquérir de fait le suffrage des moralistes? Il m'est d'autant mieux acquis, que ma théorie d'Association simple flatte les habitudes qu'ils ont consacrées , et élimine tout ce qu'ils proscrivent. Ils ne veulent admettre en gamme de famillisme qu'un seul accord, que la prime ou monogynie (enfants de deux pères ou de deux mères en mariages consécutifs ou second mariage après décès) 't ils n'admettent pas même l'accord de seconde , hémigynie (enfants d'un père marié et d'une concubine, comme ceux de Jacob ). On exclura de l'Association simple toutes ces licences ; elle n'atteindra pas moins à l'unité sociale, quoique dépourvue de quatorze accords; savoir :

S80 aROiiP£s £T ffifam».

Enaiiim]rJefi4«,S®t<S7^Y*A- ) *,

Bûfaiirilli8ine,tes9e,3e,4«,5e,6«,7eY,A. i "'

Ce n'a ëiè qu'en 4819 que j*ai trouTè le moyen et boogrer ainsi le mécanisme sociëtwe : une fois-cette dèeouyerte faite , j'ai pu me dire : Les moralistes sont à moi. J'aurais idA prèsoner loaglemps auparavant que Diev» qui a prévu touies les entrayes, avait ménagé quelque mofen d^acemmnoder l'Associatioii aux convenances du régime dvdisé. Et si les amis de la vertu admirent» conaie on n'en peut douter » les beaux accords que je viens de dè- •crire aux articles Liége> Troye, Mifhon; s'ib désirem flîaoérement l'extension de ces germes de vertu à iout le système social » à tout le genre humaû , ne sont-ils pa» de lût, les partisans de cette théorie des groupes et Séries pass.» qui va outrepasser cent fois leurs désirs» et transformer 900 millions de créatures démoniaques en autant de demi-dieux, dont chaque pas sera «M^qué par des prod^es de vertu» d'industrie «t d'unité soiûale ?

Note C. Préliminaire de sympathie omn^kUe \. *

Dans cette réception Ton observe la prëcaatÎDB de nuflaofer les sexes pour acheminer aux accords sympathiques. Raoul» chasseur de Saint-Gtoud» est reçu par Galypso» chasseresse de Gnide , et Matfailde» chasseresse de Chantilly, est reçue par Actëon, chasseur de Gnide.

On commence la réception par des eHtreliem sor les penchants oiuloeb : on est h l'instant même en affinité générale par identité de ^oftts industriels» et cette première conversatiott entre sens qui ne se sont jamais tus est aussi animée qu'elle serait |^dale s'il fallait répondre ^ des harangues d'officiers municipaux ou d'amis du commerce.

* fOmb l'envoi des portraits, le détail des titres de cara6tèrei.l

Ofi donnera mymm une hoere ei ckmieA cette prevùiM séinee avùcakk D «bord , une demir heure aiv( QonTenatînns et au parcours du phaUuuâre; un qqar^ d'heure ^ lattjitîioq de toilette et installation , puis tsois quarts d'heure au seupé , afin que ladite 4^nee a«iio»/e soit ^ double ressort , qu'elle soit grouptt eatnpMé, gnw^ft d'aSÎMttf industrielle e^ d'j^ion gastronomique.

Entre genftqpine^ so)it jamiis vus , il suflk bien d'une heure etdenue pou* uuepreinière séance; eojcore faut<*ilbt soutenir par Fe6sopt:conipos<$ ou 4ouble plais». Une couForsatiôn aaim^ sant Tj^paî d*iio repas ne suOiiait pas k charmer cette première rencontre; le calme ppurrait naître , et Tëquilibre passionnel aeraii faussé dis la première séance.

Au bout d'une heure et demie partagée entre les débats sur rindostrie, la toilette, le parcours du phalanstère et le soupe , ou procédera an cbangument de séance, de peur de calme ou de tiédeur.

. A' neuf heures et demie le soupéest fini ; les Gnidiens et Goidiemies.se lèvent de table , sauf quelques officiers gastjrosophes , et laissent pjB^nt dix minutes leurs boues conférer sur les premières impressions, se concerter pendant que la Phalange de Gnide est au vestiaire.

Dix DÛnuies suffisent; on est eapéditif en Harmonie pour la toilette comme pour toutes choses : les costumes y sont brillante, variés, mais commpdes et façiUesà revêtir. On n'a pas un instant à perdre ; les moments sont comptés , non par devoir ou discipliiM, njiais paice qu'on a qn enchaînement de plaisirs ^ parcourir dans la journée et qu'on n'en veut manquer aucun. De Ui vient que tout hermonien , homme, femme ou enfuit, est un prodige d'activité.

L'Hannopie, dans ses ffbtiviWs, n'imite pas les frivoles civilisa, qui dans, leuiss divertissements n*ont j|ucune. vue d'accord généra, n.'établiMeat aucim lien<des plaisir^ avec l'industrie. On ven» .plus loin que ces çpnditipns aont strictement remplies dans cette séance de réception; q\^ le lendemain matin elle aura servi Il passionner toute la caravane pour les travaux agricoles et manubetorier» de Gnidp , oU cesvAyagew^ sf^ntrcmeitront activement et passionnément pendant Ifs hm séances indqsuidfas de la

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journée de station. Acbeyons sur le moment d^arriyde, qui ne peut pas fitre donné ï Tindustrie; les harmoniens ne trayaillent guère après huit heures du soir, à moins d*urgencé.

A neuf heures et demie, le dessert est k sa fin, et Torgue^iu caravanserai annonce, par une salve, la séance de la cour d*amour. On yoit s*ouyrir les portes qui conduisent aux salons de oour, et s*ayancer les proto-fées , qni escortées de troubadoures et corybantes , viennent au nom de Tarchi-fée inviter la caravane*. ' A leur suite sont des groupes de bayadères et hayaders, bacchantes et bacchants qui se répandent dans la salle , entourent -les voyageurs , prennent part aux vins mousseux , et font sauter leê houchona selon les leçons de sagesse données par Dclille ( Homme des Champs ).

Bientôt la caravane est entraînée , et rassemblée dans un beau désordre se rend au séristère d*amour. (On appelle sérUière une masse de salles et pièces affectées aux fondions d*une série d'ordre subdivisée en séries de genre. )

Les deux troupes confondues marchent sans cérémonial jusque la salle du trône , ob les che& de la caravane présentent leurs hommages \ Tarchi-fée. Au bout d^une minute y elle donne le signal d*ouverture, en élevant son sceptre. Les corybantes sonnent ans rangs; les Gnidiennes et Gnîdiens quittent le bras de leurs hôtes. Alors les dignitaires d^amour, les fées jet sylphides , les génies et magiciens, disposent les colonnes de sympathie occasionnelle, et en moins de cinq minutes on entr^ en séance.

Gomment se passera cette séance qui doit terminer la journée? Je n*essaic pas d'en rendre'compte : notre objet n*est pas de donner des tableaux d*Harmonie, mais seulement de définir et faire entrevoir Taccord X omnimode ou accord d'unitéisme, concert et lien subit entre des masses d'inconnus. Je viens d'en décrire une première séance; je ne m'arrête pas \ la suivante,' celle de lacoor d'amour qui prolongerait trop le chapitre. Je me borne a dire que , malgré cet appareil de bayadères et bacchantes , elle sera beaucoup plus décente que ne le sont aiy ourd'hui certaines maisons titrées de sociétés pudiques et honnêtes.

La caravane k cette cour doit trouver • des groupes assortis bien différemment de ceux qu'elle aura fermés \ l'arrivée : le dis-

GftotJ^ËS fit séftiES. 385

^sitif des sympathies d'amoar OGGasionnel , objet de S*, séance , ne peut pas être semblable a celui d'amitié' occasionnelle, !'•. séance.

Quelque civilisé observera que les voyageurs et voyageuses ont pu déjk trouver ^ s^assortir en amour parmi les groupes d'affinité industrielle qui ont occupé la première séance. Qu'importe ? Deux sûreté valent mieux qu'une : ils vont rencontrer ï la cour d'amour un assortiment fort différent , et calculé sur leurs sympathies d'amour occasionnel , qu'on aura constatées par entremise des fées et fés. Chaque voyageuse ou voyageur sera bien libre d'agir selon ses goûts : il n'est pas moins vrai que l'accord de première séance , calculé pour identité industrielle , n'a aucun rapport avec l'accord de 2*. séance, calculé pour contraste occasionnel en sympathie d'amour passager. La Phalange de Gnide, pour bien choyer ses hôtes , devra leur ménager ces successions d'accords en identité et contraste^ sauf à eux \ opter sur sur les variantes offertes.

Après une douzaine de pareilles séances dans la journée du lendemain , séances où l'on aura varié de toutes manières les sympathies , Paffection de la caravane pour tous les Gnidiens et de ceux-ci pour toute la caravane, sera élevée au degré omniphile inverse JL, piiisqu*on aura procédé des individus aux masses.

Le bot serait manqué si cet enchaînement de plaisirs ne coopérait pas au bien de Tindustrie active. Dès le lendemain les voyageurs seront déjà en si intime liaison avec les Gnidiens, qu'ils s^adjoindront a eux dans toutes le« séances de travail à 9 h. du matin , après le délité (!*'. repas), Thymne à Dieu et la parade industrielle; tous les Gnidiens allant en groupes au travail, s'y verront suivis et secondés par leurs hôtes; car en Harmonie chacun, quelle que soit sa fortune, a été dès l'enfance élevé à exercer par attraction une cinquantaine de travaux ; on en verra plus loin la preuve, au traité de l'éducation composée. La caravane connaîtra donc et pratiquera par attraction les travaux des Gnidiens : si tel groupe , au sortir du délité , va a la culture des hyacinthes , il verra se joindre a lui les hyacinthistes qui étaient dans la voiture N^*. 2; et ainsi des groupes qui iront cultiver choux , raves , haricots et autres légumes philosophiques.

384 cAomm et sfous*

N'amicippQ9.paft sur c«9 ddtaik d'emploi des groii|^ ; ndus ii*âi sommes iei qa^ h définition. Il suffit de dîi« que ces dispositions *si opposées ^ nos coutumes coopèrent sans cesse aux pcx)grès de rindustrie; et, pour en acquérir la pnouve, il ftut atlefudre le traite des Séries JurJésqueUes je vais uréludev on deux chapitres de définitions.

Celle des groupes m*a oblige 2i faire 090 exônfsidii dans le domaine de rHarmonie. J^a?ais li décrire des accords de hui* tieme degré , dont on ne trouve en civilisation que des geffdies informes , s«is graduation comme celle desiSO groupes d« Gmdiens , assortis m» penchants industriels des IffO groupes de Toyageurs.

Jt crois inutile d^avertir que ces brillants, développemeols de passions n'auront pas lieu dans les débuts do Tétat sociétaire. Notre génération de paysans grossiers nVque faire de Ues ei de troubadoures , elle ne saurait convenir a de pareils accords; •mais elle en a les germes confus : je les analyserai aux pa^es sui^ vantes , ou Ton verra que Taccord onlnioM)de , quoique réduit chez nous au degré confus , en&nte déjk des prodiges de veNa et d'industrie : quelle sera son influence, quand on Taura gêné- <raUs<^9 et élevé du mode confus au mode r^ulier et pro^pessif 1

Je n*ai expliqué cet accord qa*en degré inverse A « proo^nt des individus aux masses ; il esiirmUle de donner U définition do direct Y, opérant des flwses aux individus. Ce serait compliquer rezposé , qu'il faut abréger, pubqu'il nous entraîne souvent à l>arler d'un ordre social non encore ej^islant. Je vais (575) rentrer dans la sphère intellectuelle des lecteurs , et traiter des germes d'unitéisme ou accords oraaimodies qu'on rencontre en civilisation.

PAUSE. Rappel de Thèse sur r étude de l'Homme

sensittf.

J'ai recoiuu maintes fois, en conférant ayec des hommes intelligents et désirenK de s'instruire sur l'Association « qu'ils n'allaient pas à di\ minutes sans perdre de Tue les bases , comme le minimum et l'ai traction industrielle ( II « 171 ) « et y substituer leurs prestiges de civilisation.

Quelquefois il fallait, dans le cours d'une séance, leur répéter trois et quatre fois le même principe; les y ramener sans cesse, quoiqu'ils en eussent dès le premier instant confessé la rectitude. Mais les préventions i^iyofophiqaes sont si puissantes, qu'en peu de minutes elles r^reonent leur empire, même chez l'homme résolu à en secouer le joug.

Il est donc nécessaire d'adopter, dans un sujet aussi neuf, la règle des redites fréquentes ; elles pourront être superflues pour un très-petit nombre de bons esprits; mais elles sont indispensables pour guider la multitude obstruée de préjugés dont on ne peut la dégager qu'en lui démontrant sans relâche la malTersation des sciences incertaines, en qui elle a placé sa confiance.

Qu'on se rappelle la condition stipulée à l'avant-propos : je ne vends pas ma découverte ; je la donne » sous la seule réserre de partage distribntif du traité. Les impatients Tondraient distribuer à leur gré les premiers Tolumes; j'en retiens un à ma disposition, avec droit de le meubler des instructions que j'ai pu juger convenables, d'après une expérience de 22 ans sur les préjugés des partis scientifiques.

D'ailleurs, je distrais de ces premi«>s tomes les cinq chapitres de la pffteente notice; je les affecte, par anticipation, à la théorie positive; c'est encore une concession faite aux impatients. Ceux qui ne seraient pas satisfaits, donneraient à penser qu'ils sont fatigués de s'entendre dire quelques fâcheuses v^tés.

Dès le premier chapitre et même dès V avant-propos , j'ai dénoncé l'omission de l'étude de l'homme. La classe des métaphysiciens parait s'en occuper; elle prétend mémo étudier à la fois /'Homme , rUniycrs et Dieu. Ces trois problèmes sont liés intimement, sauf progression, La marche naturelle est d'étudier d'abord le i*'. , qui sert d* acheminement au â*. .* on ne peut rien découvrir sur les harmonies

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