‹ Théorie de l'unité universelle (volume 4)Chapitre 54 sur 90 · III · texte numérisé non relu

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de r Univers, sur les causes du mouvement (II, 54S), si on n'est pas initié à la connaissance de l'homme ou du mouvement social et ptusionnel, gui est (11^ 248) pivot et tijpe des quatre autres, clef d'étude pour tous quatre.

Et lorsqu'on est versé dans les deux sciences de V Homme et de l'Univers, lorsqu'on sait expliqupr l'analogie, Vunité de système qui régnent entre les harmonies de VUnivers et les passions de l'homme (voyez Tart. Pivot iaverse) , on peut i élever, en continuant les calculs d'analogie, jusqu'à la connaissance partielle de V essence de Dieu et de ses propriétés.

La métaphysique civilisée n'ayant point suivi cette marche

. progressive , ayant voulu, au contraire^ étudier simuUa-

' nément les trois problèmes, a du échouer sur tous trois

( II, 540 , 541 ) , parce qu'elle a mal envisagé le premier, qui

servait d'échelon aux deux autres.

Elle n'a pas su , dans l'étude de l'homme , se tracer un plan (^'exploration intégrale et graduée ; commencer par l'analyse des passions matérielles et spirituelles, pour s'élever ensuite à la synthèse ou destinée sociale.

N'en déplaise aux matérialistes , l'homme est un composé de corps et d'âme; il faut donc étudier dans V homme les ressorts sensuels et les animiques,

A-t-on de bonne foi procédé à l'analyse des ressorts ma" tSriels , .6*est-à'dire des cinq pMsions sensitivesf Non; Je viens de constater cette omission, par Véehelle graduée du sens de la vue {tableau 596).

Personne n'a classé les divers exercices de la vue , ni en échelle progressive , ni même en tableau confus. Nous en possédons plus ou moins certair^s degrés, que je vais extraire . de l'échelle {^9^),

±". Vue asinique ou équilibrée : nos maçons et Miquelets élèvent leur vue à ce degré déjà supérieur à l'état brut 0 , à l'œil chancelant devant l'abtme. Voilà chez certains hommes un progrès artificiel Je 0 a 1, progrès que des analystes exacts auraient mentionné dans une échelle de degrés visuels, s'ils eussent avisé à ce classement.

5*. Nos aciencês physiques ont élevé arlificieilement Vespèee humaine à la faculté visuelle de 5*. degré, dite coterrestre, f^ue télescopigue et microscopique ; emploi de Vceil , combiné avec la terre vitrifiée ( accord de tierce ).

6*. Nos plongeurs , et surtout les pécheurs de perles , élèvent leur vue au degré co-aqaatiqae ^ discernant les objets au loin dans l'intérieur des eaux,

A ces trois progrès dXV&SA^s y ajoutons-en deux naturels, que des sophistes nommeront écarts de la nature,

4*. Degré: la «ue co-aérienne dont jouissent les Albinos, qui sont doués comparativement à nous de plusieurs perfections incontestables , entre autres :

Tact co-aérien, ou épiderme blanchissant par contact avec la lumière solaire qui noircit les corps de race subversive.

Chevelure soyeuse et probablement plus durable que la nôtre , qui a le double vice de chute et de blanchiment.

Vue co'oérienne ou co-nocturne , faculté commune avec le chat et le hibou , avec le lion et le tigre , dont les yeux recueillent la portion de lumière que fournissent les cordons aromaux; lumière bien copieuse , puisqu'elle suffit en pleine nuit aux Albinos , aux lions et aux chats.

7*. Degré. Vue noctambule , faculté de voir sans le jeu ordinaire des yeux ^ et malgré l'interposition de corps opaques , paupières -, etc. y qui masqueraient un œil éveillé.

S'il existe ainsi dans les facultés de la vue des échelons dont l'homme atteint déjà quelques-uns, par le secours de Vart ou de la nature, ne pourra-t-on pas s'élever h d'autres degrés d'exercice visuel , comme le 2*. , dit caméléonisme; le 5'. , dit co-aromal (*) ; les 8*. Y et 8*. j; , non définis P

(*)Le S*, degré, viie co-aromaU, nous vaiidraU Vavantage de voir, en télescope, le miroir céleste ou coque aromale qui entoure le glotte et qui Venveloppe en forme de huUe de sa ton placée entre rair et l'èther, à 16 lieu£S de hauteur. Sans ce réflecteur, les planètes ne renverraient aucune lumière. Il a la propriété de miroir interne du globe : U réfléchit toute scène de la surface du globe , dans chacun

En êuppoaant que îe eorp$ humain ne dowe poê s'élever au delà de eea faeuliée aciuelleê , il fallait au fn&inê lee classer^ a^eet ce qu*on n'a fait ni êur le 89Hê de la vue ni Êur lee quatre autresi

Ainsi, tout enparai$$ant raffiner sur les méthodes analytiques, tout en se flattant de quintessender les analyses de sensations, perceptions , intuitions , etc. , Von n*a pas encore analysé Véchelle des fonctions sensuelles intuitives, non plus que celles des quatre autres sens.

Prétendra-t'On que ces recherches sur Véchelle sensuelle, sur les degrés d'essor naturel ou artificiel de chaque sens^ n'auraient conduit à aucun résultai utile f C'est une erreur des plus graves : foi prouvé à l'Estroduetion que les recherches sur le sens de la vue et ses emplois intégraux , pouvaient ouvrir une très-belle issue êe civilisation , celle de l'architecture combinée ( l'une des transitions <{ du tableau (II, i4S).

Ce dédain qu'on manifeste pour les branches t étude négligéeSy ne contrevient-il pas mu premier des douse préceptes philosophiques (II, i^9\ exploref en entier le domaine de U science ? Elle devait donc fureter pattout , généraliser V investigation, sans dédaigner aucun point : elle aurait fait des découvertes dans les branches -dont elle augurait le moins, notamment dans les recherches spéculatives sur le sens de la vue : "on en a vu la preuve à l'article garantisme visuel {Extfoduction),

Passant de Vhomme matériel à Thomme spirituel , an retrouve pareille lacune. La métaphysique n'a analysé aucune des facultés d'accords wciaus inhérentes aua quatre groupes.

Il est donc évident qu'on a négligé l'étude de l'homme ,

de ses segments formés par les arcs du réfiecteur, et jusqu'aux points d'intersection de la plus basse corde des rayons. Ainsi, par un temps serein et en choisissant les moments opportuns, vn œil de ^, degré pourra voir de Paris» avec télescope, le mouvement des ports de Bordeaux, Brest, Bristol, Amsterdam, et encore mieux de Londres et 4nvers. Les assureurs paieraient cher lajetàssance d'un tel mirotr.

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iani maiiriel que àpiritueî ; on s'est attaché à réeorce'à la superficie , à des subtilités idéologiques fort inutiles en ealeul de destinée sociale.

De là vient qu'on na rien découvert sur les harmonies de Pkomme avec l' Univers ^ sur le destin des passions, les causes du mouvement , et F analogie universelle { dont f ai traité en aperçu au pivot inverse).

Et par suite on n'a rien déterminé sur les vues de Dieu; en ne eonnait pas même ses propriétés primofdials: ( II, 345, 266) .* si on en avait quelque notion, comment oseraiton lui attribuer l'unité de système , et prétendre qu*il destine l'humanité au chaos civilisé, barbare et sauvage , état opposé à toute unité/ Comment pourrait-on croire , en outre qu'il veuille employer Vattraction en mécanique sidérale, et la contrainte en mécanique sociale f Cette duplicité exaction et de ressorts peut-elle cadrer avec les vues d'un être unitaire en système f

Dieu a disposé l'échelle des connaissances de manière à faire de V étude de l'homme un préliminaire obligé ^ une clef de toutes les sciences d'agrément que recherche la folle raison civilisée : elle voudrait découvrir l'agréable avant l'utile, pénétrer les mystères de P harmonie de l'Univers avant d^avdr trouvé les voies de la richesse^ du bonheur, de l'unité sociale.

Dieu n'a pas permis cette anticipation^ ce contre-sens de génie : il nous a irrévocablement astreints à débuter par V étude de l'homme, sous peine d! échouer dans toutes les sciences d^ agrément, comprises sous le nom générique de Théorie des GàusBS du mouvement.

Nous allons y être ênitUs en plein, grâce à cette étude de l'hommcg esquivée depuis 5,000 ans; omission impardon^ nable à un siècle qui recommande sans cesse d'^aller du connue rînconnu', et qui, donnant ce précepte pour méthode et voie d'invention , a refusé obstinément de V appliquer à l'étude de Vhomme , a refusé d'aller de V Attraction matérielle déjà connue, à V Attraction passionnée dont la théorie restait à connaître.

Foilh de8 redites êam doute; mais trop peu encore : il faudrait les pousser à cent fois , pour bien convaincre le genre humain qu'on Va trompe sur ce qui touche à Vitude de V homme.

Cette science était V issue naturelle de l'ordre civilisé et "barbare (\\,iJk^Y , synthèse de V Attraction), Les métaphysiciens Vont esquivée, tout en faisant sonner bien haut leurs études de Vhomme, qui ne retire aucun fruit de ces subtilités scientifiques. Partout le peuple se plaint à bon droit que les savants n'ont rien fait pour amé- Korer son sort, que leurs découvertes en mécanique sociale se bornent à Vart d'augmenter les impôts , et dt enrichir les sangsues fiscales et mercantiles tout en chantant la perfectibilité.

Glissons sur Vimpéritie politique; cette pause ayant pour objet de dénoncer l'omission d'études en matériel.

J*y ai préludé par la note ^(Introd. ), sur le désordre atmosphérique , et les caculs de climature équilibrée.

Je rallie ce sujet avec la note E (Ëxtrod.) qui traite d'une belle issue de lymbe sociale, par /e garantisme visuel ou architecture sociétaire. Ces branches de perfectionnement tiennent à Vétude du matériel et des sens^ ou de Vhomme sensitif, La Providence a ménagé sur tous les points des palmes pour le génie , et il y en avait de belles à cueillir dans les études relatives au tact y à la vue et au goût : ceux qui dédaignent les spéculations politiques sur le matériel de Vhomme, peuvent être assimilés ^ quant à Vimpéritie^ 5 cette pitoyable secte qui, par un autre excès, a voulu faire de Vhomme un être purement matériel.

Auteurs, qui avez échoué si honteusement sur le problème du bonheur social , tos erreurs, en morale comme en métaphysique, ne proyiennent que de l'ignorance de notre double destinée, la socielaire ou trayail combiné, et l'insociétaire on trayail morcelé : tous avez Yu avec raison, dans l'homme insociétaire ou civilisé, un monstre de perversité , bien dépeint dans ce distique :

» L'argent, l'argent ; sans lui tout est stérile ! a La vertu sans l'argent est un meuble inutile. »

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Vous avez essayé des correctifs, des plans de régëDératioa qui, ne reposant que sor le travail morcelé ou insociétaire , ne peuvent garantir au peuple, ni minimum, ni attraction industrieUe , ni vraie liberté (II, 164^. De vos chimères sur la souveraineté du peuple, on ne voit naître, couune du despotisme, que des légions d'affamés, esclaves d*im écu, disposés à tous les crimes pour échapper à la misère; gens dont Rousseau a dit : « Ce ne sont pas là des honmies, » il y a quelque bouleversement dont nous ne savons pas pénétrer la <• cause. »

Effrayés, conune Rousseau, de la laideur de l'homme moral, vous ares cherché à vous faire illusion par des subtilités idéologiques, sur le perfectionnement de la raison. En étudiant le mécanisme des idées-, aves-vous découvert le chemin du bonheur social ? Non.

Avouez votre déconvenue : vous n'avez pas su expliquer l'énigme que présentait l'homme; la dualité d^essor des passions (II, 54); la chenille sociale à métamorphoser en papilton; l'homme éclatant de vertus et comblé de richesse dans l'industrie sociétaire , dégoûtant de vices et de pauvreté dans l'industrie morcelée ou civilisée.

L'ignorance de cette double destinée vous a jetés dans les écaris de l'athéisme et du matérialisme ; vous vous en êtes pris à Dieu du rétréeissement de votre génie, de l'insuffisance de vos méthodes philosophiques. N'étes-vons pas heureux qu'on vous dévoile enfln le secret de cette nature de l'homme, la dualité d'essor passionnel (II, 54), et les échelons de ta destinée sociétaire (II, 55), dont vous désespériez plus que jamais de pénétrer le mystère?

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