‹ Théorie de l'unité universelle (volume 4)Chapitre 59 sur 90 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

recueil d'arguments pressants, tel que celui qui termine l'appendice (35), convaincre monarques et ministres, partout empressés d'étouffer les ferments révolutionnaires, d'étendre leur domination et la garantir aux héritiers légitimes.

Ceux qui entourent un prince auront d'autant plus de facilité à le persuader, que la théorie d'Association n'est point une science ardue comme les mathématiques, la chimie, la botanique, etc. On ne trouvera pas dans ma théorie le quart des difficultés que présente chacune de ces trois sciences, et pas le 20®. de celles qu'on rencontre dans les grimoires d'idéologie et d'économisme.

C'est donc à ceux qui ont besoin de la fortune à faire' les avances d'études et de démonstrations, pour déterminer aux avances de fondation l'un des 400 candidats nantis de la fortune , et dont chacun peut devenir chef de souscription actionnaire et de fondation.

Si ce traité , comme toutes les théories élémentaires , présente dans les détails quelques ronces didactiques , 00 peut dire |que la science est toute de fleurs , quant au cadre général. Quoi de plus séduisant qu'une doctrine qui va nous enseigner à allier les vertus avec la soif de For, marcher à. une fortune rapide par la culture des seiences, des lettre»-et des arts , y marcher par l'exercice des plaisirs aujourd'hui si ruineux, faire quie cefui qui se livrera le plus ardemment au plaisir, devienne éminemment utile au bonheur de tous ! une théorie si merveilleuse n'estelle pas plus intéressante à elle seule , que toutes les connaissances acquises, dentelle va d'ailleurs décupler l'étendue , ainsi qu'on a pu le voir à l'article pivot inverse». (212)?

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Insistons sur la propriété pivotaleou accord de la vertu avec la cupidité, et, par suite» ayec la volupté. Les Épicuriens eurent Fidée de cet accord : c'était une louable intention; ils avaient entrevu le but de Dieu, mais non pas les moyens : ils omettaient de porter en compte la condition principale » ou assurance de trouver le chemin de la fortune dans la pratique de la vertu et de la vérité. Je croirai , si Ton veut, que la vertu isolée du plaisir doive séduire par elle seule ; mais d'où vient qu'elle ne séduit aucun de ces histrions qui s'en disent les apdtres» et qu'en nous prêchant le mépris » l'inconsidération ou nonconsidération (0 des richesses» ils sont disposés à commettre tous les crimes pour s'élever à la fortune?

(i) Admirable formule» savante doctrine que prêchait a Paris un conventionnel nomme Pison du Galand (1796). Il enseignait à cette Convention d<Ja si féconde en vertus qu'il fallait ineonsidérer ou non eomidérer les riehesseê, et que cette morale ferait le tour du monde.

La Convention nationale était si unanime pour la vertu, que personne ne contredit Torateur. D^ailleurs , elle reunissait dans son sein d*autres champions moraux de même force que M. Pison. L'un d'entre eux avait proposé )i Fauguste sénat conventionnel : • De £eûre confisquer tout For et l'argent existants dans la répn- » bliqoe , de fondre ces vils métaux , et en fabriquer des boulets » pour les lancer contre les satellites de Pitt et Cobourg. •

La motion ne fit pas fortune; elle valait pourtant celle du citoyen Pison. C'était de part et d'autre même doctrine : Fun prêchait la théorie et Fautre la pratique.

En effet, si Fon juge ^ propos d'inconsidérer ou non consid^r ForetFargent, peut-on faire mieux que de les lancer sur nos ennemis, comme objets de nulle valeur, et garder pour nous le fer , puisqu'il ne £iut aux républicains que du^pmn, dufir^ du ealpéUre et des vertus 9

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