De classer t intérêt collectif en boussole de findi
IIVREI. SECTION II. 579
ttdtêel, de manière que l'amhitieux ne tende qu'à t intérêt collectif j devenu gouvernail de tintérêt individuel.-
Dans une telle situation , les hommes seront spéculât!yement et passionnément philanthropes.
Ils le seront spéculativementj par conviction que la moindre tentative de bénëGce opposé au bien de la masse, les métrait en conflit avec cette masse qui les honnirait.
Ils le seront passionnëment 9 parce que l'état deg choses y l'affection cabalistique pour 50 à 40 groupes (509), les entraînera. À travailler pour l'intérêt de cette masse , où le leur se trouvera compris.
Telle doit être la boussole du civisme. Je vais [en faire une thèse séparée dans le Gnal de cette section. '
PosTiENNE, Jiccori de la morale avec la politique.
Je serai'plus brcfsur ce sujet que le Spartiate abbé de Hably. J*ai déjà exposé (509) les qualités qui constituent l'homme politique et moral, nommé citoyen, titre dont aucun être n'est digne dans l'état actuel. It ne reste qu'à commenter ledit paragraphe.
Un village se compose de cent familles : leurs chefs , fouragit en citoyens j doivent s'abstenir de tout ce qui peut préjudicier à la masse, doivent confondre leur intérêt dans celui de la masse. Le contraire a lieu : chacun d'«eux douille la forêt, la livre à ses troupeaux, dévaste les chasses et pêcheries; son intérêt l'y oblige; il sait que les 99 autres en feront autant; il est forcé à prendre part au ravage.
L'état actuel ou morcelé crée donc cent i§golstes dans kf cent chefs de famille ; aucun d'eux n'est citoyen. Tom
580 ASSOCUTIOK COMPOSfe.
tombeni dans la doplicitè d^action , Uolanl rintérèt iodividael de Tiptërfit coUecUf.
Ils ne peuyent deyenir citoyens qoe dans on ordre qui leur fasse trouver leur intérêt personnel dans la conservation des propriétés de la masse , qui leur garantisse une juste rétribution sur les divers prodoits du fonds sociétaire , et qui en même temp^ les mette dans Fimpossibilité d'en rien distraire. Qu*uq Harmonien s'avise de tuer perdrix et cailles au temps de la ponte , il ne saura pas où les faire cuire dans S4 Phalange; il serait admor nesté sur cette infraction aux usages; il s'en gardera, sachant que plus on ménage le gibier» plus on est assuré qu'en temps convenu il y en aura surabondance » et par suite bonnes lippées, même aux tables de 5^. classe. Il trouve donc intérêt fonlifei négatif k opérer pour le bien de la masse : intérêt positif dans la garantie de répartition proportionnelle; intérêt négatif dans l'impossibilité d'éviter le reproche de conduite inçiiique » s'il contrevient aux résolutions générales.
Au lieu de cette garantie composée en conduite civique, la civilisation fournit à tout homme » appât compoêé pour Fineimme ou spoliation de la masse.
Appât pojritif ^ns le besoin. Sur cent paysans, il en est au moins 90 qui sont nécessiteux et spéiadept sur la vente d'un gibier qu'il eût fallu épargner; ils trouvèrent des acheteurs , chacun en civifisation se plaisant k eociOQ* rager le mal ; ils ont plem espoir de tenir caehft ce délit, qui serait aussitôt connu dans l'état sociétaire.
Appât négatif. S'ils laissent échapper une haae pleine, ils n'auront probablement ni la hase, ni les lenreauxde sa portée : ce sera faire un bien dont ils risquent ne retirer aucun fruit , mais plutôt des
UVRB U SECTION il. jiSÎ
Ainsi, l'èiat actael ou morcellement présente h Thomme une amorce positive et négative pour le mal. De là vient que personne n'agit en citoyen pour lebien de la masse ; personne n'est digne du nom de citoyen. L^homme qui s'en arroge le titre n'est qu'un égoïste renforcé , qui se croit autorisé é toutes les friponneries , à tous les crimes» parce qu'il travaille pour sa femme et ses enfants.
le le répète; c'est l'état des choses qu'il faitt accuser, l'ordre vicieux qui présente à chacun l'app&t positif et négatif à trahir les intérêts de la masse : on ne peut incriminer ici que la civilisation , et non pas les individus.
Posons abstractivement la thèse du vrai civisme , ensuite nous la traitel'ons concrétivement. On est si fort ami des abstractions, dans notre siècle; donnons donc une page au goût du siècle , aux c^alculs abstraite.
Supposons une Ile du contenu de 100,000 familles, où chacun des 400,000 chefs se décide^ soit par raison, soit par inspiration divine , à opérer pour ïa masse, lui sacrifier ses intérêts personnels , et user des plu^ grands ménagements pour les forêts, pâturages , pêches et chasses.
GhacuU, en épargnant un brochet ou une caille qu'il aurait pu prendre , a travaillé pour le bien de 99999 autres familles ; mais en revanche les 99999 autres ont travaillé à l'unanimité pour lia sienne. ïusque-là, nulle perte pour aucune , et compensatiou réciproque. Chacun a épargné pour la masse , en raison de ctd que la masse a épargné pour lui.
Mais bientôt le bénéfice deviendra imniensé par l'abondance de poisson et de gibier, {Har le bon état des forêts et des pâturages; l'tle s'élèvera rapidement à la richesse, d'où elle aurait déchu avec la même rapidité , si chacun eût agi selon la méthode égoïste ou civilisée , en ne spé-
882 ASSOCUTION COHPOSéc:.
culant que pour sa seule famille» ruinant les chasses^ rivières» forèis et pacages.
Objeetera^t-OD qu'une fois eetle richesse créée» tout sera envahi par quelques privilégiés qui ne réduiront pas moins le peuple à la misère? Sans doute cela aurait lieu en civilisation ; c'est pourquoi le civilisé est dupe lorsqu'il fait le bien de la masse» et Tégolste seul est sensé dans l'état 2Ctuel » où toute philanthropie est illusoire » absurde en pratique, -
Mais nous spéculons sur l'état sociétaire» où le riche gagnant en proportion au bien-être des classes moyenne et pauvre » sera intéressé & les soutenir» les favoriser» et ueevena.
Posons ici le problème abstractivement. Dissertons sur les conditions; elles ont été indiquées» en itqlique, au dernier paragraphe du 6*. chapitre (578). ^
Il est évident que cette phUanihropie ffdnérale et réciproque exige trois dispositions inconnues parmi qous.
i^.Le minimum gradué, l'absence de besoin et l'incurie pour l'avenir : si un père voit sa bmille nécessiteuse» ou s'il craint pour le lendemain» il ne consultera plu» les intérêts de la masse, c Ventre affamé a a point d'oreilles.»
S^. La répartition proportionnelle aux trois facultés^ capital, travail et talent. Gomment un villageois menagera-t-illes intérêts d'une masse qui ne lui répartirait pas équitablement un lot du bénéfice général qu'aura produit le concours de tous au bien commun ?
30. If exploitation eombinée ou eoeiétaire: sans eetle combinaison il ne peut exister nul concours des individus pour le bien général : on ne voit naître qu'un concert de malfaisance et d'égolsme ; les passions n'entraînent l'in-
llVRB E. SECTION n. 58S
dlvidu qu'à opérer contre la masse, aùi bénéfices de qui il n*est point associé et qui n'a pour lui nulle sollicitude.
Telles sont les trois qualités requises pour former Aes CITOYENS, des êtres tonciliantla mor<de4ivee h poli-tique j par la coopération dé Chacun au bien de tous, et fHir Tunité d*efforts pow accrottre les économies et les produits. X
De ces trois conditions, les deux premières sont le ré-' sdltat nécessaire de la troisième , de Tassociatibn sériaire, ^ui a pour pivots le minimum gfaduè et la. répartition' proportionnelle.
C'est ainsi qu'en rêvant lé bien, en s* exerçant aux utopies d'industrie vraiment cAfique , on serait arrivé à dé- Icrwiner les conditions 4u bien social*' C'^fit été déjà tiim solution abstraite dufiroblème. Pour la donner concrète, on aurait eu à déterminer les procédés d^Àssociation.
Ces principes une fois établis , l'opinion serait intervenue pour rappelet & Tordre le monde sophistique, lui représenter qu'on «st suffisamment repu des vaines sublilités de la métaphysique , des controverses mercantiles 4!ft démocratiques* On l'aiurait sommé de faire trêve sur «es fariboles reèattues^ et s^occuper enfin de l'objet urgent ; de ta recherche des méthodes sociétaires.
Ce travail est fait , et avant d'initier les lecteurs aux détails du mécanisme , il a convenu de les promener idéalement dans ce nouvel ordre ; ils en ont vu le matériel dans la 1^. section; ils ont, dans la seconde, examina les accords de morale et de politique dans les diverses 1)ranches dir régime sociétaire. On y à vu cet accord dé-^voulant de l'essor même des passions de la nature du ^mécanisme sériaire.
Après ce coup d'œil sur lés propriétés de l'Harmonie ^
584 ASSOCUTIOlf COMPOSÉE.
aï c'est de bonne foi que les philosophes désirent racc<Nrd de iamorale et de la piditiqne , ils n'ont pas à hésiter sur l'abandon de leur yieil édifice ; ils ne peuvent plus douter ^pie le traTaii moreelé ou cirilisé n'engendre constamment tous les yices opposés à la morale civique et h la saine politique» toujours l'égolsme , la duplicité d'action» et les sept fléaux lymbiques, indigence , fourberie, etc.
Lea descr^tions qu'on vient de lire sur le matériel et le passUmnel de l'Harmonie ont dû exciter la curiosité ; elle va croître à la lecture de Tinterméde suivant , qui est un complément des aperçus sociétaires. C'est une dernière promenade en Harmonie, un coup d'csfl plus rapide, où je restreins à des paragraphes l'examen de ces prodiges dont chacQD a occupé ;un ohapiire dans le cours de la 9^. section.
rue MB LA fllCOIfDE sscnoN .
GITERLOGUIT.
TAUVRETÉS CIVILISÉES ET PRODIGES nARMONIEIfS. MPfllSI BT GOMFliulIT DK U CIS-MÈDlilITB (n, 149)^
Qu'est-ce que c'est qu'un Ciierlogue? Est-ce quelque wmvel animal arrivant du Congo ou du Monomotapa?
Sans dout^9 répond un bel esprit : le Giteriogue doit être un quadrupède de la famille des Dogues et Boule- . dogues: cela se devine à la rime en ogue;
Eh non ! reprend un troisième rns voyez-vout pat que c'est quelque songe creux d'un savant en ogue, d'un Idéologue, Géologue^ Archéologue ?
Ainsi raisonnent /^i incroyables de France. Pour juger d'une méthode ou d'une nomenclature nouvelle , ils n'ont d^ autre pierre de louche que les jeux de mois , et quand Us en ont décoché quelques bordées, ils s'admirent entre eux , se disant : toujours charmants, toujours français !
Négligeons leurs plaisanteries banales: j'y répliquerai àVVlterlogue, où, je disserterai sur l'aversion des Français pour toute méthode, et sur leur goût pour la confusion; travers bien digne drune nation qui se passionne pour les chanteurs faux et démesuré», et pour l'amour da mépris de soi-même [Avant^propt» y Post.). Suspendons ee d^'bat , et occupons-nour d^ instructions plus utiles.
Le premier Vl\t^, sections 1 et 2, a été douoé à un coap d'œil sm- ]• matériel et le passionnel d'un canton d'Harmonie.
Ce lÎTre a pour but de familiariser le lecteur a^ec les prodiges socié'- .taires^ lui en ftdre désirer la prompte épreuve, lui inspirer une confiance' présomp^TC et conditionnelle, enfln le dépayser, par quelques tableauf.
586 CITSRLOGOE»
dn Trai bien aocial, avant de loi exposer le mécanign» d'où naîtra ce ooloste de richesse et de bonheur.
Plos qne jamais le monde social est engoué des enfileun de mots, infatué de f erbenx écriTains qui se flattent d*aToir perfectibilisé la raisoa par des subtilités sootastiques.
La meilleure réponse à leurs jongleries est d'y opposer le tableau d'un ordre de choses oh régnerait la Yéritable saison, Titnit^ sociétaire.
J'ai préludé sur les prodiges industriels de cet ordre (Gî»-Médiante, II, 149) et sur le parallèle de ses grandeurs ayec nos mesquineries. La notice fut égarée au moment de la livrer à l'impression; je ne me souvins que de trois siyets, qui furent traités beaucoup trop succinctement. En yoici qudques autres, qui seront matière d'entre ade, faisant suite à ladite Médiante.
Kons n'eKaminerons que sii: menraiiles industrielles; je donnerai, à la fin de l'article, un aperçu des merveilles politiques : fixons d'abord notre attention sur le matérid, dont les tableaux sont mieux appropriés au caractère civilisé.
SojeU déjà traités (U, 149} :
1^. La QuÀBARTiMB. 29^ Les Rodtbs. 5°. Le GAnAsm.
4^. LA Typographie Unitaire; conséquence du Langage unitaire.
Les modernes qui ne chantent que l'unité de J'univers, ne peuvent pas même s'eutendce sur l'unité de langage et de signes typograj^ques. Il n'ont pourtant pas lieu de se plaindre du siècle « ni de l'accuser de rébellion à la lumière; car ils ne sont pas encore convenus d'un mode unitaire en communications vertiales et écrites. Ils ont essayé trèsmaladroitement i'unité en système métrique; ils y ont échoué et l'ont mérité, pour avoiropéré à oontro-sens du vœu de la nature (*).
(*] Bux-mémeg reconnaissent que la nature et Véconamie eonsetllmt 2s nombre 12 et ses puissances, nombres qui réunissent la plus grande somme de diviseurs dans la moindre somme d'unités. On (route atrssi cette facvdté dans les mixtes de 10 et 12» comme 120 et 560« ^ui tntrrtiendront en emplois mixtes dans la numération harmonienne.
Méconnaissant ce principe, les modernes, dans la réforme du système métrique, ont conservé la numération décimcde, si facife à nUtamor^ phoser en dousainale, par Tadditton de 2 siçjnes qui signifieraient 10 etil.
La tille de Paris, qui a fait cette victeuse opération du nouveau système métrique , a d'autant plus de tort, que le hasard avait placé dans Paris même une boussole d'initiatiiw. Le hasard4i étaUi dans c^tevUk une mesure natureUe, son nso na aoi qui est égal à la 52^. partie de la hauteur de Veau dans les pompes aspirantes. En outre, il se trouve par
CITERLOGVE. %7
LflB mnf icieiii, qui n'ont pas de si hautes prétentioDB en^unlté, arrivent de fait an bat. Ils sont en accord d'nnité ponr les signes comme pour le vnAtmmmM de leoT art. La nmsiqaelest sur notre globe ce qn'ette est sur tops les globes.
Les musiciens sont à Tnnité douzainale « ou naturelle. « Bs^sont unilaii^ sur la thiob»» u HiciiiiSMB, les sures et u LiiioAûB.Ils ont adopté en tons pays les mêmes caractères d'annotatimi, et de plus, le même langage d'indication, l*itausn. Les yoUà de fait arrîTés au but que doit se proposer la sdence, à l'unité bi-composée. Ds y atteignent sans aucune de ces prétentions d'unité qu'afllchent nos métaphysiciens et équilibristes d'univers, gens qui ne sarent élever ni leur science, ni le monde social à aucune des unités déshrables.
Il n'en est pas de plus urgente que celle du langage, tout an moins ee&e d'écriture et de caractères. On voit sur ce point les nations les plus sensées, comme les Allemands, se passionner ponr la duplicité et la confusion, en s'obstinant pour le caractère Teuton et anguleux , tandis que le romain est commun à l'immense majorité des états policés. II sera, par cette raison, caractère provisoire d'Harmonie, en attendant la fixation et détermination du langage naturel dont je parlerai à la section des séries mesurées.
Sitât après l'adoption du langage et du caractère provisoire, on ièra imprimer à 800,000 exemplaires, plus ou moins, tous les ouvrages d'ntiUté générale, ponr en distribuer 600,000 aux diverses Phalanges, puis aux divisions provinciales et régionnaires des divers degrés, selon le tableau (JI, 657).
5o. La Ghavcrb Sogûtaiib. Elle opérera dans toutes les branches de soîenoés et d'arts, selon la méthode indiquée à l'article précédent, 4*., et à celui du cadastre, 5«. On fera graver à 800,000 exemplaires tout ouvrage utile à chaque Phalange et anx dépôts de province, comme un grand atlas d'histoire naturelle, à planches enlvmMiées.
MoD-seulement un tel ouvrage n'existe pas dans les capitales , dans Paris on Londres; mais on n'y trouve pas même les gravures d'utilité urgente, comme celles d'anatomié. l'ai vu à Paris un recueil de belles planches dn cerveau, par y icq-d'Ajsyr; elles sont enlwminées, précanfion indispensable ponr faciliter l'étudiant: mais la collection se borne au
hasard guhâlMsé en âouze pouces et douze lignes , selon U voeu ée la Wktwte ; d^ok Uré9%me que le pied de roi de Paris sera mesure unUaire du giiaibe harmonisé. N*estrU pas plaisant que là viUe qui se fiatte de ré-* pondre partout les torrents de lumières , ne veuiUè pas même aémettre celles que le hasard lui a livrées , et qui sont déjà pra^qu^netû admises. che« son peuple l
S88 CITEftLOGOE.
•ans plot. U fiiiidraiteo 20 tomes semblables donner le eorpi koraaiD tout entier. Ainsi fera l'Association, qui tirera ledit ooTrage à 80D,M0 exemplaires, dont &»,(M pour distribuer à diacnne des Phalanges , et le snrpins pour les établissements et les amateurs, afln quTon ne soit pas , comme aujourd'hui , réduit à dire, ^niiifc Paris, çniofc Pmris; éloge d'autant moins mérité, qu'on ne trouve à Paris même rien du nécessaire en études: je vienadelepnm?er par la branche de la gravure.
Les Parisiens, par le fsit, »*aocnsent eux-mêmes sur ce point : car •o foit, à leur cabinet d'histoire naturelle (salon de pdnture), des gra« vures enluminées, représentant une panthère, un canard, un singe, etc. On peut leur demander pourquoi ils n'ont pas représenté ainsi, arrft MlMiitiiiiref, tout l'ensemble des règnes, notamment les^SO k40,Ù0ê Tégélaux qu'ilest impossible d'étudier sur lagraTureà l'^encre. Il faudrait voir les nuances des feuilles et fleurs , des fruits et semences, etc.
Sur ce point, tous les naturalistes yont tomber d'accord avec moi, eonfentr que ce colossal ooTrage serait indispensable, et que tous les hommes de l'art coopéreraient ardenunent à cette bictciopbdii kâtobaboeiQOB nunnini.
Mais, ajouteront-ils, il fandlraitdes fonds immenses. Eh bient sortes de ce bourbier de pauvreâ qu'on nomme cwiUsatitm perfeciibUitée ; «rgamaes l'unité sociétaire, et le lendemain tou» aurex pour le service des sciences et des arts , pour les entreprises les plus magnifiques, plus de fonds qu'on n'en pouira désirer. Fandra-t-il cent millions pour cette encydopédie desrègnes? Cent mOliona seront assignés et renés à l'instant par le congrès d'unité universelle.
En décrétant cette fiructuense avance et une foule d'autres également utiles, il ne fera que «uine la loi de contre-mouTenient, indiquée (II, 55) ; faire |K»«r ia saçuiê et les travaux productifs, autant que font les ci> vlUsès pour la folie et la dêvastatUm. Us sont toujours prêts à dépenser un mlDiard s'U s'agit de piUer, brûler 50 villes et 500 vUtages, faû« périr de blessures' ou de misère 500^000 hommes, en l'honneur des perfeçtibflités de dvillsatlon perfectible»
Je le répète : pour opérer ces ravages , le monde civilisé a tonjonrs un ■attliard. tout prêt: on en prend moitié sur pays ami, moitié sur pays ennenn. Le milliard se perçoit per nos et nefas^ Mais si on proposait de verser senlement cent millions d'avances pour une entreprise utile, comme le dictionnaire que je viens de citer, tonte la finance en hausserait les épaules; puis les naturalistes seraient bernés comme visionnaires, bons ^pâtres demandant cent millioDs pour la science, et voulant en mettre au moins 50 millions du côté de l'épée^
Bref, la jcience ne peut prospérer^ les grandes entreprises nopeavent
CITBRLOGnE. 589
t'eiëeiiter qne dans im^ordre tociai qui aura snrabondaiioe de rictaesses •t de eapitanx à yener ; et de i^iifl, garantie contre les fraudes mercantttes, dont le monde savant pent être sospeoté.
FdonniTons sur la kyrieHe des panvretés ciTilisées : 11 a ftUn pronver
•d'abonl anx Parisiens, qœ lenr viUe qn'ils croient si splendidement
panmie en établissements sclçntiflqnes » n'a pas en ce genre le dixième
des lesaources qn'anra en Harmonie la moindre Phalange du globe.
L'assertion paridt exagérée ; je la prouferai, à la rignenr.
d». L'unioATiOif. Elle exige 4les tîiiyanx impossibles >nx civilisés. Il faudrait ménager de grands bassins à tons les sommets de yallée, puis des empèlements et rigoles distribuant des deux côtés de la vallée, avec des étangs secondaires dans [les hautes [sinuosités. On tirerait de ces bassins un courant pour entretenir la grande rigole redoublée, qui coulerait en sommet de colline et à mi-colline frigole au-dessous de laquelle on ménagerait des espaces propres à remplacement des pompes qui s'empliraient par un robinet. Ces 'ponypes remplies sans trayail dbtribueraient sur toutes les pentes, et la plus vaste campagne serait arrosée comme le parterre d'un Sybarite.
Ce seul avantage, que je n'ai pas porté en compte dans les évaluations du produit Harmonien (54)i suffirait déjà à élever de moitié en sus la masse des récoltes; car, du moment où on pourra^ à volonté arroser les pentes et hauteurs, on pourra d'autant mieux homecterles plaines.
Ce sera le premier travail de l'Association. La culture sans irrigation générale n'est qu'un avorton. Mais comment oserait-on songer à ces vastes travaux, dans l'état morcelé où chaque propriétaire, loin de vouloir se prêter aux convenances générales , ne jouit que de ce qui peut nnire à son voisin ?j
T'^. La LocviTiiuB, ou anéantissement des loups et autres bétes féroces, comme les ours, les sangliers : leur destruction ne peut naître qne de l'unité d'action. Quand les poursuites et battues seront exécutées généralement et à époque fixe en tous lieux, comme on Ta fait en Angleterre où les loups n'existent plus, on cura bien promptement détruit les espèces^dangereuses, même celles des reptiles, serpents et crocodiles, sauf à prendre des précautions d'isolement et blocus permanent des Ueux où on n'aura pas pu atteindre les races malfaisantes.
Si une nation barbare a pu construire une muraille de 500 lieues de long, garnie de tours, ne peut-on pas élever contre les bétes féroces une palissade de 500 et 1000 lieues, qui, à longueur égale, ne coûterait que le vingtième de cet énorme et inutile rempart des Chinois? La palissade n'exigera qu'un léger soubassement, sur lequel reposeront les griUages en bois vernissés, avec des herses placées aux points d'écoulement des eaux.
•90 CiTEaLOGITE.
On établin d'abord la palissade sur les points les pins iMiles à cenper, comme de Narbokine à Rayonne , des Bouches du Niémen aux Bondief du Danube, de la mer d'Aioff à la mer Caspienne, de la Caspienne au Golfe Persique , du lac Baikal au Golfe Peldn. Morennant ces coopures, les animani pouranivis ne pourront pas se répandre an delà d*mi poiaC connu, et on pourra commencer à purger les régiona les ph» popidenses, comme l'occident d'Europe, en diflérant la batUie sur d'antres points , comme la Russie, jusqu'à ce que la population y ait fait plus de progrès, et que ses cUmatures améliorées (selon le tableau note A, II, 98) aient fadMté la destniction des bétes làuves jusqu'à la mer gladale réduile (II, 105).
Une Cols l'opération effectuée, on enlèTera les palissades , qui auront de nombreux emplois, notamment ceux de l'article solyant
S*. L'iPPBfTOiSEiiBifT de plusieurs espèces précieuses. Castors, Viçognei, Zèbres , Quaggas, C'est encore on avantage qu'on obtiendra en partie des palissades mobfles , dont nous ne pourrions pas faire emploi lors même que nous serions délivrés des loups, parce que le mortellement des propriétés empêcherait le placement et l'entretien de la palissade.
Une entrave non moins forte est le caractère des civilisés et barbares, gens dont la malfaisance et la brutalité sont un obstacle à tonte entreprise {K>ur l'apprivoisement des races indociles. On verra , anx sectkms 8 et 4 , quelles doivent être les mœurs des cultivateurs avec quf peuvent sympathiser les quadrupèdes que je viens de citer.
Toutefois il est plaisant que cette Europe, qui se vante sans cesse d'avoir tout perfeciibUisé , n'ait pas encore acclimaté dans les Alpes et antres montagnes l'animal qui donne la plus riche toison du monde, le Vigogne, bien plus facile à y transporter que la chèvre du Thibet, qui pourtant y a été amenée par les soins de MM. Temauv et Jaubert,
On objecte que l'Espagne n'en voulait point livrer. Mais pourquoi l'Europe était-elle assex sotte pour maintenir l'Espagne en possession de l'Amérique, dont cotte paresseuse métropole vient enfln d'être dépouillée comme elle le méritait, et conune elle aurait dû l'être depuis eont ans , s'il eût existé une législation sensée sur le monopole colonial, sur les conditions et époques d'émancipation légitime?
90. L lFovr k BCLOSiON, ct OU général tous les travaux d'untté^domes^ tique. C'est à bon dit>it que Voltaire se moque des modernes qui , avec leurs jactances, ne savent pas s'éle^'er, en industrie agricole, au niveau des barbares de l'antique Eg)pte.
Mais comment oserait-on faire usage de fours contenant 40 et SO raitle ottHi , quand on ne serait pas sûr de la qualité des œufs fournis par mUle
CITERLOGITE. SQl
familles de fripons qui feraient avorter l'opération, en Irmnfisiit mv la date et la valeur des œufs.
Je cite le four à éclosîon entre mille autres «^énâoiii qae la fausseté eîTilisée rend à peu près inqiraticables, et qni deviendraient des sources de richesse et de charme « dans le cas d'uaîté sociétaire et véracité des relations. TeUes aeraical les serres chaudes et fraîches à chambres graduées.
JL'oaage des fom appliqué an globe entier donnera chaque année, ^nledâmt, 160,000 poulets de plus par Phalange; total, 60 milliards «n SOS de ce que fournirait la couvée ordinaire. Ce surcroit de produit s'élèvera à 500 milliards de poulets> quand la population sera au complet. Il n'est point de petit bénéfice en gestion sodétaire ( 206).
Quant à la civilisation, elle n'est évidemment qu'un Pigmée en industrie : elle ne peut pas même conserver le peu que la nature lui a donné. Elle voit sa mauvaise gestion détériorer chaque année les montagnes, les sources et les climatures ; comment pourrait-elle entreprendre le reboisement, tant qu'existe l'obstacle des propriétés morcelées; tant qu'une montagne à couvrir de semis n'est pas possédée et entourée par deux ou trois propriétaires co-intéressés, comme des Phalanges vicinales, qui toutes s'accorderont pour cette opération ; tandis que 2 ou 300 ménages ne travailleraient qu'à ravager le semis par la cognée et la dent des bestiaux?
D'autre part, l'état morcelé n'a rien de l'actiîité nécessaire aux entreprises: il faudrait, pour recouvrir un vaste terrain comme les landes qui régnent de Rayonne à Bordeaux, creuser au moins vingt petits canaux destinés au transport des terres , ou bien faire des chemins ferrés pour les chars mécaniquement conduits à la vapeur.
S'agit-il du dessèchement d'un marais? on sera, comme pour les r€ftK>isements, gêné par les mésintelligences de cent propriétaires qui en possèdent quelques portions. Gomment les faire concourir au tra?ail des saignées et creusements d'étangs? L'unité sociétaire peut seule exécuter ces prodiges , et la civilisation échoue partout où elle trouve quelque peu d'obstacles. Aussi les Marais Powtms, si souvent attaqués depuis les Romains jusqu'à Pie VI et Bonaparte, ont-ils résisté à toutes les tentatives de dessiccation. Que serait-ce de marais bien plus étendus, comme ceux de Polésie, de Guyane, d'Amazone, de Mississipi, que les Harmoniens feront disparaih*e en un demi-siècle?
L'Harmonfe, qui opère en mode composé sur l'ensemble du mécanisme social, ne doit pas s'en tenir aux économies matérielles, aux prodiges d'industrie comme ceux relatés dans le présent article :
I A la Cis-Médiante (II, 149); ) i AiiPo8t-Ambule(206). i
SOS CITERLOGCE.
Elle doit opénr MoiblaMM éeooomifls dans le mé^^
loot fera au nfyeaa da matéiid, en économie de dépeme, en éeonoiBie
de tempt^ en épargne mixte, temps et dépense.
!•• Eporfne de frais. Exemple tiré de la perception d'impdts.
SI le produit fiscal de France, y compris les charges des communes et antres, conte une somme de 150 millions en tnà» dé perception, ronnits on non connus, ces frais ponr le globe entier s'élèveraient donc à 50 milliards, en supposant une difision en 200 empires (II, 576): ladite rentrée n'exigeant aucuns frais en Association présente sur un senl djet 50 milliards d'épargne annuelle, et dans le début 6 mUlianis seulement, puisque le globe n'est qu'au 5«. de la population possible.
2". Epargne de temps. Exemple tiré des élections.
Cest ici le vrai phénomène d'accélération. Je doute qu'on puisse imaginer un mécanisme plus traînant, pins compliqué, pins désorganisateur, que celui des élections civilisées. Et pourtant, cette coutume d'élections minenses qui distraient pendant un mois entier des masses de citoyens, est l'ouvrage de savants qui ont des prétentions en économisme.
L'ordre sociétaire composé (Période 8e., II, 55) a pour le moins cent fois plus d'élections qu'il n'en peut exister dans un état républicain comme Sparte ou Athènes. H a des élections de 15 degrés, selon ;ir tableau (II, 576), et dans chaque degré des séances nombrenses, dont la multiplicité est disposée de manière à ne causer aucune perte de temps, wàB Li nuxiini de ce qu'exige le mode actuel.
Par exemple, s'agit-il d'une élection du degré X pivotai (II, 566), exigeant le suffrage d'un des sexes dn globe entier, comme seront les choix d'un hyper-sibyl, par 500 millions d'hommes ;
d'une hyper^fée, par 500 millions de femmes; d'un hyper-roitelet, par 500 millions d'enfants?
Avant d'y procéder, on en a conféré en séances de travail ou de repas, mais non pas en assemblée spéciale , qni serait perte de temps. Chacun a d'avance^ fixé son choix; et le s(rir, en allant à la bourse (heure de rentrée au Phalanstère ), on passe par la galerie du scrutin ; on y écrit et dépose dans l'urne un bulletin; c'est l'ouvrage d'un quart de minute an plus, pour chacun des 500 millions de votants.
Le dépouillement ne coûte que 124 de minute, en estimation relative. En effet, si une Phalange emploie en scrutateurs un 40*. de ses votants, I2pour480, fis effectueront 12|déponiUementsde40 voles en dix minutes, par douze feuilles tablées qu'Us placeront dans les douse cases d'un tableau de vérification où chacun peut, pendant trois jours, examiner si les scrutateurs ont exactement transcrit son vote.
Phfiinte sait qu'Ua élu Aristote pour byper-sfi)yl du globe (chef om-
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marque de rinstraetioii ). L'on doit donc trooTer à la lettre P. PkUimU élu Aristote. Philinte rectifierait s'il yoyait une erreur.
L'oQTrage du dépomllement» à 10 imnntes par scrutateur, ayant employé 120 minutes pour les douie agents , c'est un quart de minute es répartition générale sur 480 yotants.
Jusque-là l'élection a dé)à coûté deux quarts den^nute par chaqns TOtant d'une Phalange, , et par conséquent du globe entier. Si on ?eiit faire le calcul des dépouillements successifs de proTince , royaume, en»> pire, etc., on yerra que le trayaU de yote du globe n'aura coûté, en dernière analyse , qu'une minate par chaque indiyidu.
Su. Epargne màxte de temps et de dépense. Exemple tiré des procès.
Je ne connais pas asses la statistique de l'ordre judiciaire, pour donner ici l'estimation des frais et du temps que peuyent absorber les oonte»tations. Le procès Fualdès a dû coûter^des sommes énormes. On faisait yoyager de Rodez à Alby des légions de témoins.
J'ai remarqué, dans le tableau des procès criminels, qu'ils s'élèyent annuellement à 3 pour 2,000 habitants; de sorte que le royaume de France doit fournir chaque année 45,700 crimes connus et causant procès, non compris ceux de police , et les crimes inconnus ou tolérés. Qu'on ajonl» à cette masse les procès' ciyils, on jugera de l'épargne que peut yaloir un ordre de choses où il n'existera point de procès, effet bien inocH^ eeyable pour des dyilisés ! qu'ils attendent la description complète du mécanisme d'Harmonie^ et ils se conyaincront.
Que les sujets de procès n'y existent plus ;
Que les menues contestations qui pourront s'y éleyer, serontarbitréet en très-peu d'instants, sans frais ni perte de temps.
A ces aperçus, joignons les économies de toutes les unités, entre autres celle de f unité de langage, de sigMS écrits, de mesures , etc. Lorsqu'on a la garantie d^ avènement facile et prochain à tant de liens, ne serait-ce pas être Vandale que de se montrer indifférent sur F épreuve de cette Association , dont nota allons enfin exposer le mécanisme.