‹ Théorie de L'unité UniverselleChapitre 55 sur 74 · ARTICLE ONZIÈME · texte numérisé non relu

ARTICLE ONZIÈME

La leçon romantique a été purement négative, quoique j'eusse pu y traiter en positif de beaux problèmes, comme Ya recherche du régime édênien. Mais les romantiques ayant compromis leur genre, en l'affectant à la frivolité et négligeant l'utile, il vaut mieux adapter une science neuve au genre classique, non suspect de vision. Je me suis donc borné à faire entrevoir qu'on pourrait, avec plein succès, produire ma théorie en sens romantique : elle serait même plus hardie , plus grandiose et aussi juste qu'en classique où je vais, selon mon engagement, battre les philosophes avec leurs propres armes, et déduire mon calcul sociétaire de leurs principes mômes, après quoi je l'établirai d'après les miens qui conduiront au même but.

C'est bien à tort que les quatre sciences philosophiques s'accusent réciproquement de n'avoir pas de principes. Je les en ai badinées dans la petite noie (iso) : elles ont un tort bien plus grave en fait de principes; c'est de ne pas savoir employer les bons dont elles sont bien pourvues, de les confondre avec les mauvais, compromettre et avilir les bons par celte confusion.

J'ai réuni (II , 129) une petite collection de ces bons principes philosophiques, dont le principal est que l'homme est miroir de l'univers, et le mouvement, miroir progressif de lui-même. Voyez pour application la noie annexée à cet article. Je vais mettre en scène quelquesuns de ces préceptes que la philosophie recommande comme boussole, et qu'elle refuse de pratiquer. Ils nous indiqueront la marche à suivre en théorie sociétaire. Cette

base une fois posée j>ar les philosophes mêmes, il restera à vérifier si mon traité satisfait à leurs conditions.

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