‹ Théorie de la monnaie [microform]Chapitre 6 sur 6 · Vers 1850, par suite de la découverte des gi · texte numérisé non relu

Vers 1850, par suite de la découverte des gi

menls aurifères de la Cnlifornic et de l’AusIraiie. lor

devint très abondant et lendit à chasser complclcrnenl l'argent de la circulation monétaire. Le bimétallisme se résolvait en monométallisme- or, et le rapport de la valeur de l'or inarebandise à la valeur de I argent marchandise s'abaissait au-dessous de 13 1/sur le marché. En outre, la quantité de la monnaie augmentait et les prix des marchandises en monnaie haussaient. La première conséquence, celle de la disparition de l'argent, força le législateur à intervenir. Pour retenir dans la circulation la monnaie d argent divisionnaire, on la transforma en un biilon par rabaisscmnnl de son litre do 900^ 1000 à 835/1000. Ce fut le i)remicr coui> port** au biméiallisme; aussi les bimétallistes déi)lorenl-iIs amèrement celle altération du titre de la monnaie d’argent divisionnaire. Ils feraient mieux de nous expliquer comment on eût pu pourvoir autrement aux petits payements. Quanta la seconde consétjuence, celle de la hausse de tous les prix, elle fut considérée comme un signe de la prospérité due à l'excellence des gouvernements, et on en laissa profiter les producteurs et debiteurs cl pâlir les consommateurs et créanciers. C'est celle hausse de prix que Jevoiis a mesurée et trouvée de 1 0,25 pour 100, en restant sensiblement au-dessous de la vérité, comme je l'ai expliqué ailleui's.

22. Après 187</ en raison de la découverte de mines d'argent dans le Nevada et aussi en raison du remplacement, en Allemagne, de la monnaie d argent par la monnaie d'or, l'argent est devenu, à son tour, très abondant et a tendu à chasser complètement l'or de la circulation monétaire en France et dans 1 Inion latine. Le bimétallisme se résolvait en monométallisme-argent, et le rapport de la valeur de l’or marchandise à la valeur de l'argent marchandise s'élevait au-dessus de 13 I 2 sur le maiché. En outre, la quantité de la monnaie augmentait et les prix des marchandises en monnaie iiaussaient. Ce fut alors que, sous rinlluencc de la doctrine monomélalliste, le législateur intervint.

11 restreignit d’abord, en 1874, puis suspendit complètement, en 1878, le monnayage de rargeni. Nous en sommes là, cl c’est ceth* situation ipt'il faut apprécier exactement.

La suspension du monnayage de l'argent a certainement arrêté la suhslilulion complète de l'argent à l’or dans la circulation monétaire de l'I nion latine et empêché le himélallisme de se résoudre en monoméiallisne argent: mais elle a non moins certainement accéléré et accentué la hausse au-dessus de 15 du rapport de la valeur de l’or marchandise à la valeur de l'argent marchandise, supprimé la inounaie d’argent

TIIÉOHIK \)K LA \Kn\AIK.

et tué le bimétallisme parle a tout propos cTo-î mélaUfsme bossu ; ces i scientifiques ni assez exi lies ëcus d'argent n’est f

niüüiiaie est toujours U

monnaie» tandis que la

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marchandise; en d’autr

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plus comme « 5 gramme?

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^e s’en faut que de cet î gime non du monométal uaie (Vor avrv hUlon lianj Ile système monétaire es nous clans celte étude, e dans un instant, il se tro Voilà donc, pour ce qi (le l'or et de l’argent; qu la suspension du monna ment dépassé le but : elle une augmentation dans une baisse à une hausse c monnaie. Le monnayage démonétisation de l’or trois ans, personne n’ap) naies de l’or marchandise iiaie, et il esta croire qu de l’or monnaie en or ma I or est inférieure à sa cc lité de la monnaie dimini des marchandises en me peut-être pour d’autres ra sent incontestablement pc bimétallistes ont pleinein pris des monomélallisles.

pas se borner, comme il liaisse ; il faudrait la consi 23. Je résume ainsi le \ \ouIu les bimélaiiistes, on ce 15 1 2 produire libren:

l'argent démonétisé par 1 celui dos mines du Nevad; iiayer dans rLnion latine eu Allemagne ; nous aurio

ui-rnéme. M. Cernuschi nous tignats jnclalliques et de monuxpressions ne sont ni assez ctes. Du moment où la frappe us libre, la valeur de l’argent

de la valeur de l’or

valeur de l'argent marchan-

— de la valeur de l'or

îs termes, les écus d'argent ne valeur légale et convenvaleur réelle et commerciale larchandise : ils ne sont pas . ils sont un billon» D’aulrc ent est billon et où i'or seul les, (le fait, régis par l’étalon si de nom si l’on définissait evrait le faire, le franc non d’argent à 9 !0 de fin »,mais

immes d’or à 9^10 de fin ». Il

veu que nous soyons au réisme bossu, mais de la mono\t spécial ou compU'me-ntav ç ,

. le cinquième qui s’oifre à comme je vais le montrer ive que c’est le bon.

i est du rapport de valeur ,nt au mouvement dos prix, -âge de l’argent a complètea substitué une éiiiiinulion à a quantité de la monnaie et ^ es prix des marchandises eu ‘ le l’argent est arrêté ; mais la ' le l’est pas. Depuis deux ou * orle aux Hôtels des Mon- I à transformer en or mon- * m contraire on transforme I "cliandise. La production de * usommation. Ainsi Ja quane ; en conséquence, les prix miaie baissent. Ils baissent sons encore ; mais ils baisur celle-là. Sur ce point, les Mit raison contre le parti Seulement, il ne faudrait ’ le font, à affirmer celle Uer et la mesurer, rocès. Si, comme l’auraient avait laissé le rapport légal ent ses conséquences, tout Vliemagne, accompagné de , serait venu se faire moutout notre or serait passé is eu une monnaie exclusi-

vement d’argent, d’ailleurs très abondante, et une hausse considérable des prix au détriment des propriétaires fonciers, des tr availleurs et des capitalistes; nous serions dans ia position actuelle de l'Inde. Les nionomélallistes étant intervenus et ayant réussi à faire d’abord restreindre, puis suspendre la frappe des écus, l’argent allemand ei américain, partout repoussé comme métal monnaie, s est amassé sur le marché du métal marchandise et y a déterminé une baisse de 20 pour 100 : une partie de notre or nous est restée ; mais la monnaie est, malgré tout, très rare et il se produit une baisse considérable des prix au détriment des entrepreneurs. Je demande : « Pourquoi suspendre complètement la frappe des écus au lieu delà restreindre purement et simplement dans les limites nécessaires pour qu’il n’y ail pas plus de crise de baisse que de crise de hausse ' — Mais, me demanderat-on, quel est votre principe régulateur ? »

Je l’ai dit. Le but à poursuivre n'est pas de rendre absolument fixe la rareté et la valeur de la marchandise monnaie. Parmi les marchandises ordinaires, il y en a, comme certains produits agricoles, qui. iiuléj pendamment des oscilialions hebdomadaires, meii- I suellcs ou annuelles, aii.^qiienlciit régulièrement de rareté et de valeur; et i! y en a d’autres, comme la plupart des produits industriels, qui, indépendamment des oscillations dues à des causes diverses, diminuent , régulièrement de rareté et de valeur. Tout serait pour le mieux; lu marchaodise noujuiie éprouvait une variation de rareté et de valeur gui fut ynoyeime des variations de rareté et de valeur des antres marchandises. L’or, pas plus qu aucune marchamUse quelconque, ne saurait prendre nalurelleiueut une telle variation de i'arelé et de valeur ; mais ou peut la lui imprimer artificiellement en ajoutant à la circulation monétaire, ou en en retranchant, selon les besoins, des écus d’argent. Ei cest à quoi j ai démontré qu'on arriverait précisément en faisant ces additions ou ces souslractions de façon à ramener périodiquement ii la constance la moyenne \ks prix des marchandises en monnaie.

C c'st ce que j’appelle système de Ja monnaie (Tor avec billon d'argent régulateur, et j’insiste sur ce point que ce sjstème est actuellement le nôtre, celui auquel nous a conduits la logique des laits plus forte que celle des iiimctallistes. L’or seul est aujourd’hui monnaie et doit seul fournir la définition do franc. Le franc doit être

défini comme «les — = ^grammes d’or à 9/10 de

fin 0. L’argent est billon : il doit être billon divisionnaire pour les pièces de 1,2, 1 et2 francs, soit de 2,5, 5 et 10 grammes, à 835/lÜOO ; il doit être billon régulateur pour les pièces de» 5 francs, soit de 25 grammes, a 900 1000, Un calcul mathématique dont il reste à fixer le détail pratique nous apprendra si nous devons verser peu à peu du billon régulateur dans la circulation monétaire ou en reliier. Dans le premier cas,

TIIKOIUK l»K LA MON.NAIK.

nous inclinons dans le sens du bimétallisme où nous reviendrons tout à fait si nous prenons assez d'argent sur le marchédu métal marchandise pour faire remon-

^ ter son prix en or de ^ 15^*

second cas, nous penchons vers le monométallisme-or où nous serons défiiiilivemenl arrivés le jour où H ne restera plus d’dcus d'argent dans la circulation monétaire. Ainsi, nous évitons de nous précipiter aveuglément dans l’un ou dans l’autre de ces systèmes, ou do nous arrêter immobiles cl indécis entre les deux ; mais nous nous plaçons dans une situation intermédiaire en nous réservant d’aller soit à Tun soit à l’autre, selon qu'il le faudra, en raison de la pénurie ou de l’aflUix de l’or, pour soustraire les prix à toute con- " traction comme à Icuilc infialion d'origine monétaire.

nimci LThs m: nKu.isATiov.

•iî. Klii'If; « liiiro (II! U ruurhe 'lu pria. iii'iviM» iiiarchaii'li.'**-?' cii le nui»' mire et la iiiunoitus « ime niliinlft inlcrhHtiutialp. -- îî.*- l.n tmi

cas, il faul r»*noju'tir n roplmU'<ui«' nwint'laii' . — ’i'' Kl il !•''

{Kittire ili's rliosos dans i’or>ln' sonal comn»* dans Cünlr»' si'jni*.

2^1. Pour aller jusiju’au bout de la question de Ja monnaie, il y aurait encore lH*aucoup à faire. Il me resterait à indiciuor en détail, et sur un exemple emprunté au passé, comment, à quels moments, en quellesproporlions, il eût fallu elTecluer rinlrodiiclioii ou Je retrait du billon régulateur pour mainteniraiissi iiurizontale que possible la courbedu prix moyen de la monnaie en toutes les marchandises ou sou iu\erse la courbe du prix moyen de toutes les marcliandises en la monnaie i*). Or il y a là des difticuilés. On m'eu a signalé queiquos-unes ; je ne sais si l’tm na pas omis la plus sérieuse de toutes. Esl-il, oui ou non, possible de l>révoir le mouvement de la courbe dont il s'agit, au moins jusqu’à un certain point, d’après des indices directs et sûrs tels ([ue des variations dans la ciuaulité ou dans l'ulilité des métaux [irécieux ? Et, sinon, qui nous garantit que nous n'introdnirons pas du billon régulateur dans la circulation à la veille d’une hausse des pri.x et que nous n‘en reliicroiis pus a la veille d’une baisse, exagérant ainsi, au lieu de les reslreiudre, les oscillations du marché? l! me faudrait expliquer aussi qu’un système tel que le mien ue saurait être pratiqué par une nation isolée, ni même par une union limitée de nations comme rUnion latine; quil doit être universel dans une certaine mesure. Autre ^dii'licullé très grave. L’Allemagne et les Étals-l’nissonl déjà, (le fait, comme rCniüu latine, au régime de la

(*) CclU* Courbe du prix mojeu d-r* maicbaiidiïtes en la nioiinaiv a doit éié conslruiic cl étudiée par Jevons.

monnaie d’or avec billon d'argent complémentaire : l’ancienim pièce d’argent de 1 Ihaierijui cii'culc encore, aussi bien que Ja nouvelle pièce de 5 marks, la pièce d’argent de 1 dollar, toutes pièces dont la frappe est ou suspendue ou limitée, sont du billon comme la pièce d'argent de 5 francs. Il faudrait que l'Angleterre consentit à reprendre la frappe de la pièce d’argent de i couronne ou de 5 shillings comme billon spécial, et que LAnglelerre, l’Allemagne et les Elalsl nis fussent d'accord avec l’Liiiou laline pour faire de ce billon spécial et comi»lémenIaire un liillon régu ateur qui serait frappé en quantités délermiiu'es pour chaque pays par des conventions inlernatiouales. Autrement, si 1*1 nion latine reprenait seule la frappe des écus, le jiremier eifet de celle reprise .serait do faire passer tout son or à l’étranger cl de la laisser (!(•pourvue de monnaie. Tous les effets de la circulation (le pallier à cours forcé se produiraient. Ce ii'csi pas tout ; il faudrait aussi que les principales puissances monétaires s’enleiuiissenl pour réglementer leurs émissions de monnaie de i>npier et surtout de billets de bamiue à cours forcé. Autrement, toute régularisation delà variation de valeur de la monnaie serait illusoire. Je n’almnlerai pas ces parties de la question, non seulement parce (pic, dans le cadre (]ue je me .suis aujourd bui tracé, l’espace me ferait défaut, mais parce (pie, je (lois ravouer franchement, je n'en ai pas fait une élude assez aiiprofoudie. Je ne veux pas me laisser entraîner à afünner des choses dont je doute encore ; je veux, au conliairc, m’en tenir aux jioints dont je suis sûr. J'ignore ce (pii sera possible, je sais seulement ce qui serait désirable. Autrement dit, je ne me Halle pas d'avoir résolu le problème, je prétends seuieim-nl l'aioir posé, et vinci exactement dans quels tenues.

25. 11 faut absolument renoncer à l’oplimisme qui a régné jusiprici cl qui règne encore dans les sphères oflicielles de l'écimoniie polititpie. Cela est dur; car rien n’élail plus commode et plus agréable qu’un Ici [loinldevue ampiel toute la science pure consistait à célébrer les harmonies providentielles de la richesse sociale, et toute la science ap[di(|uée se réduisait, en conséquence, à cette formule : A> rien faire! Maliieureusemonl celle conception reçoit l(Uis les jours, sous nos yeux, de la réalité, de trop accablants démentis. Sans doute, le système des phénomènes économiques tend de lui-même à l’équilibre sous le régime de la libre concurrence, comme le svslèine des phénomènes aslionomiipies sous rinlluence de raltraclion universelle; mais, au lieu que les corps célesl(^s gravitent régulièrenmnt et paisiblement le long de leurs trajectoires, les services cl les piatduits suldsseiit des changements de prix hrnstpios et violents dont il faudrait connaître bien plus à lund que nous ne les connaissons les causes et les conséquences afin de les prévoir et [)0Ul être de les prévenir. Laissons de côté les troubles

THÉOUIE DE L\ MONNAIE.

de la production )our nous en tenir à ceux de la circulation. Jamais es monométallistes ne consentent à les avouer. — « ];ien. disent-ils, ne fait prévoir la diminution de la qi antité de l’or. Et si celte quantité venait, contre tout attente, à diminuer, le développement des compe isations suppléerait, et au delà, à l’absence de la monnaie métallique, etc., etc. » Les bimétallistes ont .erlainement étudié la question de la monnaie plus sér eusement : iis font intervenir l’État pour fi.ver un rap )ort de la valeur de l’or monnaie à la valeur de Targenl monnaie. Ils sont des hétérodoxes, mais combien encore imprégnés d’optimisme! On a entendu M. Cerni schi ; — « La produclion de l'or est très irrégulière, ti ès irrégulière celle de l’argent, taudis que la produMion additionnée des deux métaux évalués à la propc rlion légale est très sufüsamment régulière. » Voilà q li lient lieu d’une analyse scientili(|uc des effets d* s variations dans la quantité de la monnaie sur les ] rix ; voilà la base fragile de tout le système. Hélas! n m. La production de l’or est très irrégulière, très irrégulière celle de l’argent, et très irrégulière aussi, nois l’avous constaté, la produclion additionnée des deux métaux évalués à la proportion de 15 1/2. Puis sir cette économie politique pure si succincte, loujouisla môme économie politique appliquée simple et ficile, — « La monnaie, dit M. Ccrnusebi, doit être i utomalique. » Voilà la règle posée. Eb bien, non! La mi nuaie doit être d’une valeur réelle égale à sa valeii nominale-, elle doit être, en outre, d’une valeur amsi régulièrement variable que possible. C’est là ce ( u’elle doit être. Et si, pour la rendre telle, il est besoin que l’État intervienne un peu plus (|ue vous ne Pave déjà fait intervenir, la monnaie ne doit pas être et n s sera pas automatique.

26. Nous soinn es, en présence des variations dans la quantité des m daux précieux qui alimentent la circulation monélai c, comme les habitants d’une vallée eu présence des variations dans la quantité de l’eau du fleuve qui 1 s arrose. Nos Bernardin de Saint- Pierre s’extasient sur la beauté et la majesté de ce grand courant qi i finit toujours, tôt ou lard, par rentrer dans son litq jand il en est sorti par hasard. Ils nous

adjurent de ne pas loucher à l’œuvre de la nature, de ne pas substituer (c’est une de leurs phrases favorites) les conceptions de noire faible cerveau aux plans admirables de la Providence. Mais si, négligeant celte rhétorique, nous procédons à un examen attentif des faits, nous constatons les ravages exercés par le fleuve à l’époque des crues, les inconvénients de la sécheresse absolue qui vient ensuite; et, très froidement, mais très fermement, nous nous demandons si, au moyen d’un système de bassins et de réservoirs qui recevraient les eaux au moment de leur surabondance et les rendraient lorsqu’elles sont insuffisantes, nous ne pourrions transformer un torrent dévastateur en un canal d’irrigation et de fertilisation. On nous objecte que cette opération sera difficile et coilleuse, que. si nous ne sommes pas renseignés sur un grand nombre de phénomènes physiques et météorologiques, nous risquons de remplir nos réservoirs et de les vider mal à propos; qn’d n’y a rien à faire que d’un commun accord avec les riverains qui sont en amont et ceux qui sont en aval. Soit! Nous sommes toujours un peu plus avancés que ceux qui ferment les yeux pour ne rien voir. Impossible aujourd’hui, l’exécution des travaux sera peut-être possible dans quelque temps d’ici. Mais est-elle bien réellement impossible? Que d’entreprises gigantesques et fécondes ont été accomplies, dans l’ordre des sciences physiques et naturelles et de leurs applications au génie civil, qui seraient encore à commencer si, de ce côté, on eût été toujours si maladroit et si timide! Portons, une fois pour toutes, dans l’ordre des sciences morales et politiques et de leurs applications au progrès social, celte méthode qui consiste à faire d’abord avec soin la science pure et à aborder ensuite avec énergie la science appliquée. Peut-être, ayant un peu plus de lumières, aurons-nous aussi un peu plus de courage. Et peutêtre cesserons-nous de donner le triste spectacle de In plus complète impuissance à mener à bien les réformes économiques et sociales les plus urgentes et. en toute première ligne, la réforme de notre système de monnaie.

— Mauou (^uRoiiu, 7, ru»

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