PREFACE
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Le solféqe, hase de tout enseignement musical sétprend deux parties distinctes: la partie |i-a tique et la partie théorique. La partie pratique consiste à chanter en prononçant le nom des notes. La partie théorique a pour but d'expliquer tout ce qui se rattache aux signes employés pour écrire la musique et aux lois qui les coordonnent tant .sous le rapport du son ( intonation ), que sous celui de la durée (mesure ).
C est la partie théorique que nous présentons au public sous le titre de THÉORIE DE LA MUSIQUE.
Appelé depuis plusieurs années à diriger une classe de solfège au Conservatoire de Musique de Paris, nous écrivîmes coi ouvrage spécialement pour ce cours, l'expliquant, le modifiant, en en transformant même quelques
passages, selon ce que nous conseillaient la pratique et l'expérience. De plus, mis en oeuvre, avant subi l'expérimentation de l'Ecole, il pourra, telle esl du moins notre espérance, faciliter ces premières études toujours si arides. C'est là ce qui nous a engagé à le publier.
Cette THEORIE se divise en cinq parties suivies d'un complément. La première partie traite DES sic. SES EMPLOYÉS POl R ÉCRIRE LA MUSIQUE ; la deuxième, DE LA GAMME ET DES INTERVALLES -, la troisième, DE LA TONALITÉ; la quatrième, de LA MESURE; la cinquième, des principes GÉNÉRAIS DE L'EXÉCUTION MUSICALE, trop souvent négligée dans les études élémentaires; enfin le complément parle (1rs NOTES !)• AGRÉMENT. ARRÉVIATIONS , etc.
Adoptant I excellente forme donnée par notre cher Maître Monsieur François BAZIN à son COURS D'HAR- MONIE, nous avons subdivisé chaque partie en un certain nombre de leçons, suivies chacune d un exercice à écrire. Cette forme offre de grands avantages; car lélève, apprenant peu à la fois, retient sans peine, et forcé de comprendre les faits, pour écrire correctement les exercices, il pourrait être dispensé de la récitation par cœur, le plus souvent pénible et quelquefois inutile.
Pour que la marche de certains chapitres ne soit pas ralentie, tout ce qui n'est pas indispensable, quoique pouvant offrir quelqif intérêt, a été placé dans des notes, à la fin du volume.
\joutons que les paragraphes qui, dans le U'xie, sont écrits en caractères plus petits, pourront, suivant I âge
ou l'aptitude de l'élève, être négligés par lui sans inconvénient. Enfin, la quatrième partie, quoique placée dans l'ordre qu'elle doit rigoureusement occuper, pourrait être étudiée par les commençants avant la troisième. Si nous avons atteint le but que nous nous sommes proposé, nous devons en rendre un juste hommage à tout ce que nos devanciers ont écrit d'excellent sur ee sujet. IVous avons profité de leurs nombreux travaux et nous nous sommes efforcé d'éclaircir quelques points obscurs, d'être complet tout en restant concis, exact dans les définitions, d'enchaîner toutes les leçons de telle sorte que chacune soit la conséquence de celle qui la précède, et surtout de procéder toujours du connu à l'inconnu. En un mot, notre objectif a été 1' ordre, la clarté et la précision.
Paris. 18 7-2.