‹ Théorie de la syphilisChapitre 3 sur 8 · A M. RICORD · texte numérisé non relu

A M. RICORD

Chirurgien de l’hôpital du Midi, etc.

C’est dans vos importants travaux et dans vos savantes leçons que j’ai puisé les éléments du travail que je livre à la publicité. J’avais d’abord eu l’intention de présenter à mes juges l’histoire théorique et pratique de la syphilis ; mais la trop grande étendue de mon travail m’a forcé d’en extraire la partie théorique, que je donne seule, me réservant, mon cher maître, de redire plus lard, et avec plus de détails, ce que la science et l’art doivent à votre zèle et à votre profond savoir.

J’ai utilisé de mon mieux vos recherches, pour établir la distinction de la syphilis et de la blennorrhagie ; j’espère avoir démontré l’essentialité de l’une et de l’autre. Vous trouverez, dans le chapitre qui traite de l’étiologie de cette maladie, la discussion des diverses opinions émises sur le mode de contagion de la syphilis. Il en résultera pour beaucoup, j’espère, une conviction complète touchant l’exactitude de l’opinion que vous professez sur le bubon d’emblée et la non-transmission par contagion des symptômes consécutifs.

J’ai cru devoir établir quatre formes dans la maladie ; elles ne sont que l’expression des faits et s’harmonisent très-bien avec votre manière de voir sur l’évolution des symptômes et des lésions constitutives de la syphilis.

Si, dans le cours de cette publication, j’ai émis quelques opinions qui ne sont pas les vôtres, en ce qui regarde la palhogénie de la maladie, je l’ai fait en toute liberté, parce que je connais votre amour pour la science.

Du reste, n’auriez-vous pas été le premier à me faire le reproche de n’avoir pris la plume que pour vous copier ?

J. HELOT.

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