‹ Théorie de la valeur, avec une réfutation des théories de Rodbertus, Karl Marx, Stanley Jevons & Boehm-BawerkChapitre 138 sur 184 · La valeur des « biens complémentaires · texte numérisé non relu

La valeur des « biens complémentaires

Certains représentants de la doctrine utilitaire attribuent une grande importance à la théorie des « biens complémentaires ». Ils entendent, par ce dernier terme, les biens qui se complètent de telle façon qu'ils deviennent, étant séparés, complètement inutilisables ou qu'ils subissent du moins une déperdition de valeur. Les deux souliers d'une paire, la clef et la serrure, le violon et l'archet, le marteau et l'enclume sont des exemples de ces biens. Leur nombre peut être augmenté à volonté, surtout dans le domaine des biens productifs, dont l'action précisément repose presque toujours sur le concours de plusieurs éléments dans un même processus de production.

A la catégorie des biens complémentaires appartiennent aussi, si l'on veut, certains biens qui ont attiré particulièrement l'attention de John Stuart Mill (1). Ce sont des articles tels que le coke et le gaz ou, jusqu'à un certain point, la laine et la viande de mouton, les poulets et les œufs, etc., articles qui sont produits ensemble et qui ont, pour ainsi dire, un coût de production commun.

(1) Principles of Political Economy, Livre III, ch. xvi, § i.

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