‹ Théorie de la valeur, avec une réfutation des théories de Rodbertus, Karl Marx, Stanley Jevons & Boehm-BawerkChapitre 96 sur 184 · chapitre: XII. — oiîsi^nvATioNs complément a nu;s 2i · texte numérisé non relu

chapitre: XII. — oiîsi^nvATioNs complément a nu;s 2i

tion du premier, on peut s'attendre à voir la nf}oitié seulement de la valeur de production sociale représentée par le premier produit se réaliser dorénavant dans sa valeur d'échange et ?on prix de marché. A parler net, pour ces derniers, on devra compter avec un niveau qui n'est plus celui de la valeur de j^roduction sociale originelle, mais qui ne s'élève qu'à la moitié de celle-ci.

Ici, le produit dont il est question, n'est pas privé parliellement du poids de sa valeur de production par on produit parfaitement pareil et possédant les mêmes propriétés intrinsèques, mais par un produit d'une autre espèce, capable de satisfaire les mêmes besoins et désirs humains.

Dans nos recherches sur la valeur de production en général et la valeur-de-travail en particulier, nous avons parlé, jusqu'à présent, en termes généraux du coût nécessaire de la production ou du travail socialement nécessaire à la production, sans faire de distinction, pour chaque produit en particulier, entre le travail directemeul appliqué au produit, et le travail que l'on peut considérer comme transmis au produit par l'intermédiaire des moyens de production.

Les moyens de 2:)roduction, comme l'on sait, comprennent d'une part les matières premières et m,alières seco7idaires, d'autre part les moyejis de travail : immmtbles, outillage, etc. C'est à leur égard que noos avons à faire qoelques observations importantes sur la constitution de la valeur de production. Ces observations s'appliquent de nouveau à la valeur de production en généi^l et non excluïiyement à la valeur-de-travail.

Les artisans qui ont fabriqué l'ouvrage de tabletterie dont nous avons examiné la valeur-de-travail sociale, ont donné à ce produit uTie valeur de production correspondant au travail dépensé : ce travail peut être considéré comme entrant purement et entièrement dans le produit, sous la réserve déjà faite, que c'est généralement la valeur-de-travail sociale qui compte ic^ dans l'échange et non la valeur-de -travail personnelle.

L'ouvrage de tabletterie, cependant, repre'sente autre chose en-

2i8 l'AUTIIi IV. lA VALllII I)K l'ItOIHJCTlON

cure que le travail que nous venons d'y retrouver. 11 contient en oiilro (l'abord la matière première, bois ou ivoire, qui généralement est livrf^e par d'autres ouvriers et qui, en tout cas, paisse entièrement et avec toute sa valeur de production dans le nouveau produit. Kllene subit une transformation dans le processus de la production que pour reparaître, sous une nouvelle forme, dans le produit final. Nous n'avons à analyser pour le moment que la valeur de production et notre problème est autre que celui des ouvriers tabletiers qui ont à juger chaque plaque de bois ou d'ivoire d'après l'usage qu'ils en peuvent faire. Notre tâche est donc assez simple. Au travail de ces ouvriers nous avons à ajouter le travail nécessaire à la production et la livraison de la matière première. Nous supposons que, dans la branche de métier qui s'occupe de la fabrication de la matière première, le coût de la production se réduise encore à une dépense de travail.

Dans l'industrie choisie par nous, il n'est pas question, à proprement parler, de matières secondaires ; celles-ci ne comptent guère. Si nos ouvriers étaient des fondeurs de cuivre ou de bronze et leur œuvre un objet de fonderie artistique, il en serait autrement. A coté de leur matière première (cuivre ou bronze) ils auraient encore à compter avec les matières secondaires, combustibles et autres, employées dans leur industrie. Les matières secondaires se distinguent des matières premières en ce qu'elles n'apparaissent pas dans le produit final, mais sont consumées, dans le processus de la production, sans laisser trace de leur existence. Cependant, en principe, ces derniers matériaux ne sont pas moins nécessaires à la constitution du produit que les matières premières; comme ces dernières, ils doivent être considérés comme entrant dans la valeur du produit avec leur entière valeur de production.

Tel n'est pas le cas pour ce que l'on désigne sous le terme de moyètis de travail. L'immeuble où l'artisan exerce son métier peut continuer à exister aussi longtemps que l'ouvrier exerce sa profession, quel que soit le nombre des pièces livrées par lui. De

Page 1