‹ Théorie de la valeurChapitre 2 sur 61 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

partie au tout à ce complexus de lois générales à l'étude desquelles s'applique la sociologie.

La science économique nous paraît donc étroitement ct inséparablement liée à différentes autres branches de la philosophie sociale et les lois du bien-être matériel des hommes ne sauraient être scientifiquement exposées, lorsque l’on ne regarde que le côté matériel de la vie sociale.

Dans le premier tome de cet ouvrage traitant de la valeur des richessés, surtout dans les pages qui examinent en particulier la valeur d'usage et dans celles qui montreront au lecteur des tendances communistes, nous verrons les richesses du genre humain se présenter à nos yeux comme richesses historiques, construites par le travail non seulement d’une génération humaine entière, mais même de différentes oénéralions SUCCESSIVES. |

Est-ce que l'homme n'est pas lui-même un être historique, un être de culture, le produit de maints siècles et d’une éducation dans laquelle des influences morales, purement intellectuelles où politiques, ont collaboré aussi bien à son développement que le bien-être matériel ?

Devant les recherches scientifiques de nos temps modernes l'accumulation des richesses humaines s’est montrée sous la dépendance de tout un complexus de lois sociales, qui dirigent ensemble l'énergie et le travail humains, lois non seulement économiques, réglant la production et la distribulion des richesses, mais encore lois de la vie morale, intellectuelle et politique des hommes. Incessamment la reli- . gion, les vieux liens familiaux, ainsi que nombre de mœurs et de coutumes fondées sur des rapports politiques spéciaux — locaux ou nationaux — ont témoigné de leur influence directe sur les phénomènes économiques. La manière dont les peuples pourvoient à leurs premiers besoins d'existence, c'est-à-dire leurs rapports d’existence matériels se sont montrés intimement solidaires de toute l’histoire de notre espèce humaine.

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