‹ Théorie de la visibilité et de l'orientation des franges d'interférenceChapitre 30 sur 30 · KA Ü · texte numérisé non relu

KA Ü

# | O’ est au-delà de H. q < — 1

K se confond avec H. fes Les franges sont normales à la

fente.

(1) Page 66.

JS CH. FABRY Ce dernier cas est assez curieux. Lorsque la fente est verticale, on ne voit point de frange ; 4 et 4 sont en effet nuls, l'équation (3)

: A PT 2.5.1 : , donne simplement 1 — 4 (1 + cos 2x +) et l’intensité est indépen-

dante de æ’, y’. Cela était d’ailleurs évident à priori : la fente est, en effet, dans le plan qu'il faudrait viser pour voir nettement les franges sans employer de fente, et de plus, si elle est verticale, elle occupe la place de l'une de ces franges. Donc, tous les couples de rayons, issus d'un point quelconque et aboutissant à un point quelconque de la fente, présentent la même différence de marche. Donc, inversement, les couples de rayons issus d’un point quelconque de la fente et aboutissant en un point quelconque du champ présentent la même différence de marche.

Si l’on incline la fente, les franges apparaissent d'abord très espacées ; elles vont en se resserrant, et restent toujours perpendiculaires à la fente. Lorsque la fente fait un angle # avec oy, l’intensité a pour expression :

ES (1 side A6 + Ma (x° Sin 6 + y’ cos 6) sin ) — CAT SO re. in OR Lè

Il À ë SR re et cette dis-

la distance deux franges consécutives est tance va bien en diminuant à mesure que # augmente.

Pour réaliser ce cas, il suffit de .pointer les franges sans employer de fente, puis de déplacer la fente jusqu'à ce qu’on en voie une image nette. Les points H et K sont alors en coïncidence.

La théorie qui précède est directement applicable aux franges fournies par les miroirs de Fresnel. Il est impossible, dans ce cas, de voir les franges en visant trés près des images de la fente. Aussi, le phénomène est-il beaucoup moins net. Les conditions les moins défavorables sont les s'ivantes : fente très près de l'arête des miroirs, et lunette pointée à une petite distance en avant de cette arête. Si l'on fait tourner la fente d'une petite quantité, les franges subissent une légère rotation en sens inverse, Mais ellesne tardent pas à disparaitre complétement.

A cette même théorie, se rattachent les phénomênes beaucoup plus simples que l’on observe avec les fentes d'Young.

Supposons le système des deux fentes placé verticalement. Si la fente éclairante est verticale aussi, les franges sont visibles à toute distance (il y a un plan de symétrie), et les franges sont verticales.

Supposons que la lunette d'observation vise la fente éclairante. Si l'on fait tourner la fente Cclairante, les franges ne se troublent pas, mais elles tournent de manière à rester parallèles à la fente. Si maintenant on fait varier le tirage de la lunette, les franges se tronblent : elles étaient localisées.

L'explication de ces phénomènes est très simple : imaginons d'abord que l'écran qui porte la double fente ait été enlevé, et que la fente éclairante soit remplacée par un simple point lumineux M. On aura, dans le plan focal de la lunette, une image nette u de ce point. |

Sinous replaçons la double fente, cette image # s'allonge dans le sens horizontal seulement, et cette bande brillante sera striée de franges avant une longueur extrêmement faible.

Le même phénomène se reproduisant pour chaque point de la fente, on verra un système de franges parallèles à la fente éclairante. La distance des franges comptée horisontalement est constante.

La fente éclairante peut même cesser d’être rectiligne sans que les franges cessent d’être nettes : elles sont alors courbes et de même forme que le système éclairant.

On voit qu'en somme, ce qui permet de voir nettement les franges dans ce cas, c'est que chaque point du champ ne recoit de lumière que d’un seul point de la fente. Il n’en serait plus aimsi si l'on faisait varier le tirage de la Innette ; aussi les franges sont-elles localisées, à moins que la fente éclairante ne soit verticale.

Ces phénomènes sont {très faciles à observer au moyen d'un goniomètre de Babinet : la fente éclairante est placée au foyer du

collimateur et l'écran à donble fente est monté sur la plateforme centrale. Lorsque la lunette vise à l'infini, il suffit de faire tourner à la fente éclairante pour voir les franges tourner du même angle.

Vu et approuré :

: : Paris, le 8 Janvier 18092.

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