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CHAPITRE VI

LA PENSÉE, ou PHRASE, ET LA RAISON.

I. — Si la phrase est chose sérieuse. — La phrase pratiquement identique à la pensée. — Toutes les facultés y concourent. — Part de la raison : vérité, clarté. — Condition de l'une et de l'autre, achèvement de la pensée. — S'il faut toujours la livrer tout entière. — Réticences illégitimes : manie de laconisme, profondeur affectée, fraude. — Réticence légitime et agréable. — Elle suppose la pensée achevée dans l'esprit 393

IL — La phrase d'après Aristote. — 1" Son autonomie due à l'achèvement de la pensée. — 2° Sa brièveté relative due à l'achèvement de la pensée. — Louis Veuillot abrégé par lui-même. — Principe de brièveté : les mots idées et les mois liaisons. — 3° Unité visible de la phrase, due à l'achèvement de la pensée 398

III. — La phrase française en particulier. — Lutte entré l'intérêt de la clarté et celui du mouvement : avant le dix-septième siècle, — au dix-septième, — au dix-huitième,— au dix-neuvième. — Quelques difficultés spéciales: génitifs équivoques; — incidences multipliées ou hors de place. — Pronoms personnels, relatifs, possessifs. — Un mot de Cousin 406

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