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CHAPITRE VI

La pensée, ou phrase, et la raison.

i. — Si la phrase est chose sérieuse. — La phrase, pratiquement identique à la pensée. — Toutes les facultés y concourent. — Part de la raison : vérité, clarté. — Condition de l'une et de l'autre : achèvement de la pensée. — S'il faut toujours la livrer tout entière. — Réticences illégitimes : manie de laconisme, profondeur affectée, fraude. — Réticence légitime et agréable. — Elle suppose la pensée achevée dans l'esprit 446

II. — La phrase d'après Aristote. — l. Son autonomie, due à l'achèvement de la pensée. — 2. Sa brièveté relative, due à l'achèvement de la pensée. — Louis Veuillot abrégé par lui-même. — Principe de brièveté : les mots idées et les mots liaisons. — 3. Unité visible de la phrase, due à l'achèvement de la pensée. 451

III. — La phrase française en particulier. — Lutte entre l'intérêt de la clarté et celui du mouvement : avant le dix-sentième siècle, au dix-septième siècle, au dix-huitième siècle, au dix-neuvième siècle. — Quelques difficultés spéciales : génitifs équivoques, — incidences multipliées ou hors de place. — pronoms personnels, relatifs, possessifs. — Un mot de Cousin 459

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