XIV PRÉFACE I)E LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE
velle méthode, qui consiste à refuser de l’employer au remboursement des billets, l’offre du remboursement en argent satisfaisant à la loi, tout comme l’an tre.
Si la Banque de France ne devait livrer d’or pour l’exportation, qu’en le vendant à prime, si pour en augmenter, en cas de besoin, la quantité, elle n’avait recours qu’aux achats de matières à l’étranger, elle ne ferait que de la bien fausse et bien imprudente administration monétaire 1 . 11 n’y a qu’une opération licite, pour attirer l’or étranger, quand le change devient contraire, c’est l’élévation du taux de l’escompte et, ce moyen, tout, dans l’ouvrage de M. Goschen, prouve surabondamment qu’on ne peut le remplacer par aucune
i II y a une difficulté, pour la Banque de France, au remboursement de ses billets en pièces d’or de 20 francs, c'est que le poids moyen de la pièce «le 20 francs en circulation est moindre,à cause des triages et du trébuchage pour l'exportation, que celui de la pièce de 20 francs dans l'encaisse de la Banque. L'or qu'il a été nécessaire d'exporter, a du être demandé à la circulation, parce que la Banque ne se prêtait pas aux liquidât ions internationales ; c'est une des causes de la différence signalée. En fait, la circulation de l'or exportable, a été légèrement dépréciée et ce qu'011 appelle le point d?ov exprimé en livres sterling a un peu remonté. Pour rétablir la vérité il faut refondre les pièces d'or légères, ce «pii va être fait, et si, après cette refonte, les billets de banque redeviennent bonajidc remboursables en pièces d'or «le 20 francs, il n'y aura plus déraison pour que le poin t d'or ne revienne pas à son niveau fixeet réel. La vente des lingots d'or quand la circulation est de bon aloi ne doit pas être faite par la Banque à un autre taux que celui du bureau du Change de la Monnaie.