‹ Théorie des changes étrangersChapitre 11 sur 51 · PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE XIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE XIII

que l’encaisse des Banques doit être exportable pour pouvoir remplir son objet, c’est-à-dire pour qu’il soit possible de l’employer à régler les dettes internationales. Le règlement des dettes internationales doit se faire en or, entre nations européennes ou entre l’Euroj3e et les Etats-Unis, toutes les fois qu’il n’y a ni marchandises ni titres à envoyer au dehors, et dans ce cas l’élévation du taux de l’intérêt dans le pays débiteur, peut seule, par l’attrait offert aux capitaux étrangers, donner des moyens de compensation, qui puissent rendre inutiles les expéditions de numéraire.

Le danger que court la circulation française, par exemple, avec une Banque dont l’encaisse se compose moitié d’or et moitié d’argent, serait très grand, si au mépris des principes péremptoirement démontrés par M. Goschen, il se formait en France une opinion publique qui encourageât le gouvernement et la Banque de France à professer que l’encaisse argent est pour la circulation au pair des billets, une garantie de même ordre que l’encaisse or et si on pouvait soutenir sans rencontrer de contradicteur, cette opinion que l’encaisse or, doit être défendue par la dangereuse et nou-

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