PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION FRANÇAISE
M. Goschen disait dans la préface de la seconde édition de son livre, en 1863 : cc L’histoire des changes étrangers pendant les deux dernières années est une histoire de révolutions. » Ne pourrai-je pas dire aujourd’hui que, pendant les deux années qui viennent de s’écouler, l’histoire des changes est aussi une histoire terrible de guerres et de révolutions?
La France a subi des désastres inouïs; elle a eu à faire face à des dépenses considérables par des opérations d’une grandeur sans précédent, et l’on a pu croire que les capitaux exportés par elle en Allemagne y avaient importé une crise dont la France n’a pas eu à souffrir.
Tout a été extraordinaire dans cette sorte de liquidation de la France, et la théorie des faits est extrêmement difficile à retrouver.
M. Goschen en avait pourtant donné à l’avance la clef, mais peu de personnes étaient à même chez nous de s’en servir.
On comprendra mieux aujourd’hui qu’on ne le pouvait alors, tout ce qu’il y a de profond et de juste dans le petit livre que je recommande de