‹ Théorie des changes étrangersChapitre 5 sur 51 · VI PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION FRANÇAISE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE DE LA TROISIÈME ÉDITION FRANÇAISE

entier en ont été profondément altérées. Nombre d’économistes financiers ont cherché et cherchent encore à réaliser un arrangement nouveau à la façon de celui de Calonne, arrangement grâce auquel on pourrait peut-être, pendant un autre siècle, jouir d’une certaine stabilité dans le cours des changes entre pays dont la circulation repose sur des métaux différents.

Je ne parle pas des pays dont la circulation est faite de billets de banque à cours forcé, de papiermonnaie et d’assignats car dans cette hypothèse, la variabilité sans limite du change est inévitable et devient en quelque sorte la règle. Parmi ceux qui cherchent une solution aux difficultés du jour, il en est qui ont été jusqu’à prétendre que la loi aurait le pouvoir de déterminer la valeur de l’argent par rapport à celle de l’or, ce que je considère comme une erreur manifeste tout en pensant ([ue c’est un malheur que la loi n’ait pas cette puissance. Ce qui est certain, cependant, c’est que la loi peut agir dans de certaines limites, sur la valeur de toute marchandise, que cette marchandise ait ou non le caractère de monnaie. Quand la loi prohibe la consommation d’un produit, elle

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