PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE VII
rend ce produit inutilisable, et par conséquent le déprécie, entre les mains de ceux qui le possèdent. Seulement il ne faut pas oublier que la loi. quand elle prohibe une consommation, est le plus souvent dans l’impossibilité de faire observer ses prescriptions. En matière de monnaie, la sanction est plus aisée qu’en toute autre, parce que la fabrication en est monopolisée par les gouvernements. La suppression de la convertibilité d’un métal en pièces de monnaie, forme le plus important des débouchés du métal monétaire. L’usage, qu’on pouvait en faire comme monnaie devient impossible, ce qui détermine nécessairement une baisse dans sa valeur et ajoute une cause nouvelle aux autres causes générales et naturelles de dépréciation, s’il en existe.
La France et l’Union latine auraient pu garantir la fixité du change dans les pays qui se servent de monnaie métallique, en continuant à* acheter tout l’argent que le monde produit ; et peut-être auraient-elles pu s’y résoudre, si toutes les autres nations avaient, comme l’Union latine, acheté l’argent à bureau ouvert, au même prix que la France. L’effet de cette combinaison sur les tran-