‹ Théorie des changes étrangersChapitre 8 sur 51 · PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA TROISIEME ÉDITION FRANÇAISE IX

entre Londres et Hambourg et que M. Goschen a décrits, mais il y a pourtant cette différence considérable, que les inconvénients d’autrefois, qui étaient limités par la fixité que la France garantissait en fait, ont pris la forme et dans une certaine mesure, l'intensité de ceux du papier-monnaie et des assignats.

Il n’y a en effet pas plus de limites aux variations du change entre pays à étalon d’or comme la France et l'Angleterre et les pays à étalon d’argent comme l’Inde et la Chine, qu’il n’y en a aux variations de la valeur du métal ; et qui pourrait dire, dans l’état actuel de l’offre et de la demande du métal argent, quelle est la limite à la variabilité de sa valeur? Quand les pays à étalon d’or n’ont plus été reliés aux pays à étalon d’argent, par les systèmes intermédiaires de double étalon, qui existaient dans l’Union latine, on a vu apparaître un fait nouveau dont le caractère demande à être étudié de très près et qui peut faire envisager avec crainte l’avenir monétaire des anciens pays de double étalon. Ce fait nouveau a été révélé par l’état des changes et il devient de plus en plus menaçant, c’est le faux cours forcé, le billet de

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