PARTIE. THÉORIE
blanc, placé dans la première position, le jour venant de a (fig. i).
i re circonstance . Si l’observateur le regarde de b en a, il verra la partie la plus élevée des cylindres i, a, 3, brillante, à cause de la lumière qu’elle réfléchit spéculairemcnt, tandis que les parties médianes du cylindre a présenteront deux zones ombrées. Au-dessous de celles-ci il y aura deux zones éclairées par la lumière que reflètent les surfaces convexes des cylindres i et 3; enfin , au-dessous de ces zones se trouvera la partie obscure formant le fond des sillons qui séparent chaque cylindre l’un de l’autre.
a e circonstance. Si l’observateur regarde le système de a en b, il verra les cylindres ombrés, parce qu’il ne recevra plus qu’une faible lumière réfléchie irrégulièrement.
Supposons le système des cylindres de métal blanc placé dans la seconde position, le jour venant de a
3 e circonstance. Si l’observateur le regarde de b en«, il verra une zone brillante réfléchie spéculairenient par la partie la plus élevée de chaque cylindre, mais elle sera plus étroite et moins vive que celle qui apparaît dans la i" circonstance. Enfin, la convexité de chaque sillon tournée vers l’œil sera obscure, puisqu’elle ne reçoit pas de lumière directe.
4 e circonstance. Si l’observateur regarde le système de a en b, il verra une zone très-brillante de lumière réfléchie spéculairement par la partie médiane de
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chaque cylindre exposée à la lumière directe. Chaque zone lumineuse est séparée de sa voisine par une zone obscure, qui est la partie la plus élevée de chaque cylindre, c’esl-à-dire , celle qui réfléchit la lumière à l’œil du spectateur placé dans la 3 e circonstance.
4- Supposons maintenant un système de cylindres de o m , oi5 de diamètre d’un métal coloré; les phénomènes seront absolument analogues, sauf les effets de couleur dont je vais parler.
1 " circonstance. La lumière blanche réfléchie spéculairementpar la partie supérieure de chaque cylindre, affaiblit la couleur particulière au métal , de manière que le ton de cette couleur résultant de la lumière simplement reflétée parles parties médianes des cylindres, en est plus élevé que ne l’est le ton de la lumière colorée réfléchie par la partie supérieure. En outre, le contraste de ton de la zone la plus lumineuse avec les zones les plus obscures étant moindre dans le métal coloré que dans le métal blanc, l’ombre paraît moins forte, ou, en d’autres termes, la lumière est plus également répartie à la surface du système des cylindres de métal coloré, qu’elle ne l’est à la surface du système des cylindres de métal blanc.
a* circonstance. Par les raisons précédentes, le premier système paraît moins obscur que ne le paraît le second au spectateur observant dans cette circonstance.
3' et 4 ‘circonstances. Je n’ai rien à ajouter à ce qui précède pour apprécier les effets relatifs aux 3' et 4'
1" PARTIE. TIIÉORIE.
circonstances, parce qu’ils se déduisent tout simplement de ce que je viens de dire des effets observés dans les deux premières circonstances.
5. Les effets seront semblables pour des systèmes de cylindres métalliques blancs ou colorés , d’un diamètre de o“’,ooi ou de o m ,ooo5; et c’est même en en observant deux simultanément dans la première et la seconde position, que l’on jugera que le système est bien plus lumineux dans la i" circonstance que dans la 3% et qu’il est au maximum d’ombre dans la a% tandis qu’il présente un maximum de clarté dans la 4*.
G. Les effets seront les mêmes pour des fils de soie montée, et même de soie grenadine, blancs, noirs ou colorés, disposés parallèlement sur des planchettes noires; et, à plus forte raison, ils seront encore les mêmes pour des fils de soie plate, blancs, noirs ou colorés, disposés de la même manière.
Ainsi, dans la i r ' circonstance, les cylindres de soie apparaîtront éclairés, tandis que dans la a' ils paraîtront ombrés; et parce qu’ils ne réfléchissent spéculairement qu’une très-petite quantité de lumière, relativement à celle qu’ils réfléchissent irrégulièrement, et que, sous ce rapport, ils diffèrent beaucoup des cylindres métalliques de o ID , ooi de diamètre, il en résulte que, dans la 3' circonstance, faute de réfléchir régulièrement cette zone de lumière que montrent les cylindres métalliques, ils paraissent alors bien moins éclairés que dans la 4' circonstance.
Conclusion. Pour les cylindres de soie, la a' circonstance présente évidemment le minimum de lumière