‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 105 sur 250 · I. Exceptions: Choéphores, 30G-478; Prométhée · texte numérisé non relu

I. Exceptions: Choéphores, 30G-478; Prométhée

3. Les Commoi à trois acteur» sont très rares. Je n'en connais que deux, qui se trouvent l'un et l'autre dans Sophocle: Electre, 1407-1441. et Œdipe-Roi, 649-696. 3. Antigone, 806 sqq.

C'est ici que brille avec le plus d'éclat l'art de Sophocle, qui joint à l'harmonie intime des pensées l'harmonie de la forme extérieure. L'une n'est pas moins parfaite que l'autre, et toutes deux se font valoir mutuellement.

Ce gracieux équihbre est encore une fois rompu dans Euripide. L'acteur, à cause des émotions même qu'il se plaît à produire sur le public, ne veut plus obéjir aux lois de la composition lyrique ; il les dédaigne parce qu'il n'en comprend pas la nécessité; il exige une liberté sans limites ; il ne consent plus à ce que l'expression des douleurs scéniques soit divisée en parties égales. Cette prétention, légitime en soi, finit par être satisfaite. Fier de ses droits nouveaux, il ne tarde pas à en abuser. Ses cris se changent en roulades; ses sanglots, en trilles. Il arrive à préférer les difficultés d'exécution, qui forçaient les applaudissements, à la simplicité des plaintes qui tiraient les larmes. On sent trop dès lors que le poète se désintéresse des paroles qu'il lui fait chanter : il semble qu'il ait écrit un livret d'opéra moderne. Rien n'est plus misérable que ces lamentations d'Hélène » :

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