Guêpes
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les choreiites dans celte pièce faisaient leur entrée sur le XoYeîcv».
Plutarque ne connaissait guère les questions scéniques. Comme tous les auteurs de l'antiquité, il citait de mémoire, et comme beaucoup de modernes, il ne se donnait pas la peine de vérifier ses citations. Il ne faut pas s'arrêter à son témoignage.
Je crois donc que la Parodos » est le premier chant du chœur, dès son entrée dans le théâtre, qu'il soit sur la scène ou dans l'orchestre. Quelquefois il élevait la voix en arrivant, quelquefois après son défilé. Dans le premier cas, le mot Parodos est justement employé; dans le second, on ne s'en sert que par extension. Cette partie lyrique pouvait être divisée entre le coryphée et ses choreutes, entre des choreutes isolés, entre des choreutes et des acteurs. Parfois aussi les strophes étaient chantées à l'unisson, comme celles d'un Stasimon.
(i) Aristote n'a pas fait mention de l'Epiparodos, probablement à cause de sa rareté. C'était un second défilé, et en même temps un second chant du chœur, quand il revenait dans le théâtre, après l'avoir quitté^. R. Westphal^ s'est donc trompé en prétendant que c'était le second chœur de la tragédie, exécuté dans l'orchestre, si le premier l'avait été sur la scène. Le lieu importe peu. La seconde Parodos, aussi bien que la première, pouvait être entendue par les spectateurs, quand les choreutes étaient sur le X^ysTov.
L'une et l'autre étaient attribuées au même chœur. Les trois textes édités par l'auteur des Prolégomènes contiennent chacun une erreur 5. Je ne connais pas de tragédies où l'on ait employé deux troupes différentes de choreutes, en donnant un rôle aussi important à l'une qu'à l'autre. Quand, par exception, le poète se servait d'un double chœur 6,