Oreste, i4o
6. Onomasticon, IV, 108. Comparer le scholiaste d'Héphestion, aux mots cv xaî; Tcapoôoiç, p. 2 23 des Scriptores metrici de Westphal.
PAUTIES LYRIQUES DE LA TRAGEDIE GRECQUE. 7
défilé Le second sens est né du premier. Le mouvement a donné son nom au chant pendant lequel il s'accomplissait. Ainsi s'expliquent du reste presque tous les noms des parties constitutives des poèmes
dramatiques. ti ^«f
Les anciens ne se sont pas bornés à nous définir la Parodos. Ils ont encore indiqué ce que les poètes devaient y mettre. Il faut d après V Argument des Perses; que le chœur motive son arrivée dans le théâtre et la Parodos des Phéniciennes est citée comme modèle. C est une des choses que doit dire le chœur, pour sauvegarder la vraisemblance. Chez Euripide, ce prétexte fort sage est assez souvent viole.
Ces mêmes anciens ont enfin, à tort ou à raison, énumere quelques exemples de Parodoi. Leur opinion concorde avec la nôtre pour les deux Electre', VOreste et les Phéniciennes, mais PlutarqueS dans un passage connu, appelle Parodos le fameux Stasimon de XŒdjea Colone, où Sophocle fait l'éloge du pays où il naquit. G. Herm nn, Reisig. Boeckh, 0. Mûller^ n'ont pas osé aller contre son sentiment. Ce dernier pourtant voyait bien que cette partie lyrique navait pas le caractère habituel aux chants du défilé choral. Aussi pretendait-il, en essayant de concilier sa déférence avec ses scrupules, que ce drame contenait deux Parodoi : l'une, où les choreutes défilaient un a un • l'autre, qui ressemblait à un Stasimon. Ce subterfuge ne satisfait
^'TTBergkB a bien vu que la scène étant faite pour les acteurs, et l'orchestre pour les choreutes. quelques-uns, et Plutarque est de ce nombre, croyaient que le second chant du chœur dans lorchestre était la véritable Parodos, quand le défilé, comme celui de 1 Œdipe
Colone, avait lieu sur la scène.
Cette opinion était isolée. Le scholiaste d'Aristophane appelle Stasimon le second morceau lyrique du Prométhée^. S'il avait eu les mêmes idées que Plutarque, il aurait dû y voir une Parodos, puisque
X Voir l'édition Wecklein-Viielli. Ce passage, il est vrai, paraît inséré à t rO^ôoL" et Blomfield a eu raison de l'en retirer, mais le renseignement garde
sa valeur. - Comparer la scholie de VAntigone, v loo. sintenis, voI.H.P.SqS.
a.Schol.Sop.Efedre,v.i2i.-Plutarque,Lysa.dr.X^^^^^^^^ .P
3. An seni respablica gerenda sit, 786, 7 sqq-, edit. Bernadakis, Teubner. 159 U. Gr. Lia., n, p. 7-, et p. 897 de la traduction française.