Cf. Œdipe à Colone, 833-43 = 876-80. Supra, p. i
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LES COMMOI. 1^9
l'altération est plus profonde. Voici comme il semble que Nauck la nonstruise :
construise :
HÉRACUDES : 73 — 1 10.
Chœur.
lolaos.
Chœur (lacune d'un trim.), lolaos.
Chœur.
lolaos.
Chœur.
lolaos.
Chœur.
lolaos.
Chœur.
lolaos. Coprée.
Chœur.
Coprée.
Chœur.
Coprée.
Ce schème est faux, pour une raison qui prime les autres : si dans la seconde Syzygie: g. B. ^'.B' la suite des personnages est pour la partie slrophique : Chœur, lolaos. Chœur, elle ne peut être pour l'antislrophiquc: lolaos, Coprée, Chœur*.
Est-ce à dire que cette Parodos soit à::oA6X'j;jivr<? On serait tenté de le croire si l'on n'examinait que le commencement de ses deux moitiés ; mais l'alternance presque complète des deux trimètres et l'équilibre absolu des dochmiaques empêchent d'avoir recours à cet expédient. D'ailleurs les Iléraclides sont une des anciennes tragédies d'Euripide. On en place généralement la date entre 43o et 425. A celte époque, la forme libre n'était usitée que par exception.
Je crois qu'il faut d'abord reconstituer, du moins dans ses traits
I. Elle devrait être : lolaos, Coprée, lolaos. Or, le vers 77 appartient nécessairement au chœur; cf. le schème de V Œdipe-Roi, 649-696: A: Chœur, Œdipe, Chœur. — a: Œdipe, Chœur, Œdipe. — A' : Chœur, Jocaste, Chœur. — a' : Jocaste^ Chœur, Jocasle,
FORMES LYRIQUES DE L.V TRAGEDIE GRECQUE
généraux, la mise en scène de celle partie lyrique, pour en comprendre la forme. lolaos, prolecleur des enfants mâles d'Héraclès, vient d'être maltraité par Coprée, héraut d'Euryslliéc. Le vieillard, tombé aux pieds de Zeus àyopaTc;, appelle au secours. Le chœur, composé de vieillards de Marathon, se hâte d'accourir. La Parodos des Héraclides se jouait donc sur la scène*. L'un des parastates, aussitôt qu'il peut être aperçu par les spectateurs, élève la voix : u Eh bien ! eh bien ! dit-il, quel est ce cri qui vient de retentir près de l'autel? Quel malheur nous présage -t-il? »
"Ea, ÏJ.' Ttç y; gsYj g(i);jLSÎ> zsXa; £jTY;y.î; îTOiav ffuj^.95pàv Sei^et Ta/a; »
A ce moment, tout le chœur entoure lolaos, et le coryphée, s'adrcssant aux quatorze choreutcs, chante: w Voyez ce faible vieillard renversé sur le sol, l'infortuné ! »
IceTC TGV yepcvT ajJiaAcv e-'. T£5to L'autre parastate interroge alors la victime étendue à terre :
Ainsi réquihbrc lyrique ne commence qu'au vers 76, et les trois dochmiaques ne doivent pas être attribués à lolaos mais au chef du chœur. Dans tout le reste de la tragédie, aucun des acteurs ne chante une seule syllabe. Il serait donc étrange que ces deux vers seuls fussent attribués à l'un d'entre eux.
Si maintenant, comme l'a très bien vu A. KirchholT^, on a soin de réduire les vers 97, 8, en un seul, que voici :
on trouve la disposition suivante :