‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 147 sur 250 · Oreste. Electre. Chœur 456-6o · texte numérisé non relu

Oreste. Electre. Chœur 456-6o

K : Les mêmes à l'unisson 466-70

Finale anapestique : Coryphée 476-78

I . Prélude de trois systèmes, de chacun trois éléments. — Première partie : A A' : glyconiques et phérécratéens. — B B' : on commence par des iambes, puis viennent deux logaèdes, quatre xùXa ioniques avec anaclase, et l'on finit par un glyconique. Cette strophe est très mélangée. — l' r' : str. logaédiqucs et iambiqucs, mais 349, 50 = 367,8 forment un tétramètre bacchiaque. — A A': le commencement est daclylique et l'on passe aux logaédiques par un élément iambique. Point de difficulté, si avec Hermann on allonge la première syllabe de Ôai^aç. — EE': une hexapodie iambique, quatre phérécratéens, un trimètre bacchiaque, qui n'a pas son correspondant dans l'antistrophe ; ce qui suit est corrompu dans les deux strophes. — aa': système de cinq éléments. — p : neuf éléments anapestiques répartis en deux sys-

Le grand thrène de ÏAgamemnon, dont j'ai expliqué plus haut l'économie S n'atteint pas, comme on le voit, à une semblable complication, puisqu'il est composé en entier dans un seul et même style. Ici, par une progression consciente, le poète, après de savants détours, aboutit à la forme lyrique la plus expressive. En effet, la première partie de son Commos doit être regardée comme l'exemple le plus parfait de construction mésodique que l'antiquité nous ait laissé; la seconde est palinodique ^ ; la dernière enfin se rapproche du Stasimon, puisque l'orchestre et la scène, ce qui est extrêmement rare, paraissent chanter à l'unisson la dernière couple de strophes.

On sait que la péricope mésodique la plus simple comprenait trois éléments :

Eschyle a commencé par répéter quatre fois ce groupement initial ;

ABA'. TBl'.AEA'.ZEZ'.

Il aurait pu laisser les quatre triades sans les réunir entre elles, mais comme il aime, au contraire, que les formes lyriques de ses tragédies soient disposées dans un ordre harmonieux, il a adroitement accouplé les mésodes de ces péricopes:

ihmcs. — Deuxième partie: H H', 00': le rythme change, toutes ces strophes sont iambiqucs. — Troisième partie: II' : str. iambiqucs, dont laciausule est formée par un phérécratécn. — KK' : strophes logaédiqucs, terminées par deux glyconiques.

Pour la scansion de tout ce thrène, cf. R. et W., p. 68^-0, p. 274-5. Comparez Schmidl, Eurhythmie, p. 2i4 sqq. — La construction mésodique de la première partie de ce Commos nous est garantie non seulement par l'équilibre rythmique, mais encore par la répétition aux mômes endroits des strophes et antistrophes, de mots identiques ou de syllables de pareille consonance. A A' : ôfiotwç, 320 = 337. — rr' : 'jtc', 345 = utcô 3C3; iratTEp, 346 = 364.— AA' : ZeO ZsO, 382 = 920 çîO, 3g6. — Les deux mésodes anapestiques secondaires a a' commencent par à>.X' et àX>.â. — Cf.G. Jacob, De aeqaali stropharum et antistropharum in tragoediae graecae canticis con formations. Diss. Berolini, 1866, p. 12 sqq. Consulter aussi le Philologus, XXXIl, p. 729 sqq., art. de Wecklcin.

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