‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 158 sur 250 · Deuxième partie : alloiostrophique · texte numérisé non relu

Deuxième partie : alloiostrophique

Y : Electre.

A: — 5: — E : Coryphée.

Hélène. Premier et deuxième Parastates.

Electre.

î; : Hélène.

H : Electre.

La constitution de la première moitié de ce Commos ne présente aucune difficulté. La symétrie en est parfaite, sauf au vers 1288, qui doit appartenir au coryphée \ Dans les antistrophes, les diff'érents personnages ne se remplacent pas l'un l'autre. Euripide n'aime guère ce raffinement. Quant à l'autre partie, c'est encore un |j.éXoî àTuoAeXujxsvcv.-

, Pour la scansion, on peut suivre Schmidl, qui s'écarte assez peu du texte de Weil. Les x6ixHtat« lyriques sont le plus souvent dochmiaques. - Les épirrhèmes e antépirrhèmes a : i25,,2; p: 1268-60; a': 1271,2; p' : 1278-80 sont de deux et de trois vers. Cette inégalité est parfaitement régulière. , , , »^ • •. ,

2. Voir la correclion proposée par H. Weil, Observations sur des textes dEuripuk et d'Eschyle {Revue de Philologie, juillet 1894, p. 209).

LES COMMOI.

Oreste et Pylade sont entrés dans le palais des Atrides, pour tuer Hélène. Electre reste seule sur le théâtre. Elle doit, selon l'ordre de son frère, empêcher que personne ne vienne porter secours à Clytemnestre». Elle ordonne donc au chœur de se diviser en deux parties, qui, chacune de leur côté, iront occuper les issues de l'orchestre. Ainsi personne ne pourra entrer dans le palais.

On sait que le théâtre de Dionysos est sensiblement orienté du nord au sud. L'Acropole protégeait les spectateurs assis sur ses flancs contre les vents froids du nord. La scène et les constructions avoisinantes étaient situées au midi. Les deux entrées par lesquelles on accédait dans l'orchestre, les Parodoi, regardaient donc, l'une vers Test, l'autre vers l'ouest a. Quand les deux parastates ont gagné le poste qui leur est assigné, ils ont soin d'en avertir l'acteur. L'un est exposé aux rayons du soleil levant, 7:pb<; y;Xioj PoXa;3^ l'autre est au couchant, iz^cq eaicépav.

Le coryphée restait probablement au milieu de l'orchestre. 11 faisait face à la scène. Il croit un moment qu'un inconnu, quelque paysan, se dirige vers le palais 4. Electre, avec l'aflblement hâtif des héros euri- . pidéens, se voit déjà perdue, elle et son frère. Ce n'est qu'une fausse alerte. Rassurée, elle demande aux parastates s'ils n'aperçoivent rien de suspect; ceux-ci déclarent que tout est tranquille pour l'instant.

Cette première partie est antistrophique. Les deux chefs des demi-chœurs qui s'éloignent en sens inverse ont soin que leurs vers se fassent équilibre, parce que la symétrie des mouvements orchestiques est toujours accusée par celle des strophes. L'alerte donnée par

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