‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 195 sur 250 · trimètre iambique · texte numérisé non relu

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meilleur » . Celle-ci répond que le naufrage qui les a réunis est un heureux naufrage. Ils ont été, il est vrai, séparés fun de f autre pendant longtemps, mais elle souhaite que le bonheur ne soit pas encore fini pour elle^. Ménélas forme sans grande chaleur le même vœu pour sa femme et pour lui 3, car l'un ne peut être malheureux sans fautre.

Hélène, pour la seconde fois, s'adresse au chœur : son époux est revenu 4. Peut-être que la vue de la joie de ses amies réconfortera l'âme de Ménélas et chassera la tristesse dont elle est pleine. Celui-ci rappelle avec dépit 5 combien il lui a fallu d'années pour comprendre que la déesse se jouait de lui. Cependant il s'attendrit à son tour 6. Ses épreuves sont passées. Il pleure, et il avoue que ses larmes ont pour lui moins d'amertume que de douceur. Le souvenir de cette duperie extraordinaire réagit à son tour sur Hélène 7. Elle pense un instant à ses longs jours de veuvage; elle n'espérait plus retrouver son mari. Ménélas n'espérait plus retrouver Hélène 8.

Viennent alors les questions qui commencent la seconde partie de ce Duo 9. — Homère, avec la libre chasteté des grands poètes, nous a montré Ulysse et Pénélope, après la scène de reconnaissance, se charmant par leurs mutuels récits, avant de se livrer au bienfaisant sommeil *®. La situation des héros d'Euripide est presque la même. Ménélas veut apprendre comment Hélène a pu être transportée de Sparte en Egypte ;

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Celle-ci ne répond qu'avec hésitation : sans doute elle est sûre de parler à son mari, mais elle est pleine de circonspection, comme Pénélope, et son aventure est si étrange qu'elle n'aime guère à la raconter. Tout

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