‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 218 sur 250 · nep\ opxVc(<>C · texte numérisé non relu

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LES MONODIES

GENRE MIXTE

On a vu que dans un certain type de Commos d'ailleurs assez rare, les poètes avaient juxtaposé, non sans dessein, les deux genres antistrophique et astrophique ^ Pareil mélange se retrouve deux fois dans les Solos d'acteurs. La construction antistrophique est placée avant l'autre.

Ion : 82 — 183.

A.— BB'.— r.A.E.Z.H.e: lon^

Ce Chant est fort long. Il comprend trois parties principales. La première est écrite en anapestes ordinaires. La seconde est antistrophique. La troisième est asymétrique. Cette succession de formes différentes, déconcertante au premier abord, nous offre un exemple remarquable de l'art adroit avec lequel Euripide sut parfois accommoder à des besoins nouveaux les formes traditionnelles du lyrisme choral. Ajoutons aussi que «la grâce ingénue du jeune prêtre» 3 qui chante la Monodie, et les charmants détails dont elle est parsemée, en font un des morceaux les plus réussis et les plus attachants du

drame.

L'entrée en scène de l'adolescent qui portera plus tard le nom d'Ion a été préparée avec soin dans le Prologue d'Hermès. Les spectateurs sont déjà instruits du secret de sa naissance. Ils savent comment il a été élevé. Ils sont disposés à l'écouter avec attention.

Il apparaît sur le seuil du temple à l'ombre duquel il a grandi. Il tient en ses mains des branches de laurier. Il marche lentement sur

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