‹ Théorie des formes lyriques de la tragédie grecque [microform]Chapitre 226 sur 250 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

nos éditions sans aucune coupe, étaient en réalité chantées à la scène avec des repos. Je m'efforcerai de les retrouver. On peut croire que pendant les temps de silence l'instrumentiste continuait de jouer.

HipPOLYTE : i347 — 1388«.

Thésée et Arlémis sont en scène. Le chef du chœur annonce l'arrivée d'IIippolyte. Le malheureux s'avance soutenu par ses serviteurs, auxquels il ordonne de marcher en mesure. Son corps u'est plus qu'une plaie, et le moindre faux mouvement lui arrache rïes cris. La première moitié de sa Monodie est anapestique. Il est inutile de remarquer que ces systèmes sont légitimes, puisqu'ils accompagnent la marche du protagoniste.

Arrivé au milieu du Xo-^sXo'f, Ilippolyte se tait un instant. Le poète aurait pu intercaler ici un monomètre ou un distique du coryphée, comme dans le Solo de Polymestor. C'est à nous de le sous-enlendre, pour ainsi dire. Bientôt l'infortuné sent redoubler ses douleurs. Il reprend son chant, en ayant soin de changer de rythme : les éléments dochmiaques, bacchiaques, iambiques, logaédiques se suivent en désordre, pour exprimer le trouble où le jettent ses souffrances. V Ilippolyte appartient à une époque où la métrique est encore d'une merveilleuse précision.

Héclbe: 59 — 97 3.

Dans une sorte de prélude a la description des craintes dont son âme est assaillie, Ilécube exhorte d'abord ses compagnes à conduire et à guider ses pas 3. — Suit un silence, après lequel elle dit qu'un songe l'inquiète : la vie de Polydore et de Polyxène lui paraît menacée. Elle supplie les dieux de lui conserver au moins son fils, son dernier

I. Texte de H. Wcil. — 1347-1369 : anapestes ordinaires, cependant i36i, 2 sont des lélrapodics daclyliques. Dans la seconde partie : 1370-1 388, les anapestes dominent encore, mais 1372 et i384 sont des monomctres dochmiaques, et 1887 un dimctre du même rythme. i38o: baccliiaquc. 1379, i383, 1 388 : cùla iambiques. i38i et 85 sont logaédiques. Cf. R. et W., p. i65 sqq., en tenant compte des difTcrences de texte.

3. Texte de H. Weil. Cette Monodie est écrite en systèmes anapcstiques, mais les vers 74, 5, 90, 91 sont des lioxamètres daclyliques. Sur les hexamètres dans les Monodies, voir supra, p. 266. — Lucien, dans son Ttsp'i op)(r,«Tcti);, 27, fait peul-t'lro ullusloii à ce morceau.

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