Ilécube
LES MONODIES
espoir'. Cependant elle ne peut s'empêcher de conclure qu'il va lui arriver quelque malheur: ,
ff y
C'est qu'elle a réfléchi, après sa prière, sur la nature des appréhensions qui la font frissonner. Dans d'autres Monodies, ces anapestes auraient pu être précédés par un épirrhème, mais le chœur, en cet instant, n'est pas encore arrivé dans l'orchestre.
Ion: 859 — 922 3.
Il est impossible de trouver ici avec Nauck une proôde, une couple de strophes et une épode (A. BB'. T.). J'ai déjà remarqué que des vers identiques sont souvent disséminés dans les parties lyriques des tragédies d'Euripide, sans que l'on soit en droit de conclure que ces parties elles-mêmes soient antistrophiques.
Ce Chant débute par une sorte de monologue où Creuse, comme un personnage moderne, analyse la douleur dont déborde son âme. Tout son mal vient d'Apollon. Après de longues hésitations, elle se décide à raconter le viol dont elle a été victime.
La description qu'elle en fait est très colorée. Point de détails inutiles, une précision lumineuse ; l'effet est saisissant: «Tu es venu à moi, dit-elle, dans le rayonnement de ta chevelure d'or, fils de Latone, lorsque je cueillais, pour en remplir les plis de ma robe et en parer ma beauté, une brillante moisson de fleurs^. Tu me saisis par