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Cf. le récit que fait Hélène de son enlèvement par Hermès :
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UéVene, Parodos, 244-S.
LES MONODIES
mes blanches mains, et tandis que j'appelais à grands cris ma mère, lu m'entraînas au fond d'un antre, où tu me fis violence, dieu sans pudeur, possédé de la fureur de Cypris i. »
Puis, elle raconte les suites du viol, la naissance clandestine de son enfant, son abandon dans la grotte même où il fut engendré. Des oiseaux de proie l'auront mis en pièces, et cependant Apollon continue à chanter des Péans.
Voilà les deux parties capitales de la Monodie. Le reste n'est qu'une longue malédiction du dieu qui a perdu l'infortunée.
TR0YENî»iES : 98 — l52 ».
Ce nouveau Solo d'Hécube est divisé en quatre parties, que l'acteur devait séparer les unes des autres, par des pauses beaucoup plus longues que celles des parémiaques ou des monomètres anapestiques contenus dans le texte.
Au commencement, Hécube, couchée sur la scène, s'exhorte ellemême à la résignation. Troie a succombé; il faut céder au courant de la fortune 3. — Mais par une transition logique, l'idée du malheur où se trouve la vieille reine lui rappelle le bonheur qu'elle a perdue, et elle décrit d'une façon assez singuHèrc, l'impression que font sur elle les calamités présentes 5, — qui sont causées par l'expédition victorieuse des Grecs contre son pays. L'arrivée de la flollc ennemie est peinte en quelques traits pris sur le vif : Hélène a été la cause de tous ces maux 6. — Hécube finit par un retour sur elle-même et sur son esclavage. Sa voix n'est plus maintenant qu'un cri d'oiseau plaintif qui appelle ses petits (c'est-à-dire le chœur des Troyennes), et ce n'est